Cela n'est pas un sondage IFOP
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Récit érotique écrit par Cher Tamis [→ Accès à sa fiche auteur]
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Cela n'est pas un sondage IFOP
Cette histoire est une pure fiction !
Résumé: Un plaisantin fait courir le bruit d’un sondage sur le plus beau cul de son entreprise.
Les effets seront multiples et inattendus.
___________________
L’idée était venue d’un salarié de l’entreprise, demeuré anonyme. Il avait fait courir le bruit d’un sondage «occulte» particulièrement sexiste.
«Qui a le plus beau cul de la boîte ?» L’entreprise en question étant composée à peu près pour moitié moitié d’hommes et de femmes, tout le monde avait bien compris que c’étaient celles-ci qui étaient visées. Succès immédiat. Rapidement, les noms des sélectionnées avaient circulé à la machine à café, à la cafétéria et dans des Post its détournés, passés de mains en mains. Le clan féministe s’était évidemment révolté.
La DRH avait été saisi mais les choses devinrent alors très compliquées. D’abord, il était difficile d’intervenir sur une initiative certes déplorable mais parfaitement officieuse et sans conséquences a priori sur la bonne marche de l’entreprise.
Mais surtout, il se trouva que la dame en tête du classement était précisément la DRH.
Elle s’appelait Élise, avait la trentaine, était considérée unanimement comme jolie avec de beaux yeux émeraude, des cheveux châtain lui tombant sur les épaules, portait fièrement de petits seins agressifs et était surtout dotée d’une croupe majestueuse, ni trop grosse, ni trop mince pour son corps menu mais avec une cambrure tellement marquée qu’on ne voyait qu’elle lorsqu’elle déambulait dans les couloirs.
Comme par hasard, elle portait souvent des pantalons ajustés qui accentuaient le mouvement de ses globes, réellement fascinants. Elle savait depuis belle lurette que son potentiel érotique se trouvait là et ne voyait pas pourquoi elle n’en tiendrait pas compte, d’autant qu’elle se trouvait en instance de divorce pour s’être trop consacrée à son boulot (point de vue de son future "ex") et donc plutôt en recherche de mâle pour assouvir des besoins sexuels conformes à son âge.
On comprendra donc pourquoi ce sondage officieux ne lui avait pas fait de peine, même si elle n’était pas désireuse de frayer avec des gens de la boîte, mais c’est toujours ce qu’on dit…
Par ailleurs, "last but not least", la directrice générale, une quinquagénaire un peu enveloppée mais pimpante, figurait dans le top 5, ce qui amenuisait quelque peu la réaction hiérarchique, purement formelle.
«Si elle avait été classée au-delà de la dixième place, elle aurait sûrement réagi différemment !», grinça la leader des offusquées, une maigrichonne asexuée, revêche et syndicaliste, reléguée à une symbolique dernière place.
La DRH était toutefois en ballottage avec une comptable prénommée Corinne qui lui ressemblait assez peu. Grande (1m77), fausse blonde aux cheveux mi-longs qu’elle rassemblait parfois en chignon, on disait qu’elle avait été reine de beauté dans sa jeunesse.
Il est vrai que son corps parfaitement équilibré était celui d’une déesse avec des seins lourds et bien accrochés et un fessier harmonieux, bombé sans excès, assez large, surmontant de longues jambes fuselées.
Elle avait l’habitude de mouler sa croupe dans des pantalons de coton à bandes latérales, tellement près du corps qu’on pouvait deviner les attaches de son string immuable. Son cul de Vénus hypnotisait littéralement l’élément mâle mais face à la trentenaire Élise, elle portait un lourd handicap : elle avait 51 ans.
L’affaire prit cependant une tournure un peu malsaine. La direction des ressources humaines étant un poste très exposé, des rumeurs malveillantes coururent sur les causes du prochain divorce d’Élise. On parla d’adultère, sans preuve.
Mais c’est surtout la comptable qui était visée. Divorcée depuis cinq ans, elle n’avait jamais fait mystère de sa vie libertine, au demeurant commencée avec son ex, ce qui n’avait pas été pour rien, selon elle, sur les causes de son divorce. «Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse», résumait la comptable, évoquant à demi-mot des parties carrées un peu trop bien réussies.
De surcroît, son physique avantageux lui avait valu les hommages directs de certains mâles en couple avec des femmes de l’entreprise, ce qui laisse forcément des traces.
Voilà pourquoi ces rumeurs malveillantes émanaient le plus souvent de femmes, qu’elles figurent ou non dans le classement, là n’était pas la question.
Placées en première ligne à leur corps défendant (après tout, elles n’avaient rien demandé), Élise et Corinne se rapprochèrent. Pas question de jouer le jeu de cette compétition fallacieuse. Elles se connaissaient pourtant assez peu mais il s’était institué entre elles une sorte de solidarité de beaux culs malmenés par la médisance.
Elles déjeunèrent ensemble, sortirent ensemble (ce qui était plus facile pour Corinne que pour Élise, contrainte à la garde alternée de ses deux enfants) et finirent même par se laisser raccompagner un soir après être sortie en boîte par deux danseurs souples et minces d’une vingtaine d’années qui leur firent les honneurs de leur queue dans le même plumard, celui de la comptable.
Rien de tel qu’une bonne baise côte à côte et d’orgasmes simultanés pour créer des liens. Élise et Corinne ne se quittèrent plus.
Cependant, l’idée de donner une petite leçon aux machos de la boîte leur était venue à l’esprit. C’est Corinne qui eut l’idée.
«Pourquoi on ne ferait pas courir le bruit d’un sondage non sur le cul des hommes de la boîte, ça ferait un peu copier-coller, mais sur leur queue en érection moyennant photos ?»
La première réaction d’Élise fut d’éclater de rire :
— Tu n’es pas sérieuse ? Jamais ils n’oseront, ce serait trop désavantageux pour eux. En tout cas, vu ma position, je ne veux rien en savoir, ce serait trop dangereux pour moi.
— Rassure-toi, tu seras hors du coup. Et je te parie que certains oseront tellement ils sont fiers de leur bite. Ce seraient des photos anonymes avec juste un numéro. Laisse-moi faire, je m’en occupe.
La comptable fit courir le bruit de ce sondage à la machine à café, là où se font et se défont les réputations, en particulier auprès des femmes qui accueillirent l’initiative avec joie. Les hommes présents riaient jaune, pronostiquant un fiasco mais reconnaissant que c’était une réponse savoureuse au sondage des culs féminins, d’ailleurs toujours en cours.
Tout changea quand une première photo circula, qui obtint le numéro un. C’était incontestablement une belle queue, légèrement incurvée, surmontant une paire de couilles bien pleines. Cette photo passa de mains en mains, assortie de nombreux commentaires, en particulier féminins. On évaluait la longueur et l’épaisseur et la plupart des femmes non coincées (il y en avait quand même) reconnurent qu’elles lui auraient bien fait les honneurs de leur bouche, voire le reste. Corinne était évidemment du nombre avec une certaine Marjorie, petite brune délurée d’une bonne quarantaine d’années, documentaliste, qui n’avait pas fait ombrage de sa troisième position dans le classement des culs et de son élimination de la finale à laquelle elle pouvait prétendre avec sa croupe vraiment spectaculaire.
Elle avait osé dire qu’elle se serait volontiers fait sodomiser par ce chibre, et ce fut alors la ruée des photos.
Plusieurs bites en érection circulèrent, assorties de numéros parfois fantaisistes, comme celle répertoriée «69» ou une autre «1001» telle que les nuits orientales.
Toutes finirent par échouer sur le bureau de la DRH et par conséquent sur celle de la directrice générale.
Celle-ci prit la précaution de juger en esthète et non dans la potentialité de plaisir à laquelle la plupart des femmes se référaient, sauf évidemment le clan ultra féministe, aussi scandalisé que par les culs féminins. Un classement finit par se faire jour et la photo numéro six se détacha.
C’était effectivement une très belle queue, qu’on aurait pu voir extraite d’une bande dessinée érotique. D’une rigidité incontestable avec un gland proéminent, d’une épaisseur évidente, elle était évaluée à vue de nez à plus de vingt centimètres de longueur, ce qui constitue pour une femme normalement constituée, ayant déjà connu l’accouchement, une promesse de visites approfondies génératrices de plaisirs inédits.
Telle était du moins l’opinion des amatrices de grand format qui sont plus nombreuses qu’on veut bien le dire.
Évidemment, les esprits chagrins, surtout masculins, faisaient valoir que la longueur est une chose, l’art de s’en servir en est une autre, ce qui n’est pas faux.
Mais les femmes un peu délurées (oui, il y en avait) faisaient valoir que ce n’était pas le sujet. Une belle queue reste une belle queue et tout laissait penser qu’un mâle doté d’un appendice aussi généreux mettrait un point d’honneur à régaler sa cible, forcément bien ouverte et accueillante.
Restait LA question :
Qui était ce numéro six ?
Il restait très discret, bien qu’évidemment averti de l’enthousiasme féminin suscité par son membre viril. On le supposa donc marié, ce qui accentua le désir de le connaître. Certaines fans avouèrent en privé qu’elles s’étaient masturbées dans le lit conjugal en pensant à lui. La photo avait d’ailleurs fait l’objet de duplications à la photocopieuse, détournée de son objectif.
Élise et Corinne étaient d’ores et déjà vengées. Plus personne ne faisait état de leurs frasques passées. Le sondage sur leur croupe, finalement conclu par un match nul, sortit des débats internes au profit des queues. Le but était atteint.
Pour autant, la DRH et la comptable n’étaient pas les dernières à vouloir connaître l’identité du Rocco Sifredi de la boîte.
L’enquête piétinait, ce que déplora la directrice générale, tout aussi curieuse.
Comment faire sortir l’oiseau du nid, si on peut dire ?
Dans le même temps, il avait été noté une recrudescence des amours adultères au sein de l’entreprise, comme si certaines dames voulaient «vérifier».
Marjorie, la documentaliste, célibataire, avait avoué à Corinne qu’elle avait baisé récemment avec trois mecs, tous mariés ou en couple, mais sans trouver «la» queue.
Corinne elle-même s’était mise au lit avec un cadre qu’elle soupçonnait d’être l’homme idoine. De fait, elle avait reconnu sa queue qui avait été photographiée par l’intéressé, une queue du reste très honorable et d’ailleurs fort active, notamment dans son cul (elle en avait l’habitude), mais non, ce n’était pas elle.
La directrice générale, avertie que son salariat versait de plus en plus dans la débauche et l’adultère, commença à s’inquiéter.
«On ne peut pas continuer comme ça, il faut trouver cette bite», dit-elle dans un langage vert qui surprit son auditoire restreint où figurait notamment Élise.
«Notre entreprise ne doit pas être un lupanar», insista-t-elle, espérant que la divulgation du nom du phénomène abolirait tous les fantasmes.
L’idée vint une nouvelle fois de Corinne :
Elle suggéra de faire courir le bruit que la photo était un fake, prise sur quelque site internet, en particulier gay.
Or, rien de pire pour un hétéro de passer pour un homo, surtout s’il est fier de son membre et avoir cette science pour réjouir les dames.
La directrice générale valida l’idée, évidemment tout ce qu’il y avait d’officieuse.
Élise et Corinne se chargèrent de diffuser oralement la rumeur, avec un air entendu qui laissait supposer qu’elles avaient des infos bétonnées.
La perspective d’un canular déçut un peu la gent féminine mais détendit la masculine, surtout celle qui avait souffert de la comparaison. Mais bien sûr, c’était évident, ce n’est pas humain, un engin pareil, etc...
C’est alors qu’une certaine Amandine se manifesta. Cette petite blonde jolie, menue et discrète, mariée et mère de famille, employée au service informatique, qui n’avait jamais fait parler d’elle et n’avait pas particulièrement brillé par son cul dans le sondage, demanda à parler à Élise.
Dans la confidence de son bureau, elle avoua qu’elle avait vu la queue. Et cette queue l’avait même baisée, ce qu’elle n’avoua qu’à demi-mot par peur du scandale.
Mais oui, elle existait bien, elle était payée pour le savoir et mon dieu, ce n’était pas un fake, c’était même une réalité très concrète et elle lui avait procuré un plaisir inouï, dit-elle, le visage rayonnant.
— Elle m’a fait penser à la saucisse de Morteau qu’aime tant mon mari quand je lui fais une p…, euh, une fellation, glissa-t-elle entre ses dents, rougissante.
— Mais ensuite ? Elle n’était pas trop grosse ? Demanda ingénument Élise.
— Ah, si, au début, elle a été un peu longue à rentrer, mais après, oh là là ! dit-elle en gloussant.
— Eh… c’est tout ? Pas ailleurs ?
— Vous voulez dire dans mon c… euh, mon derrière ? Non, il n’a pas voulu me faire mal, il me trouvait trop, ah, étroite.
— Bon, mais alors, qui c’est ?
— Vous me jurez que ça ne viendra pas de moi ?
— Je vous le jure... Mais dites !
— C’est mon collègue de l’informatique. Il y avait longtemps qu’il voulait coucher avec moi mais j’avais toujours dit non. Je ne suis pas du genre à mélanger le travail et le plaisir, vous savez ? Même si je le trouvais mignon avec l’avantage de ne pas être marié. Quand il a dit que c’était lui, la photo, je lui ai ri au nez. Il n’a pas aimé. «Tu veux que je te montre ? Viens avec moi aux toilettes», m’a-t-il dit. Là, je dois reconnaître que la curiosité a été plus forte, et je m’en veux, enfin, un peu. On est entré dans les WC des dames. Je tremblais comme une feuille. Je me suis assise sur la cuvette et je l’ai regardé baisser son pantalon. Alors là, le choc. Jamais je n’aurais cru qu’il dissimulait un tel paquet dans son pantalon, il est vrai toujours assez large. Et encore, il était au repos. Mais son… bref, a commencé à, euh, se redresser et il m’a demandé de le caresser. J’ai d’abord refusé mais il devenait de plus en plus gros, la situation, je pense. Et là, ce fut plus fort que moi, je l’ai prise et, ah, excusez-moi…
— Vous lui avez taillé une pipe ?
— C’est ça. J’ai eu du mal à le faire entrer dans ma bouche mais son gland m’a littéralement électrisée. J’ai fait ce que je fais à mon mari de temps en temps, rien de plus. Sauf que là, j’étais à la limite d’étouffer. Il faut croire que j’ai été convaincante car il a explosé dans ma bouche. C’était comme si on m’avait gavé comme une oie. J’en avais même sur ma robe et dans mes cheveux. Incroyable ! Et il m’a dit : «Alors ? Tu es convaincue maintenant ?» Ah, ça oui, je l’étais. Mais il m’a fait jurer de ne rien dire. Il ne voulait pas d’emm… d’ennuis. Moi non plus, d’ailleurs.
— Et vous avez couché ensemble ensuite ?
— Ah ben oui, à l’hôtel. Il en avait très envie et je l’avoue, moi aussi. Cette, mmmh, fellation, ce n’était qu’une entrée en matière. Je voulais b… enfin, faire l’amour, enfin coucher avec lui pour voir, enfin bref, vous m’avez comprise !
— Et ça s’est produit souvent ?
— Trois fois. J’étais littéralement droguée à sa qu… à son pénis. Car ce n’est pas sa grosseur, enfin, pas seulement, qui me faisait jouir, je tiens à le dire. Il savait très bien s’en servir. Bien mieux que mon mari, hélas. Je ne vous donne pas de détails, mais bon, entre femmes, on se comprend. Mais si je viens tout vous dire, c’est que je veux arrêter. Mon couple est en danger. Il veut vivre avec moi. Évidemment, si j’écoutais mon corps… Mais non, ce n’est pas raisonnable.
— Je ne vous le fais pas dire. Bon, merci pour tout ça, on en reste là. Motus, hein ? Pas un mot aux copines.
— Pas de risque. Et vous allez faire quoi maintenant ?
— Réfléchir... Le cas est particulier. Ce garçon est très bien noté, il fait bien son boulot et on ne peut pas lui reprocher d’avoir un avantage que beaucoup d’hommes n’ont pas. Merci, Amandine, et bonjour chez vous.
Et Élise regarda s’éloigner la charmante petite blonde en se disant que, décidément, les femmes sont imprévisibles. Mais elle l’envia.
*********___________________*********
La directrice générale enregistra avec satisfaction la fin du mystère mais s’étonna que cette queue hors norme appartînt à un homme aussi insignifiant à ses yeux. Et qu’il se soit révélé, d’après les dires de sa collègue, un amant exceptionnel. À force de demander des détails à Élise, celle-ci en conclut que sa patronne était réellement émoustillée par cette affaire. Elle en fut convaincue quand elle lui annonça :
— Bon, ce garçon, il faut l’exfiltrer de la maison car il est devenu trop dangereux pour nos bonnes mœurs. Mais on ne va pas le pénaliser pour autant. On va lui proposer une mutation avec une belle promotion. Il y a justement un poste de directeur informatique qui se libère dans une de nos filiales. Je vais lui expliquer tout ça dans un déjeuner en tête à tête. Vous m’arrangez ça ?
Élise opina du chef. Et quand elle raconta l’entretien à Corinne, celle-ci conclut :
— Il va la baiser, c’est évident. Et nous, on fera tintin... Dommage, j’aurais bien aimé voir cette queue de plus près qu’en photo.
La tension retomba peu à peu dans l’entreprise. À la manière dont la directrice générale frétilla quelques jours plus tard tandis que l’informaticien faisait ses cartons, Élise comprit que sa plantureuse croupe avait eu de la visite.
Elle se consola avec la queue 69 que Corinne lui avait offerte sur un plateau après l’avoir elle-même identifiée et essayée.
C’était celle d’un appariteur assez costaud, friand du tête-bêche, d’où son pseudo. Il éjacula dans sa bouche tandis qu’elle le pompait à plat ventre sur lui, ce qui obligea le couple provisoire à une longue pause avant de passer aux phases suivantes.
Mais ce sont là les aléas des ébats globalement réussis.
La morale de l’histoire, (s’il y en a une), est qu’elle rapprocha beaucoup de salarié(e)s de cette entreprise. Au fond, l’initiateur du sondage sur les beaux culs avait bien travaillé pour son employeur et favorisé une promotion qui, en d’autres lieux, aurait pris beaucoup plus de temps.
A bientôt pour une autre story !
Résumé: Un plaisantin fait courir le bruit d’un sondage sur le plus beau cul de son entreprise.
Les effets seront multiples et inattendus.
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L’idée était venue d’un salarié de l’entreprise, demeuré anonyme. Il avait fait courir le bruit d’un sondage «occulte» particulièrement sexiste.
«Qui a le plus beau cul de la boîte ?» L’entreprise en question étant composée à peu près pour moitié moitié d’hommes et de femmes, tout le monde avait bien compris que c’étaient celles-ci qui étaient visées. Succès immédiat. Rapidement, les noms des sélectionnées avaient circulé à la machine à café, à la cafétéria et dans des Post its détournés, passés de mains en mains. Le clan féministe s’était évidemment révolté.
La DRH avait été saisi mais les choses devinrent alors très compliquées. D’abord, il était difficile d’intervenir sur une initiative certes déplorable mais parfaitement officieuse et sans conséquences a priori sur la bonne marche de l’entreprise.
Mais surtout, il se trouva que la dame en tête du classement était précisément la DRH.
Elle s’appelait Élise, avait la trentaine, était considérée unanimement comme jolie avec de beaux yeux émeraude, des cheveux châtain lui tombant sur les épaules, portait fièrement de petits seins agressifs et était surtout dotée d’une croupe majestueuse, ni trop grosse, ni trop mince pour son corps menu mais avec une cambrure tellement marquée qu’on ne voyait qu’elle lorsqu’elle déambulait dans les couloirs.
Comme par hasard, elle portait souvent des pantalons ajustés qui accentuaient le mouvement de ses globes, réellement fascinants. Elle savait depuis belle lurette que son potentiel érotique se trouvait là et ne voyait pas pourquoi elle n’en tiendrait pas compte, d’autant qu’elle se trouvait en instance de divorce pour s’être trop consacrée à son boulot (point de vue de son future "ex") et donc plutôt en recherche de mâle pour assouvir des besoins sexuels conformes à son âge.
On comprendra donc pourquoi ce sondage officieux ne lui avait pas fait de peine, même si elle n’était pas désireuse de frayer avec des gens de la boîte, mais c’est toujours ce qu’on dit…
Par ailleurs, "last but not least", la directrice générale, une quinquagénaire un peu enveloppée mais pimpante, figurait dans le top 5, ce qui amenuisait quelque peu la réaction hiérarchique, purement formelle.
«Si elle avait été classée au-delà de la dixième place, elle aurait sûrement réagi différemment !», grinça la leader des offusquées, une maigrichonne asexuée, revêche et syndicaliste, reléguée à une symbolique dernière place.
La DRH était toutefois en ballottage avec une comptable prénommée Corinne qui lui ressemblait assez peu. Grande (1m77), fausse blonde aux cheveux mi-longs qu’elle rassemblait parfois en chignon, on disait qu’elle avait été reine de beauté dans sa jeunesse.
Il est vrai que son corps parfaitement équilibré était celui d’une déesse avec des seins lourds et bien accrochés et un fessier harmonieux, bombé sans excès, assez large, surmontant de longues jambes fuselées.
Elle avait l’habitude de mouler sa croupe dans des pantalons de coton à bandes latérales, tellement près du corps qu’on pouvait deviner les attaches de son string immuable. Son cul de Vénus hypnotisait littéralement l’élément mâle mais face à la trentenaire Élise, elle portait un lourd handicap : elle avait 51 ans.
L’affaire prit cependant une tournure un peu malsaine. La direction des ressources humaines étant un poste très exposé, des rumeurs malveillantes coururent sur les causes du prochain divorce d’Élise. On parla d’adultère, sans preuve.
Mais c’est surtout la comptable qui était visée. Divorcée depuis cinq ans, elle n’avait jamais fait mystère de sa vie libertine, au demeurant commencée avec son ex, ce qui n’avait pas été pour rien, selon elle, sur les causes de son divorce. «Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse», résumait la comptable, évoquant à demi-mot des parties carrées un peu trop bien réussies.
De surcroît, son physique avantageux lui avait valu les hommages directs de certains mâles en couple avec des femmes de l’entreprise, ce qui laisse forcément des traces.
Voilà pourquoi ces rumeurs malveillantes émanaient le plus souvent de femmes, qu’elles figurent ou non dans le classement, là n’était pas la question.
Placées en première ligne à leur corps défendant (après tout, elles n’avaient rien demandé), Élise et Corinne se rapprochèrent. Pas question de jouer le jeu de cette compétition fallacieuse. Elles se connaissaient pourtant assez peu mais il s’était institué entre elles une sorte de solidarité de beaux culs malmenés par la médisance.
Elles déjeunèrent ensemble, sortirent ensemble (ce qui était plus facile pour Corinne que pour Élise, contrainte à la garde alternée de ses deux enfants) et finirent même par se laisser raccompagner un soir après être sortie en boîte par deux danseurs souples et minces d’une vingtaine d’années qui leur firent les honneurs de leur queue dans le même plumard, celui de la comptable.
Rien de tel qu’une bonne baise côte à côte et d’orgasmes simultanés pour créer des liens. Élise et Corinne ne se quittèrent plus.
Cependant, l’idée de donner une petite leçon aux machos de la boîte leur était venue à l’esprit. C’est Corinne qui eut l’idée.
«Pourquoi on ne ferait pas courir le bruit d’un sondage non sur le cul des hommes de la boîte, ça ferait un peu copier-coller, mais sur leur queue en érection moyennant photos ?»
La première réaction d’Élise fut d’éclater de rire :
— Tu n’es pas sérieuse ? Jamais ils n’oseront, ce serait trop désavantageux pour eux. En tout cas, vu ma position, je ne veux rien en savoir, ce serait trop dangereux pour moi.
— Rassure-toi, tu seras hors du coup. Et je te parie que certains oseront tellement ils sont fiers de leur bite. Ce seraient des photos anonymes avec juste un numéro. Laisse-moi faire, je m’en occupe.
La comptable fit courir le bruit de ce sondage à la machine à café, là où se font et se défont les réputations, en particulier auprès des femmes qui accueillirent l’initiative avec joie. Les hommes présents riaient jaune, pronostiquant un fiasco mais reconnaissant que c’était une réponse savoureuse au sondage des culs féminins, d’ailleurs toujours en cours.
Tout changea quand une première photo circula, qui obtint le numéro un. C’était incontestablement une belle queue, légèrement incurvée, surmontant une paire de couilles bien pleines. Cette photo passa de mains en mains, assortie de nombreux commentaires, en particulier féminins. On évaluait la longueur et l’épaisseur et la plupart des femmes non coincées (il y en avait quand même) reconnurent qu’elles lui auraient bien fait les honneurs de leur bouche, voire le reste. Corinne était évidemment du nombre avec une certaine Marjorie, petite brune délurée d’une bonne quarantaine d’années, documentaliste, qui n’avait pas fait ombrage de sa troisième position dans le classement des culs et de son élimination de la finale à laquelle elle pouvait prétendre avec sa croupe vraiment spectaculaire.
Elle avait osé dire qu’elle se serait volontiers fait sodomiser par ce chibre, et ce fut alors la ruée des photos.
Plusieurs bites en érection circulèrent, assorties de numéros parfois fantaisistes, comme celle répertoriée «69» ou une autre «1001» telle que les nuits orientales.
Toutes finirent par échouer sur le bureau de la DRH et par conséquent sur celle de la directrice générale.
Celle-ci prit la précaution de juger en esthète et non dans la potentialité de plaisir à laquelle la plupart des femmes se référaient, sauf évidemment le clan ultra féministe, aussi scandalisé que par les culs féminins. Un classement finit par se faire jour et la photo numéro six se détacha.
C’était effectivement une très belle queue, qu’on aurait pu voir extraite d’une bande dessinée érotique. D’une rigidité incontestable avec un gland proéminent, d’une épaisseur évidente, elle était évaluée à vue de nez à plus de vingt centimètres de longueur, ce qui constitue pour une femme normalement constituée, ayant déjà connu l’accouchement, une promesse de visites approfondies génératrices de plaisirs inédits.
Telle était du moins l’opinion des amatrices de grand format qui sont plus nombreuses qu’on veut bien le dire.
Évidemment, les esprits chagrins, surtout masculins, faisaient valoir que la longueur est une chose, l’art de s’en servir en est une autre, ce qui n’est pas faux.
Mais les femmes un peu délurées (oui, il y en avait) faisaient valoir que ce n’était pas le sujet. Une belle queue reste une belle queue et tout laissait penser qu’un mâle doté d’un appendice aussi généreux mettrait un point d’honneur à régaler sa cible, forcément bien ouverte et accueillante.
Restait LA question :
Qui était ce numéro six ?
Il restait très discret, bien qu’évidemment averti de l’enthousiasme féminin suscité par son membre viril. On le supposa donc marié, ce qui accentua le désir de le connaître. Certaines fans avouèrent en privé qu’elles s’étaient masturbées dans le lit conjugal en pensant à lui. La photo avait d’ailleurs fait l’objet de duplications à la photocopieuse, détournée de son objectif.
Élise et Corinne étaient d’ores et déjà vengées. Plus personne ne faisait état de leurs frasques passées. Le sondage sur leur croupe, finalement conclu par un match nul, sortit des débats internes au profit des queues. Le but était atteint.
Pour autant, la DRH et la comptable n’étaient pas les dernières à vouloir connaître l’identité du Rocco Sifredi de la boîte.
L’enquête piétinait, ce que déplora la directrice générale, tout aussi curieuse.
Comment faire sortir l’oiseau du nid, si on peut dire ?
Dans le même temps, il avait été noté une recrudescence des amours adultères au sein de l’entreprise, comme si certaines dames voulaient «vérifier».
Marjorie, la documentaliste, célibataire, avait avoué à Corinne qu’elle avait baisé récemment avec trois mecs, tous mariés ou en couple, mais sans trouver «la» queue.
Corinne elle-même s’était mise au lit avec un cadre qu’elle soupçonnait d’être l’homme idoine. De fait, elle avait reconnu sa queue qui avait été photographiée par l’intéressé, une queue du reste très honorable et d’ailleurs fort active, notamment dans son cul (elle en avait l’habitude), mais non, ce n’était pas elle.
La directrice générale, avertie que son salariat versait de plus en plus dans la débauche et l’adultère, commença à s’inquiéter.
«On ne peut pas continuer comme ça, il faut trouver cette bite», dit-elle dans un langage vert qui surprit son auditoire restreint où figurait notamment Élise.
«Notre entreprise ne doit pas être un lupanar», insista-t-elle, espérant que la divulgation du nom du phénomène abolirait tous les fantasmes.
L’idée vint une nouvelle fois de Corinne :
Elle suggéra de faire courir le bruit que la photo était un fake, prise sur quelque site internet, en particulier gay.
Or, rien de pire pour un hétéro de passer pour un homo, surtout s’il est fier de son membre et avoir cette science pour réjouir les dames.
La directrice générale valida l’idée, évidemment tout ce qu’il y avait d’officieuse.
Élise et Corinne se chargèrent de diffuser oralement la rumeur, avec un air entendu qui laissait supposer qu’elles avaient des infos bétonnées.
La perspective d’un canular déçut un peu la gent féminine mais détendit la masculine, surtout celle qui avait souffert de la comparaison. Mais bien sûr, c’était évident, ce n’est pas humain, un engin pareil, etc...
C’est alors qu’une certaine Amandine se manifesta. Cette petite blonde jolie, menue et discrète, mariée et mère de famille, employée au service informatique, qui n’avait jamais fait parler d’elle et n’avait pas particulièrement brillé par son cul dans le sondage, demanda à parler à Élise.
Dans la confidence de son bureau, elle avoua qu’elle avait vu la queue. Et cette queue l’avait même baisée, ce qu’elle n’avoua qu’à demi-mot par peur du scandale.
Mais oui, elle existait bien, elle était payée pour le savoir et mon dieu, ce n’était pas un fake, c’était même une réalité très concrète et elle lui avait procuré un plaisir inouï, dit-elle, le visage rayonnant.
— Elle m’a fait penser à la saucisse de Morteau qu’aime tant mon mari quand je lui fais une p…, euh, une fellation, glissa-t-elle entre ses dents, rougissante.
— Mais ensuite ? Elle n’était pas trop grosse ? Demanda ingénument Élise.
— Ah, si, au début, elle a été un peu longue à rentrer, mais après, oh là là ! dit-elle en gloussant.
— Eh… c’est tout ? Pas ailleurs ?
— Vous voulez dire dans mon c… euh, mon derrière ? Non, il n’a pas voulu me faire mal, il me trouvait trop, ah, étroite.
— Bon, mais alors, qui c’est ?
— Vous me jurez que ça ne viendra pas de moi ?
— Je vous le jure... Mais dites !
— C’est mon collègue de l’informatique. Il y avait longtemps qu’il voulait coucher avec moi mais j’avais toujours dit non. Je ne suis pas du genre à mélanger le travail et le plaisir, vous savez ? Même si je le trouvais mignon avec l’avantage de ne pas être marié. Quand il a dit que c’était lui, la photo, je lui ai ri au nez. Il n’a pas aimé. «Tu veux que je te montre ? Viens avec moi aux toilettes», m’a-t-il dit. Là, je dois reconnaître que la curiosité a été plus forte, et je m’en veux, enfin, un peu. On est entré dans les WC des dames. Je tremblais comme une feuille. Je me suis assise sur la cuvette et je l’ai regardé baisser son pantalon. Alors là, le choc. Jamais je n’aurais cru qu’il dissimulait un tel paquet dans son pantalon, il est vrai toujours assez large. Et encore, il était au repos. Mais son… bref, a commencé à, euh, se redresser et il m’a demandé de le caresser. J’ai d’abord refusé mais il devenait de plus en plus gros, la situation, je pense. Et là, ce fut plus fort que moi, je l’ai prise et, ah, excusez-moi…
— Vous lui avez taillé une pipe ?
— C’est ça. J’ai eu du mal à le faire entrer dans ma bouche mais son gland m’a littéralement électrisée. J’ai fait ce que je fais à mon mari de temps en temps, rien de plus. Sauf que là, j’étais à la limite d’étouffer. Il faut croire que j’ai été convaincante car il a explosé dans ma bouche. C’était comme si on m’avait gavé comme une oie. J’en avais même sur ma robe et dans mes cheveux. Incroyable ! Et il m’a dit : «Alors ? Tu es convaincue maintenant ?» Ah, ça oui, je l’étais. Mais il m’a fait jurer de ne rien dire. Il ne voulait pas d’emm… d’ennuis. Moi non plus, d’ailleurs.
— Et vous avez couché ensemble ensuite ?
— Ah ben oui, à l’hôtel. Il en avait très envie et je l’avoue, moi aussi. Cette, mmmh, fellation, ce n’était qu’une entrée en matière. Je voulais b… enfin, faire l’amour, enfin coucher avec lui pour voir, enfin bref, vous m’avez comprise !
— Et ça s’est produit souvent ?
— Trois fois. J’étais littéralement droguée à sa qu… à son pénis. Car ce n’est pas sa grosseur, enfin, pas seulement, qui me faisait jouir, je tiens à le dire. Il savait très bien s’en servir. Bien mieux que mon mari, hélas. Je ne vous donne pas de détails, mais bon, entre femmes, on se comprend. Mais si je viens tout vous dire, c’est que je veux arrêter. Mon couple est en danger. Il veut vivre avec moi. Évidemment, si j’écoutais mon corps… Mais non, ce n’est pas raisonnable.
— Je ne vous le fais pas dire. Bon, merci pour tout ça, on en reste là. Motus, hein ? Pas un mot aux copines.
— Pas de risque. Et vous allez faire quoi maintenant ?
— Réfléchir... Le cas est particulier. Ce garçon est très bien noté, il fait bien son boulot et on ne peut pas lui reprocher d’avoir un avantage que beaucoup d’hommes n’ont pas. Merci, Amandine, et bonjour chez vous.
Et Élise regarda s’éloigner la charmante petite blonde en se disant que, décidément, les femmes sont imprévisibles. Mais elle l’envia.
*********___________________*********
La directrice générale enregistra avec satisfaction la fin du mystère mais s’étonna que cette queue hors norme appartînt à un homme aussi insignifiant à ses yeux. Et qu’il se soit révélé, d’après les dires de sa collègue, un amant exceptionnel. À force de demander des détails à Élise, celle-ci en conclut que sa patronne était réellement émoustillée par cette affaire. Elle en fut convaincue quand elle lui annonça :
— Bon, ce garçon, il faut l’exfiltrer de la maison car il est devenu trop dangereux pour nos bonnes mœurs. Mais on ne va pas le pénaliser pour autant. On va lui proposer une mutation avec une belle promotion. Il y a justement un poste de directeur informatique qui se libère dans une de nos filiales. Je vais lui expliquer tout ça dans un déjeuner en tête à tête. Vous m’arrangez ça ?
Élise opina du chef. Et quand elle raconta l’entretien à Corinne, celle-ci conclut :
— Il va la baiser, c’est évident. Et nous, on fera tintin... Dommage, j’aurais bien aimé voir cette queue de plus près qu’en photo.
La tension retomba peu à peu dans l’entreprise. À la manière dont la directrice générale frétilla quelques jours plus tard tandis que l’informaticien faisait ses cartons, Élise comprit que sa plantureuse croupe avait eu de la visite.
Elle se consola avec la queue 69 que Corinne lui avait offerte sur un plateau après l’avoir elle-même identifiée et essayée.
C’était celle d’un appariteur assez costaud, friand du tête-bêche, d’où son pseudo. Il éjacula dans sa bouche tandis qu’elle le pompait à plat ventre sur lui, ce qui obligea le couple provisoire à une longue pause avant de passer aux phases suivantes.
Mais ce sont là les aléas des ébats globalement réussis.
La morale de l’histoire, (s’il y en a une), est qu’elle rapprocha beaucoup de salarié(e)s de cette entreprise. Au fond, l’initiateur du sondage sur les beaux culs avait bien travaillé pour son employeur et favorisé une promotion qui, en d’autres lieux, aurait pris beaucoup plus de temps.
A bientôt pour une autre story !
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1 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
Amusante et finaude
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