Collection Textes en commun : « Aude se lâche » (12 : Antoine)

Récit érotique écrit par Olga T [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur femme.
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Collection Textes en commun : « Aude se lâche » (12 : Antoine)
Avertissement
Nous poursuivons, avec Sarah, l’écriture « à deux mains » de cette série. Nous vous conseillons de lire ou relire les onze épisodes précédents, parus depuis le 4 août 2024.
***
Nadine était toujours à genoux, le regard baissé, les épaules secouées de spasmes incontrôlables. Elle n’osait plus croiser le regard d’Aude, trop consciente de l’énormité de sa faute, trop honteuse de ce qu’elle avait fait. Encore et encore, elle murmurait des « Pardon », comme une litanie. Elle aurait préféré que son amante la maudisse, l’insulte, plutôt que de subir ce silence glacial, cette absence totale de réaction. Aude ne bougeait pas.
Aude n’était pas furieuse contre Nadine. Sa rage, sa haine, sa douleur, tout cela n’avait qu’un seul et unique destinataire : Daniel. Cet homme qui l’avait possédée, détruite, façonnée à son image, ce monstre qui ne cessait jamais d’étendre son ombre sur sa vie. Il l’avait une fois de plus souillée par procuration, en brisant sa Nadine, en profanant ce qu’il y avait de plus pur entre elles, de plus sacré, leur amour entre Nadine et elle.
Nadine, elle, n’avait fait que sous-estimer, dès le départ, la menace que représentait Daniel. Ou plutôt, elle avait cru pouvoir le raisonner, le maîtriser, user de son intelligence contre lui. En ultime ressort, acculée, elle avait cru qu’en se sacrifiant, elle mettrait un terme à cette guerre, qu’elle sauverait Aude en payant le prix de sa propre chair. Mais Daniel l’avait prise à son propre piège, il l’avait utilisée et humiliée, allant jusqu’à enregistrer cette terrible soirée.
Nadine, les lèvres tremblantes, le regard toujours baissé, rassembla tout ce qui lui restait de courage. Elle devait tout dire. Jusqu’au moindre détail. Elle ne voulait ni minimiser, ni édulcorer, ni se chercher d’excuses. Elle ne le méritait pas. Nadine n’avait plus aucune considération pour elle-même.
- Il m’a tout pris, Aude… souffla-t-elle d’une voix brisée. Tout.
Elle raconta tout, sans détour, sans ellipse, chaque humiliation, chaque ordre auquel elle s’était soumise. Elle parla du strip-tease, de la fellation qu’elle lui avait faite, de la façon dont il avait guidé sa tête, de son éjaculation au fond de sa gorge. Elle parla de la levrette, de la brutalité avec laquelle il l’avait prise, des mots obscènes qu’il avait soufflés à son oreille et de la manière dont son corps avait répondu.
Elle n’omit rien. Ni le billet de soumission qu’il lui avait fait lire. Ni la liasse d’argent qu’il avait glissée dans son sac, achevant de la réduire à l’état de simple marchandise entre ses mains, la traitant, elle, la fille de notables, la brillante avocate, comme une prostituée.
- Je l’ai pris, Aude… avoua-t-elle enfin dans un sanglot. Je l’ai pris sans protester… Je n’étais plus qu’un objet qu’il manipulait… et le pire…
Elle ferma les yeux une fraction de seconde, honteuse, puis les rouvrit, croisant enfin le regard d’Aude. En larmes, elle souffla :
- … le pire, c’est que j’ai joui.
Un silence écrasant s’abattit sur la pièce. Et puis, soudain, la gifle partit. Violente. Sèche. Elle claqua dans la pièce comme un coup de tonnerre. Nadine chancela sous l’impact, une brûlure fulgurante marquant sa joue.
- Espèce d’idiote… murmura Aude, la voix rauque d’émotion.
Son poing était toujours crispé, son regard toujours chargé de douleur. Nadine s’attendait à ce qu’elle continue, qu’elle la batte, qu’elle la rejette, qu’elle la chasse de sa vie, qu’elle lui dise que tout était fini entre elles. Mais au lieu de cela, Aude s’avança et sans prévenir, elle l’attrapa par le visage, posant ses mains de part et d’autre de ses joues rougies, et l’embrassa. Pas un baiser de colère, ni de frustration. Mais un baiser profond, brûlant, possessif. Nadine en eut le souffle coupé. Elle s’attendait à de la haine, du mépris, de la colère, elle se retrouvait submergée par une vague d’amour furieux.
Jamais Aude n’avait autant eu envie de Nadine. Elle la fit basculer en arrière, et d’un geste précis, entreprit de la débarrasser de ses vêtements souillés par la soirée qu’elle venait de vivre. Puis elle la poussa sur le lit, se coula contre elle, et sans un mot de plus, posa ses lèvres sur sa peau.
- Tu es à moi Nadine, et je suis à toi. Il est hors de question que Daniel détruise ça, tu m’entends ?
Nadine ne put retenir un gémissement alors qu’Aude introduisait ses doigts en elle, dans cette chatte que Daniel pilonnait brutalement il y a moins d’une heure. C’était comme si Aude cherchait à la marquer au fer rouge, à lui rappeler qui elle était, ce qu’elles étaient l’une pour l’autre. Nadine s’accrocha à elle comme à une bouée de sauvetage, s’abandonnant entièrement entre ses bras, laissant son amante panser ses plaies à sa manière.
- Tu sais ce qu’on va faire aujourd’hui ?
- Hein ? Dit Nadine dans un souffle.
- On va toutes les deux jouir jusqu’à l’évanouissement. Je veux te faire mourir de plaisir. Tu es ma salope, tu es mon amour !
Et elle descendit entre ses cuisses. Il ne fallut pas longtemps à Nadine pour jouir une première fois. Aude, qui, il y a quelques mois encore, n’avait aucune expérience saphique, était devenue une experte. Le reste de la nuit, elle ne laissa aucun répit à Nadine, chaque orgasme de son amante étant pour Aude une victoire, une revanche sur Daniel et un remède pour Nadine, un pansement sur ses blessures, atténuant provisoirement son immense sentiment de culpabilité. Ce n’est qu’au petit matin qu’Aude consentit à laisser son amante, épuisée moralement et physiquement, s’endormir, apaisée provisoirement, dans les bras de la femme de sa vie.
***
Aude découvrait une autre Nadine, si fragile, à qui elle avait pardonné. Nadine, elle, était incapable de s’absoudre. Mortifiée, elle estimait avoir commis une faute irréparable. Elle ne quittait pas la maison, ne touchait pas son téléphone, ne répondait à aucun appel. Elle restait prostrée, silencieuse, le regard perdu dans le vide, comme si elle n’existait plus vraiment. Elle avait beau sentir la chaleur d’Aude à ses côtés, entendre ses mots rassurants, son esprit restait prisonnier de cette terrible soirée, de ce qu’elle avait fait et surtout de ce qu’elle avait ressenti.
Mais Daniel, lui, n’en avait pas fini. Il voulait porter l’estocade.
Dès la matinée, une notification. Puis une autre. Puis une troisième. Le téléphone d’Aude vibrait sans relâche, comme un avertissement, un signal d’alarme. Aude, le visage fermé, attrapa son portable et déverrouilla l’écran. Son regard parcourut les messages, et aussitôt, un éclair glacé traversa ses prunelles. Daniel. Toujours lui. Il avait envoyé des vidéos. Des extraits soigneusement choisis, montés avec la précision d’un bourreau, destinés à une seule chose : broyer le lien fragile qui subsistait encore entre elles. Discréditer à jamais Nadine aux yeux de sa bien-aimée.
Il avait accompagné son dernier envoi par un message : « Dans le cas où tu veux vraiment savoir qui est la putain qui nous a séparé, ces vidéos sont très instructives. Je suis certain que, rien que de les visionner, ça devrait t’exciter à mort. Je te connais bien, Aude. Reviens à la maison et je te promets que je t’enverrai en l’air comme tu aimes ! Quitte cette gouine ! »
Sans un mot, Aude se leva, attrapa la télécommande du téléviseur et connecta l’écran au téléphone. D’un mouvement brusque, elle ouvrit la première vidéo et la lança.
Nadine sentit une vague d’angoisse et de honte l’envahir.
- Aude… murmura-t-elle.
- Non, tu vas regarder, Nadine.
La voix d’Aude était tranchante, inflexible. Il y avait dans son ton quelque chose de glacial, quelque chose qui signifiait qu’elle avait pris une décision, et que Nadine n’avait pas le choix.
Là, sous leurs yeux, Nadine apparut, à genoux, la bouche pleine, les larmes perlant sur ses joues tandis que Daniel lui maintenait fermement la tête.
- Regarde-toi, Nadine. Regarde-toi l’adorer.
Sa voix était basse, presque douce. Puis une autre scène. Nadine, cambrée sous le corps de Daniel, haletante, gémissante, soumise à ses assauts.
- Tu couines, Nadine. Tu l’implores, disait froidement Aude.
Les images défilaient, implacables. Nadine aurait voulu disparaître dans un trou noir. Mais Aude ne lui en laissait pas l’occasion. Elle la força à regarder chaque instant de sa propre humiliation, chaque expression de plaisir trahi qui tordait ses traits. Quand enfin la dernière vidéo se coupa, Aude laissa tomber la télécommande et tourna lentement la tête vers elle.
- Alors… Puisque tu aimes ça…
Elle se leva, s’éloigna quelques instants, puis revint avec un objet que Nadine reconnut aussitôt. Un gode-ceinture. Grand. Épais. Elle sentit un frisson parcourir son échine.
- Aude…
Mais Aude ne lui laissa pas le temps de parler.
- Déshabille-toi !
Nadine déglutit, cherchant dans le regard de son amante une trace d’affection, de réconfort. Mais il n’y avait que cette détermination froide, ce besoin de reprendre le contrôle, de lui faire comprendre, physiquement, brutalement, qu’elle lui appartenait. Elle n’allait pas lui faire l’amour. Elle allait la baiser !
- Déshabille-toi, Nadine, répéta Aude. Tout de suite.
Et alors, lentement, les mains tremblantes, Nadine obéit. Aude la poussa sur le canapé et vint entre ses jambes.
- Hier tu n’as pas eu l’occasion de tester cette position.
Elle enfonça deux doigts en elle sans la ménager. Nadine laissa échapper un râle de plaisir.
- Je vois que la vue de ce joujou te fait de l’effet, dit Aude en enfonçant ses deux doigts dans la bouche de Nadine. À présent, je veux que tu hurles comme tu l’as fait hier avec Daniel.
Sans lui laisser le temps de se préparer, s’aidant de sa main, elle enfonça le gode brutalement en elle, faisant lâcher à Nadine un cri.
- C’est exactement ce que je voulais entendre, lâcha froidement Aude. Maintenant nous allons voir si je m’y prends mieux que l’autre.
Tenant difficilement l’équilibre, elle essaya d’assurer un va-et-vient stable entre une Nadine qui se mordait la main pour ne pas hurler et elle.
- Je veux t’entendre me dire que tu aimes être baisée.
- Oui j’aime ça, gémit Nadine les larmes aux yeux.
- Tu veux que j’arrête ?
- Surtout pas, continue, défonce-moi. Fais-moi jouir.
- Attends tu vas voir ce qu’il en coute de me tromper. Salope, putain, chienne ! Tu es mon amour. Tu es à moi, à personne d’autre !
Aude reprit ses assauts avec de plus en plus de brutalité jusqu’au moment où Nadine, tremblante de la tête aux pieds, lâcha un gros cri, en jouissant, avec une violence qu’elle n’aurait jamais imaginé. La douce Aude était devenue dominatrice.
***
Daniel ne lâchait jamais prise. Il était comme un serpent, resserrant ses anneaux autour de sa proie, attendant le moment parfait pour frapper à nouveau. La gifle qu’il avait reçue, son arcade éclatée, son doigt tordu, tout cela n’était que des prétextes pour alimenter sa vengeance méthodique.
Il s’était présenté à l’hôpital, avait obtenu un certificat médical attestant de « coups et blessures », avec une ITT de 10 jours, puis s’était dirigé tout droit au commissariat pour déposer plainte contre Nadine. Il connaissait le système, savait comment l’exploiter à son avantage. Ce qu’il voulait, ce n’était pas la justice, mais la destruction pure et simple de sa rivale et la soumission d’Aude.
La convocation tomba rapidement. Un matin, alors que Nadine tentait tant bien que mal de sortir du lit, le téléphone sonna. Une voix administrative lui annonça qu’elle devait se présenter au commissariat pour y être entendue. Lorsqu’elle arriva, le teint blafard, elle eut droit à un interrogatoire rigoureux.
Daniel avait tout prévu. Il avait fourni son certificat médical, témoigné de son prétendu « calvaire » avec un aplomb qui forçait presque l’admiration. S’appuyant sur les enregistrements, Il s’était présenté comme la victime d’une lesbienne hystérique et violente, incapable d’accepter qu’un homme la remette à sa place. Il avait aussi joint des certificats de psychologues et de nombreux témoignages pour attester que cette « agression », qui suivait la brutale rupture d’une vie de famille « heureuse », l’avait brisé. A l’appui de sa victimisation, Daniel produisit de nombreux témoignages affirmant qu’il était un excellent mari et un très bon père. Daniel comptait bien obtenir de son adversaire le versement de lourds dommages et intérêts. Son rêve était de ruiner définitivement Nadine et même de l’envoyer en prison. C’est le but qu’il avait assigné à ses avocats.
Dans son état, Nadine, qui n’avait pas voulu d’avocat, se défendit très mal. Elle ressentait l’hostilité sourde du policier envers une avocate homosexuelle. Pire, Nadine, se laissant aller, revendiqua son geste, cracha sa haine, regrettant juste « de ne pas avoir tué ce salaud ».
Le rapport du policier fut accablant envers Nadine. La Procureure de la République la mit en garde contre tout contact avec « sa victime ». La sentence tomba comme un couperet : Nadine était poursuivie pour coups et blessures volontaires et menaces de mort, avec la perspective d’un procès en correctionnelle, où elle risquait jusqu’à trois ans de prison ferme. Mais le pire était encore à venir. Lorsqu’elle rentra chez elle, brisée, Aude lui tendit un courrier officiel, les mains serrées sur l’enveloppe.
- C’est arrivé tout à l’heure… murmura-t-elle.
Nadine arracha le papier d’un geste nerveux, parcourant les lignes froides du Conseil de l’Ordre des avocats. Une suspension. Immédiate. Le temps que son dossier disciplinaire soit examiné plus en profondeur.
Le monde bascula.
Son métier, sa carrière, son identité même, venaient de lui être arrachés en un claquement de doigts. Nadine se laissa tomber sur le canapé, perdue, les yeux vides. En quelques semaines, Nadine était passée du paradis, celui où elle vivait enfin cet amour avec Aude, dont elle avait tant rêvé, à l’enfer, la déchéance.
Nadine n’était désormais plus que l’ombre d’elle-même. Une sombre période commença pour elle. Elle était prostrée, souffrait d’insomnies, pleurait constamment, refusait de manger, ne s’intéressait plus à rien. Une période où, sans Aude, elle n’aurait pas tenu. Sans Aude, elle aurait certainement fait une bêtise. Les pensées tournoyaient dans sa tête comme un tourbillon infernal. Parfois, elle songeait à disparaître, à en finir une bonne fois pour toutes. D’autres fois, elle envisageait de retourner voir Daniel… pas pour négocier cette fois, mais pour lui enfoncer un couteau en plein cœur. Son esprit oscillait entre l’autodestruction et la vengeance, incapable de trouver un équilibre.
Aude veillait sur elle. Les rôles s’étaient inversés. C’était désormais elle qui la prenait en charge, qui la forçait à manger, qui l’empêchait de sombrer. Elle dormait à ses côtés chaque nuit, veillant sur elle comme sur une flamme vacillante.
Mais il y avait une chose sur laquelle elles ne parvenaient pas à s’entendre. Aude refusait d’accepter que Nadine ait pu réellement consentir à ce qui s’était passé avec Daniel.
- Il t’a forcée, Nadine. Il t’a manipulée, il a profité de ton état. Il t’a piégée comme il m’a piégée pendant des années.
Mais Nadine secouait la tête, obstinée.
- Non. J’ai dit oui. J’ai…
Elle s’interrompait toujours à ce moment-là, incapable d’aller au bout de sa phrase. Aude s’accrochait à son regard.
- Ce n’était pas un vrai oui, murmura-t-elle un soir en caressant ses cheveux. Tu étais piégée. Tu croyais pouvoir faire un marché avec lui. Mais tu n’avais pas le choix.
Elle voulait que Nadine porte plainte. Pour viol. Pour agression. Pour ce qu’il lui avait fait subir. Mais Nadine refusait.
- Personne ne me croira, Aude. Je l’ai laissé faire. Je l’ai… voulu. Je suis responsable.
Aude crispa les mâchoires.
- Non. Il t’a volé ton consentement.
Mais Nadine restait inflexible.
Daniel avait gagné une bataille. Mais la guerre n’était pas terminée.
Aude savait qu’elle devait agir. Depuis trop longtemps, elle avait été sous l’emprise de Daniel, prisonnière de ses manipulations, de ses jeux malsains, de son besoin constant de contrôle. Mais cette fois, elle ne voulait plus être une victime. Elle voulait reconstruire sa vie, et surtout, elle voulait sauver Nadine de l’abîme où elle sombrait un peu plus chaque jour et où elle se trouvait simplement parce qu’elle aimait Aude.
***
Aude reprit réellement sa vie en main. Elle allait terminer ce doctorat qu’elle avait interrompu sous la pression de Daniel. Elle allait reprendre le contrôle de son avenir, se donner un but, une direction.
Elle s’inscrivit à l’université. Rapidement, elle fut réintégrée, et avec une détermination nouvelle, elle se plongea dans ses recherches.
Mais cela ne suffisait pas. Il fallait aussi assurer le quotidien, prendre soin de Nadine, tenir la maison, payer les factures. Elle trouva un travail à temps partiel dans une agence bancaire, une fonction administrative qui lui permettait de gérer un emploi du temps modulable. Ce n’était pas passionnant, mais c’était stable, sécurisant. Cela lui donnait une indépendance financière qu’elle n’avait jamais eue depuis son mariage.
Et surtout, elle coupa Daniel de sa vie.
Plus un message. Plus un appel. Elle bloqua son numéro, supprima tous ses mails sans même les lire. Elle fit de même sur les réseaux sociaux, changea son adresse électronique, rendit impossible tout contact. Daniel pouvait crier, supplier, menacer, il ne pourrait plus l’atteindre.
Puis, avec une froide résolution, elle engagea la procédure de divorce.
Elle savait que ce ne serait pas simple. Daniel ne laisserait pas tomber si facilement. Il allait freiner la procédure autant que possible, trouver tous les moyens légaux pour la ralentir, lui compliquer la tâche. Et c’est exactement ce qu’il fit.
Les premières démarches furent accueillies par un silence méprisant de sa part. Puis vinrent les contestations, les demandes d’expertises inutiles, les faux arguments juridiques pour retarder l’inévitable. Il se battait pour garder un contrôle, ne serait-ce qu’administratif, sur elle.
Chaque coup qu’il lui portait, elle le contournait avec patience. Elle savait que la bataille serait longue, mais cette fois, elle ne reculerait plus. Elle était enfin prête à se battre. Pour elle. Pour Nadine.
Daniel fulminait. Chaque jour qui passait sans un signe d’Aude nourrissait un peu plus sa haine et sa frustration. Il avait cru qu’elle reviendrait en rampant, détruite par la trahison de Nadine, incapable de supporter l’idée qu’un autre ait possédé son amante. Mais elle ne l’avait pas fait. Pire encore, elle s’était reconstruite. Elle avançait sans lui.
Il ne pouvait pas le tolérer et c’était un stratège patient. Il connaissait les failles d’Aude.
Elle pouvait jouer la femme forte, l’amante dévouée, la compagne d’une seule femme. Mais il savait mieux qu’elle-même ce qui l’habitait réellement : ce feu insatiable, cette soif de soumission aux pulsions les plus primaires. Il n’avait pas besoin de la récupérer. Il avait juste besoin de lui rappeler ce qu’elle était vraiment.
Alors, il mit son plan en marche.
L’idée lui vint naturellement, comme une réminiscence d’un passé où il avait déjà brisé un rival. Barnabé… C’était il y a des années, mais la méthode restait valable. Aude pouvait bien jouer les lesbiennes convaincues, il savait que son corps finirait par la trahir, qu’elle ne pouvait se passer d’étreintes viriles.
Il se mit à chercher. Il lui fallait un homme jeune, séduisant, sûr de lui. Pas un prédateur brutal comme lui, non, un garçon charmant, léger, qui saurait faire fondre les résistances d’Aude avec douceur, sans jamais éveiller ses soupçons.
Il trouva rapidement.
Antoine. Il l’avait rencontré dans son club de tennis. Il était étudiant à l’université, dans la filière où Aude terminait son doctorat. Vingt-quatre ans, beau comme un mannequin, un sourire enjôleur, un corps athlétique. Le genre de garçon dont les femmes, même celles qui se pensent inaccessibles, finissent toujours par tomber sous le charme. Mais surtout, un jeune homme qui avait des besoins. De l’argent, des opportunités. Et Daniel savait se montrer très généreux quand il le fallait.
L’accord fut simple.
- Je veux que tu la séduises. Que tu l’amener à se rappeler qu’elle aime les hommes. Je veux que tu la baises comme la dernière des salopes.
Antoine haussa un sourcil, amusé.
- Elle est supposée être lesbienne, non ?
Daniel eut un rictus.
- Une lesbienne qui a passé vingt ans sous ma coupe. Crois-moi, elle ne peut pas avoir oublié ce que c’est qu’un vrai homme. Elle a besoin d’une queue. Je la connais.
Antoine n’eut aucune objection. Ce n’était pas la première fois qu’il faisait le gigolo. Il aimait le jeu de la séduction, et si en plus cela lui rapportait. Il entra en scène avec une aisance déconcertante. La première fois qu’il vit Aude, il se dit que Daniel lui avait confié une mission bien agréable. Cette femme était belle à couper le souffle ! C’était juré, elle serait à lui. Il suffisait de prendre son temps, de bien jouer au chat et à la souris
Il se plaça dans l’environnement d’Aude sans forcer. Des discussions légères entre deux cours, des regards appuyés, un sourire ici et là. Il n’était pas insistant, simplement présent. Un peu trop charmant, un peu trop attentif. Juste assez pour qu’Aude commence à le remarquer.
Antoine et Aude finirent par sympathiser. Antoine y alla de son compliment :
- Je ne veux pas te flatter Aude, mais tu es la plus brillante étudiante de notre formation. Mêmes les Profs le disent. Oh pardon, je vous ai tutoyé, sans m‘en rendre compte. Je m’en excuse !
- Il n’y a pas de soucis. Tu peux. On se tutoie entre étudiants, non ?
- Je n’osais pas. Tu m’impressionnes tellement. Tu es brillante, exceptionnelle et.. si belle, dit Antoine en baissant les yeux. Pardon, mais je suis sincère.
- Flatteur ! Tu ne sais même pas l’âge que j’ai.
- Je dirai entre 30 et 35 ans, maximum. Tu es, et de loin, la plus belle femme de cette université !
- Tu exagères vraiment ! J’ai 45 ans, je suis mère de deux enfants, une fille, étudiante de 20 ans et un garçon, un lycéen de 16 ans.
- Il a beaucoup de chance, ton mari.
- Je l’ai quitté il y a plusieurs mois. Je suis en instance de divorce.
- Je suis désolé !
- Ne le sois pas. Je me suis séparée d’un monstre.
- Accepterais-tu une invitation à diner, Aude ? En tout bien tout honneur. Entre camarades.
- J’espère bien ! Je pourrais être ta mère, tu sais !
- Je préfère les femmes mures, mais ne t’inquiète pas. Je n’ai aucune arrière-pensée.
- Dans ce cas, c’est OK. Il y a des siècles que je ne suis pas sortie, surtout avec un beau jeune homme.
C’était la première fois, depuis des semaines, qu’Aude laissait Nadine seule. Elle se rassura, en se disant que sa compagne allait enfin mieux. Elle ne voyait aucune mauvaise intention chez Antoine. De toute façon, elle n’avait pas l’intention de se comporter en cougar. Aucun homme ne l’avait approché depuis qu’elle avait quitté Daniel. Aude s’était convaincue que son amour pour Nadine avait fait d’elle une lesbienne endurcie. Donc elle ne risquait rien, surtout avec un garçon à peine plus âgé que sa fille aînée.
Au cours de ce déjeuner, Antoine se montra charmeur, attentif, respectueux. Il ne fit aucun geste équivoque, tout en multipliant les compliments qui firent rougir Aude.
Il fut généreux avec le vin, ce qui tourna la tête à Aude et la poussa à la confidence. Elle lui parla de ses enfants, qui lui manquaient ou encore de sa vie bien chargée entre son travail et ses études. Aude finit par dire qu’elle avait une compagne.
- Ça ne te choque pas ? Je suis devenue lesbienne.
- Ce n’est pas un problème. Du moment que tu es heureuse ! Dis-moi, un homme, ça ne te manque pas ?
Aude baissa les yeux, rougissant comme une gamine prise en faute :
- Oui, quelquefois, avoua-t-elle, confuse.
Excellent, se dit Antoine. Habillement, il ne poussa pas immédiatement son avantage.
Il lui dit son admiration pour tout ce qu’elle faisait, pour son courage. Il offrit de l’aider dans ses recherches, de travailler avec elle. Aude n’y vit pas malice. Elle accepta avec enthousiasme. Cette aide inattendue la soulagerait. Et puis ce jeune homme était si sympathique ! Il lui changeait les idées, elle qui, depuis des semaines, soutenait à bout de bras une dépressive.
Il raccompagna Aude au domicile des amantes, la tenant par le bras, car elle était ivre. Arrivés au pied de l’immeuble, Antoine embrassa Aude, en bon camarade. Mais le baiser se posa sur les lèvres de la jeune femme. Elle regarda l’étudiant dans les yeux. Antoine prit la jolie femme mure dans ses bras et prit possession des lèvres d’Aude, qui répondit avec fougue à ce baiser. Antoine la serra contre lui, les mains posées sur ses fesses. Elle sentit son érection et en fut troublée. Il n’aurait pas fallu grand-chose pour que tout bascule, dès ce soir-là. Mais Aude se reprit. Elle ne pouvait pas faire ça à Nadine, encore si fragile. Cela la détruirait.
- Antoine, non, il ne faut pas !
- Pardonne-moi, Aude. Je ne sais pas ce qui m’a pris ! J’espère que tu ne m’en veux pas.
- Tu n’as rien fait de mal. C’est juste que je ne peux pas, je ne dois pas faire ça !
- À demain, donc à la bibliothèque !
Aude était profondément troublée. Ce soir-là, elle prétexta une grande fatigue pour ne pas faire l’amour avec Nadine. Et pourtant, Aude ne pouvait s’endormir. Le bel étudiant occupait ses pensées. S’étant assurée que Nadine dormait profondément, Aude se caressa, en pensant à Antoine. Elle imaginait qu’il l’embrassait, qu’il la caressait, qu’il la prenait. Elle réalisa qu’elle avait envie de ce jeune homme, ce qui était une folie.
Sûr de lui, Antoine prit tout son temps pour refermer le piège. Aude et lui étaient tout le temps ensemble, en amphi, à la bibliothèque, à la cafétéria. Ils étaient devenus inséparables. Antoine ne faisait aucun geste équivoque. Aude sentait monter en elle une irrésistible tension érotique, une bouffée de désir. Le soir, Antoine et elle dinaient ensemble. Aude rentrait de plus en plus tard. Il la raccompagnait chaque soir jusqu’au domicile des amantes. Aude et Antoine s’étreignaient longuement, leurs baisers étaient passionnés. Habilement, Antoine ne poussait pas son avantage. Il attendait que les derniers barrages d’Aude cèdent. Plus d’une fois, Aude faillit passer à l’acte. Elle avait une envie irrépressible de ce garçon, et, au dernier moment, elle résistait. Il ne fallait pas. Elle ne pouvait pas faire ça à Nadine. Elle n’en n’avait tout simplement pas le droit.
Il lui arrivait, en rentrant en feu, après avoir résisté à la tentation, de demander Nadine qu’elle aille « tout de suite » chercher le gode-ceinture, puis d’exiger de son amante qu’elle la baise, qu’elle la « démonte comme une salope ». Pendant que Nadine la besognait, Aude fermait les yeux, sentant monter le plaisir, s’imaginant que c’était Antoine qui la baisait.
Nadine comprit qu’il se passait quelque chose. Un soir, elle fit à son amante une scène de jalousie :
- Aude, que nous arrive-t-il ? Tu rentres toujours plus tard. Tu prétends que tu es fatiguée. Nous ne faisons presque plus l’amour, sauf les jours où tu exiges que je te baise avec le gode-ceinture. Moi j’ai envie d’autre chose, de caresses, de baisers, de tendresse.
- Figure-toi que je suis vraiment fatiguée avec tout ce que je fais. Car moi je travaille, pendant que Madame reste à la maison, en prétextant une dépression. Je te rappelle que c’est moi qui t’entretiens alors que toi tu ne fais rien de toute la journée, pas même le ménage ou la cuisine.
Nadine pâlit devant les reproches d’Aude.
- Tu ne m’aimes plus Aude. Tu me trompes, j’en suis certaine ! Avec qui ?
- Je t’aime toujours et je suis fidèle. Il me semble que, toi qui a couché avec Daniel, et qui a pris son pied avec lui, tu es la plus mal placée pour me faire une crise de jalousie.
Nadine, en larmes, quitta la pièce. Ce soir-là, pour la première fois depuis qu’elles vivaient sous le même toit, les deux femmes firent chambre séparée.
Le lendemain, Aude avait pris sa décision. Elle devait aller au bout de ses désirs avec Antoine. Ça l’obsédait. Elle en devenait folle. Elle avait tellement envie de lui. Il suffisait que Nadine n’en sache rien.
À l’issue du dernier cours, c’est Aude qui dit à Antoine :
- Ce soir, on va travailler chez toi.
- Avec plaisir, ma belle.
Elle envoya un SMS à Nadine : « Bonsoir ma chérie. Ce soir, je rentrerai très tard. J’ai un travail à finir avec un autre étudiant. Ne m’attends pas. Bisous »
Aude eut honte. Elle mentait à Nadine, pour la première fois. Puis elle se rassura, en pensant à ce que Nadine avait fait avec Daniel. Et puis elle se dit qu’elle n’avait pas de compte à lui rendre, qu’elle avait une envie irrépressible de baiser avec ce beau jeune homme. Devant la cour discrète et assidue d’Antoine, Aude était très fière de susciter le désir d’un garçon de cet âge.
Ils arrivèrent à la chambre de bonne d’Antoine, après avoir grimpé en courant les sept étages.
Une fois qu’ils entrèrent dans la pièce, Aude s’adressa à Antoine. En même temps, elle ouvrit son chemisier, sous lequel elle n’avait pas mis de soutien-gorge.
- En fait, je ne suis pas venue pour travailler, mais pour autre chose. Quelque chose dont toi et moi, nous avons envie depuis des semaines.
Aude fit alors tomber sa jupe, ne conservant qu’un string, alors que sa poitrine traduisait son désir, avec ses tétons en érection :
- Viens, Je suis à toi, pour la nuit !
Antoine se débarrassa de son tee-shirt et de son jeans. Son caleçon cachait mal sa formidable érection. Il s’approcha d’Aude :
- Pas seulement pour la nuit, ma belle !
(À suivre)
Nous poursuivons, avec Sarah, l’écriture « à deux mains » de cette série. Nous vous conseillons de lire ou relire les onze épisodes précédents, parus depuis le 4 août 2024.
***
Nadine était toujours à genoux, le regard baissé, les épaules secouées de spasmes incontrôlables. Elle n’osait plus croiser le regard d’Aude, trop consciente de l’énormité de sa faute, trop honteuse de ce qu’elle avait fait. Encore et encore, elle murmurait des « Pardon », comme une litanie. Elle aurait préféré que son amante la maudisse, l’insulte, plutôt que de subir ce silence glacial, cette absence totale de réaction. Aude ne bougeait pas.
Aude n’était pas furieuse contre Nadine. Sa rage, sa haine, sa douleur, tout cela n’avait qu’un seul et unique destinataire : Daniel. Cet homme qui l’avait possédée, détruite, façonnée à son image, ce monstre qui ne cessait jamais d’étendre son ombre sur sa vie. Il l’avait une fois de plus souillée par procuration, en brisant sa Nadine, en profanant ce qu’il y avait de plus pur entre elles, de plus sacré, leur amour entre Nadine et elle.
Nadine, elle, n’avait fait que sous-estimer, dès le départ, la menace que représentait Daniel. Ou plutôt, elle avait cru pouvoir le raisonner, le maîtriser, user de son intelligence contre lui. En ultime ressort, acculée, elle avait cru qu’en se sacrifiant, elle mettrait un terme à cette guerre, qu’elle sauverait Aude en payant le prix de sa propre chair. Mais Daniel l’avait prise à son propre piège, il l’avait utilisée et humiliée, allant jusqu’à enregistrer cette terrible soirée.
Nadine, les lèvres tremblantes, le regard toujours baissé, rassembla tout ce qui lui restait de courage. Elle devait tout dire. Jusqu’au moindre détail. Elle ne voulait ni minimiser, ni édulcorer, ni se chercher d’excuses. Elle ne le méritait pas. Nadine n’avait plus aucune considération pour elle-même.
- Il m’a tout pris, Aude… souffla-t-elle d’une voix brisée. Tout.
Elle raconta tout, sans détour, sans ellipse, chaque humiliation, chaque ordre auquel elle s’était soumise. Elle parla du strip-tease, de la fellation qu’elle lui avait faite, de la façon dont il avait guidé sa tête, de son éjaculation au fond de sa gorge. Elle parla de la levrette, de la brutalité avec laquelle il l’avait prise, des mots obscènes qu’il avait soufflés à son oreille et de la manière dont son corps avait répondu.
Elle n’omit rien. Ni le billet de soumission qu’il lui avait fait lire. Ni la liasse d’argent qu’il avait glissée dans son sac, achevant de la réduire à l’état de simple marchandise entre ses mains, la traitant, elle, la fille de notables, la brillante avocate, comme une prostituée.
- Je l’ai pris, Aude… avoua-t-elle enfin dans un sanglot. Je l’ai pris sans protester… Je n’étais plus qu’un objet qu’il manipulait… et le pire…
Elle ferma les yeux une fraction de seconde, honteuse, puis les rouvrit, croisant enfin le regard d’Aude. En larmes, elle souffla :
- … le pire, c’est que j’ai joui.
Un silence écrasant s’abattit sur la pièce. Et puis, soudain, la gifle partit. Violente. Sèche. Elle claqua dans la pièce comme un coup de tonnerre. Nadine chancela sous l’impact, une brûlure fulgurante marquant sa joue.
- Espèce d’idiote… murmura Aude, la voix rauque d’émotion.
Son poing était toujours crispé, son regard toujours chargé de douleur. Nadine s’attendait à ce qu’elle continue, qu’elle la batte, qu’elle la rejette, qu’elle la chasse de sa vie, qu’elle lui dise que tout était fini entre elles. Mais au lieu de cela, Aude s’avança et sans prévenir, elle l’attrapa par le visage, posant ses mains de part et d’autre de ses joues rougies, et l’embrassa. Pas un baiser de colère, ni de frustration. Mais un baiser profond, brûlant, possessif. Nadine en eut le souffle coupé. Elle s’attendait à de la haine, du mépris, de la colère, elle se retrouvait submergée par une vague d’amour furieux.
Jamais Aude n’avait autant eu envie de Nadine. Elle la fit basculer en arrière, et d’un geste précis, entreprit de la débarrasser de ses vêtements souillés par la soirée qu’elle venait de vivre. Puis elle la poussa sur le lit, se coula contre elle, et sans un mot de plus, posa ses lèvres sur sa peau.
- Tu es à moi Nadine, et je suis à toi. Il est hors de question que Daniel détruise ça, tu m’entends ?
Nadine ne put retenir un gémissement alors qu’Aude introduisait ses doigts en elle, dans cette chatte que Daniel pilonnait brutalement il y a moins d’une heure. C’était comme si Aude cherchait à la marquer au fer rouge, à lui rappeler qui elle était, ce qu’elles étaient l’une pour l’autre. Nadine s’accrocha à elle comme à une bouée de sauvetage, s’abandonnant entièrement entre ses bras, laissant son amante panser ses plaies à sa manière.
- Tu sais ce qu’on va faire aujourd’hui ?
- Hein ? Dit Nadine dans un souffle.
- On va toutes les deux jouir jusqu’à l’évanouissement. Je veux te faire mourir de plaisir. Tu es ma salope, tu es mon amour !
Et elle descendit entre ses cuisses. Il ne fallut pas longtemps à Nadine pour jouir une première fois. Aude, qui, il y a quelques mois encore, n’avait aucune expérience saphique, était devenue une experte. Le reste de la nuit, elle ne laissa aucun répit à Nadine, chaque orgasme de son amante étant pour Aude une victoire, une revanche sur Daniel et un remède pour Nadine, un pansement sur ses blessures, atténuant provisoirement son immense sentiment de culpabilité. Ce n’est qu’au petit matin qu’Aude consentit à laisser son amante, épuisée moralement et physiquement, s’endormir, apaisée provisoirement, dans les bras de la femme de sa vie.
***
Aude découvrait une autre Nadine, si fragile, à qui elle avait pardonné. Nadine, elle, était incapable de s’absoudre. Mortifiée, elle estimait avoir commis une faute irréparable. Elle ne quittait pas la maison, ne touchait pas son téléphone, ne répondait à aucun appel. Elle restait prostrée, silencieuse, le regard perdu dans le vide, comme si elle n’existait plus vraiment. Elle avait beau sentir la chaleur d’Aude à ses côtés, entendre ses mots rassurants, son esprit restait prisonnier de cette terrible soirée, de ce qu’elle avait fait et surtout de ce qu’elle avait ressenti.
Mais Daniel, lui, n’en avait pas fini. Il voulait porter l’estocade.
Dès la matinée, une notification. Puis une autre. Puis une troisième. Le téléphone d’Aude vibrait sans relâche, comme un avertissement, un signal d’alarme. Aude, le visage fermé, attrapa son portable et déverrouilla l’écran. Son regard parcourut les messages, et aussitôt, un éclair glacé traversa ses prunelles. Daniel. Toujours lui. Il avait envoyé des vidéos. Des extraits soigneusement choisis, montés avec la précision d’un bourreau, destinés à une seule chose : broyer le lien fragile qui subsistait encore entre elles. Discréditer à jamais Nadine aux yeux de sa bien-aimée.
Il avait accompagné son dernier envoi par un message : « Dans le cas où tu veux vraiment savoir qui est la putain qui nous a séparé, ces vidéos sont très instructives. Je suis certain que, rien que de les visionner, ça devrait t’exciter à mort. Je te connais bien, Aude. Reviens à la maison et je te promets que je t’enverrai en l’air comme tu aimes ! Quitte cette gouine ! »
Sans un mot, Aude se leva, attrapa la télécommande du téléviseur et connecta l’écran au téléphone. D’un mouvement brusque, elle ouvrit la première vidéo et la lança.
Nadine sentit une vague d’angoisse et de honte l’envahir.
- Aude… murmura-t-elle.
- Non, tu vas regarder, Nadine.
La voix d’Aude était tranchante, inflexible. Il y avait dans son ton quelque chose de glacial, quelque chose qui signifiait qu’elle avait pris une décision, et que Nadine n’avait pas le choix.
Là, sous leurs yeux, Nadine apparut, à genoux, la bouche pleine, les larmes perlant sur ses joues tandis que Daniel lui maintenait fermement la tête.
- Regarde-toi, Nadine. Regarde-toi l’adorer.
Sa voix était basse, presque douce. Puis une autre scène. Nadine, cambrée sous le corps de Daniel, haletante, gémissante, soumise à ses assauts.
- Tu couines, Nadine. Tu l’implores, disait froidement Aude.
Les images défilaient, implacables. Nadine aurait voulu disparaître dans un trou noir. Mais Aude ne lui en laissait pas l’occasion. Elle la força à regarder chaque instant de sa propre humiliation, chaque expression de plaisir trahi qui tordait ses traits. Quand enfin la dernière vidéo se coupa, Aude laissa tomber la télécommande et tourna lentement la tête vers elle.
- Alors… Puisque tu aimes ça…
Elle se leva, s’éloigna quelques instants, puis revint avec un objet que Nadine reconnut aussitôt. Un gode-ceinture. Grand. Épais. Elle sentit un frisson parcourir son échine.
- Aude…
Mais Aude ne lui laissa pas le temps de parler.
- Déshabille-toi !
Nadine déglutit, cherchant dans le regard de son amante une trace d’affection, de réconfort. Mais il n’y avait que cette détermination froide, ce besoin de reprendre le contrôle, de lui faire comprendre, physiquement, brutalement, qu’elle lui appartenait. Elle n’allait pas lui faire l’amour. Elle allait la baiser !
- Déshabille-toi, Nadine, répéta Aude. Tout de suite.
Et alors, lentement, les mains tremblantes, Nadine obéit. Aude la poussa sur le canapé et vint entre ses jambes.
- Hier tu n’as pas eu l’occasion de tester cette position.
Elle enfonça deux doigts en elle sans la ménager. Nadine laissa échapper un râle de plaisir.
- Je vois que la vue de ce joujou te fait de l’effet, dit Aude en enfonçant ses deux doigts dans la bouche de Nadine. À présent, je veux que tu hurles comme tu l’as fait hier avec Daniel.
Sans lui laisser le temps de se préparer, s’aidant de sa main, elle enfonça le gode brutalement en elle, faisant lâcher à Nadine un cri.
- C’est exactement ce que je voulais entendre, lâcha froidement Aude. Maintenant nous allons voir si je m’y prends mieux que l’autre.
Tenant difficilement l’équilibre, elle essaya d’assurer un va-et-vient stable entre une Nadine qui se mordait la main pour ne pas hurler et elle.
- Je veux t’entendre me dire que tu aimes être baisée.
- Oui j’aime ça, gémit Nadine les larmes aux yeux.
- Tu veux que j’arrête ?
- Surtout pas, continue, défonce-moi. Fais-moi jouir.
- Attends tu vas voir ce qu’il en coute de me tromper. Salope, putain, chienne ! Tu es mon amour. Tu es à moi, à personne d’autre !
Aude reprit ses assauts avec de plus en plus de brutalité jusqu’au moment où Nadine, tremblante de la tête aux pieds, lâcha un gros cri, en jouissant, avec une violence qu’elle n’aurait jamais imaginé. La douce Aude était devenue dominatrice.
***
Daniel ne lâchait jamais prise. Il était comme un serpent, resserrant ses anneaux autour de sa proie, attendant le moment parfait pour frapper à nouveau. La gifle qu’il avait reçue, son arcade éclatée, son doigt tordu, tout cela n’était que des prétextes pour alimenter sa vengeance méthodique.
Il s’était présenté à l’hôpital, avait obtenu un certificat médical attestant de « coups et blessures », avec une ITT de 10 jours, puis s’était dirigé tout droit au commissariat pour déposer plainte contre Nadine. Il connaissait le système, savait comment l’exploiter à son avantage. Ce qu’il voulait, ce n’était pas la justice, mais la destruction pure et simple de sa rivale et la soumission d’Aude.
La convocation tomba rapidement. Un matin, alors que Nadine tentait tant bien que mal de sortir du lit, le téléphone sonna. Une voix administrative lui annonça qu’elle devait se présenter au commissariat pour y être entendue. Lorsqu’elle arriva, le teint blafard, elle eut droit à un interrogatoire rigoureux.
Daniel avait tout prévu. Il avait fourni son certificat médical, témoigné de son prétendu « calvaire » avec un aplomb qui forçait presque l’admiration. S’appuyant sur les enregistrements, Il s’était présenté comme la victime d’une lesbienne hystérique et violente, incapable d’accepter qu’un homme la remette à sa place. Il avait aussi joint des certificats de psychologues et de nombreux témoignages pour attester que cette « agression », qui suivait la brutale rupture d’une vie de famille « heureuse », l’avait brisé. A l’appui de sa victimisation, Daniel produisit de nombreux témoignages affirmant qu’il était un excellent mari et un très bon père. Daniel comptait bien obtenir de son adversaire le versement de lourds dommages et intérêts. Son rêve était de ruiner définitivement Nadine et même de l’envoyer en prison. C’est le but qu’il avait assigné à ses avocats.
Dans son état, Nadine, qui n’avait pas voulu d’avocat, se défendit très mal. Elle ressentait l’hostilité sourde du policier envers une avocate homosexuelle. Pire, Nadine, se laissant aller, revendiqua son geste, cracha sa haine, regrettant juste « de ne pas avoir tué ce salaud ».
Le rapport du policier fut accablant envers Nadine. La Procureure de la République la mit en garde contre tout contact avec « sa victime ». La sentence tomba comme un couperet : Nadine était poursuivie pour coups et blessures volontaires et menaces de mort, avec la perspective d’un procès en correctionnelle, où elle risquait jusqu’à trois ans de prison ferme. Mais le pire était encore à venir. Lorsqu’elle rentra chez elle, brisée, Aude lui tendit un courrier officiel, les mains serrées sur l’enveloppe.
- C’est arrivé tout à l’heure… murmura-t-elle.
Nadine arracha le papier d’un geste nerveux, parcourant les lignes froides du Conseil de l’Ordre des avocats. Une suspension. Immédiate. Le temps que son dossier disciplinaire soit examiné plus en profondeur.
Le monde bascula.
Son métier, sa carrière, son identité même, venaient de lui être arrachés en un claquement de doigts. Nadine se laissa tomber sur le canapé, perdue, les yeux vides. En quelques semaines, Nadine était passée du paradis, celui où elle vivait enfin cet amour avec Aude, dont elle avait tant rêvé, à l’enfer, la déchéance.
Nadine n’était désormais plus que l’ombre d’elle-même. Une sombre période commença pour elle. Elle était prostrée, souffrait d’insomnies, pleurait constamment, refusait de manger, ne s’intéressait plus à rien. Une période où, sans Aude, elle n’aurait pas tenu. Sans Aude, elle aurait certainement fait une bêtise. Les pensées tournoyaient dans sa tête comme un tourbillon infernal. Parfois, elle songeait à disparaître, à en finir une bonne fois pour toutes. D’autres fois, elle envisageait de retourner voir Daniel… pas pour négocier cette fois, mais pour lui enfoncer un couteau en plein cœur. Son esprit oscillait entre l’autodestruction et la vengeance, incapable de trouver un équilibre.
Aude veillait sur elle. Les rôles s’étaient inversés. C’était désormais elle qui la prenait en charge, qui la forçait à manger, qui l’empêchait de sombrer. Elle dormait à ses côtés chaque nuit, veillant sur elle comme sur une flamme vacillante.
Mais il y avait une chose sur laquelle elles ne parvenaient pas à s’entendre. Aude refusait d’accepter que Nadine ait pu réellement consentir à ce qui s’était passé avec Daniel.
- Il t’a forcée, Nadine. Il t’a manipulée, il a profité de ton état. Il t’a piégée comme il m’a piégée pendant des années.
Mais Nadine secouait la tête, obstinée.
- Non. J’ai dit oui. J’ai…
Elle s’interrompait toujours à ce moment-là, incapable d’aller au bout de sa phrase. Aude s’accrochait à son regard.
- Ce n’était pas un vrai oui, murmura-t-elle un soir en caressant ses cheveux. Tu étais piégée. Tu croyais pouvoir faire un marché avec lui. Mais tu n’avais pas le choix.
Elle voulait que Nadine porte plainte. Pour viol. Pour agression. Pour ce qu’il lui avait fait subir. Mais Nadine refusait.
- Personne ne me croira, Aude. Je l’ai laissé faire. Je l’ai… voulu. Je suis responsable.
Aude crispa les mâchoires.
- Non. Il t’a volé ton consentement.
Mais Nadine restait inflexible.
Daniel avait gagné une bataille. Mais la guerre n’était pas terminée.
Aude savait qu’elle devait agir. Depuis trop longtemps, elle avait été sous l’emprise de Daniel, prisonnière de ses manipulations, de ses jeux malsains, de son besoin constant de contrôle. Mais cette fois, elle ne voulait plus être une victime. Elle voulait reconstruire sa vie, et surtout, elle voulait sauver Nadine de l’abîme où elle sombrait un peu plus chaque jour et où elle se trouvait simplement parce qu’elle aimait Aude.
***
Aude reprit réellement sa vie en main. Elle allait terminer ce doctorat qu’elle avait interrompu sous la pression de Daniel. Elle allait reprendre le contrôle de son avenir, se donner un but, une direction.
Elle s’inscrivit à l’université. Rapidement, elle fut réintégrée, et avec une détermination nouvelle, elle se plongea dans ses recherches.
Mais cela ne suffisait pas. Il fallait aussi assurer le quotidien, prendre soin de Nadine, tenir la maison, payer les factures. Elle trouva un travail à temps partiel dans une agence bancaire, une fonction administrative qui lui permettait de gérer un emploi du temps modulable. Ce n’était pas passionnant, mais c’était stable, sécurisant. Cela lui donnait une indépendance financière qu’elle n’avait jamais eue depuis son mariage.
Et surtout, elle coupa Daniel de sa vie.
Plus un message. Plus un appel. Elle bloqua son numéro, supprima tous ses mails sans même les lire. Elle fit de même sur les réseaux sociaux, changea son adresse électronique, rendit impossible tout contact. Daniel pouvait crier, supplier, menacer, il ne pourrait plus l’atteindre.
Puis, avec une froide résolution, elle engagea la procédure de divorce.
Elle savait que ce ne serait pas simple. Daniel ne laisserait pas tomber si facilement. Il allait freiner la procédure autant que possible, trouver tous les moyens légaux pour la ralentir, lui compliquer la tâche. Et c’est exactement ce qu’il fit.
Les premières démarches furent accueillies par un silence méprisant de sa part. Puis vinrent les contestations, les demandes d’expertises inutiles, les faux arguments juridiques pour retarder l’inévitable. Il se battait pour garder un contrôle, ne serait-ce qu’administratif, sur elle.
Chaque coup qu’il lui portait, elle le contournait avec patience. Elle savait que la bataille serait longue, mais cette fois, elle ne reculerait plus. Elle était enfin prête à se battre. Pour elle. Pour Nadine.
Daniel fulminait. Chaque jour qui passait sans un signe d’Aude nourrissait un peu plus sa haine et sa frustration. Il avait cru qu’elle reviendrait en rampant, détruite par la trahison de Nadine, incapable de supporter l’idée qu’un autre ait possédé son amante. Mais elle ne l’avait pas fait. Pire encore, elle s’était reconstruite. Elle avançait sans lui.
Il ne pouvait pas le tolérer et c’était un stratège patient. Il connaissait les failles d’Aude.
Elle pouvait jouer la femme forte, l’amante dévouée, la compagne d’une seule femme. Mais il savait mieux qu’elle-même ce qui l’habitait réellement : ce feu insatiable, cette soif de soumission aux pulsions les plus primaires. Il n’avait pas besoin de la récupérer. Il avait juste besoin de lui rappeler ce qu’elle était vraiment.
Alors, il mit son plan en marche.
L’idée lui vint naturellement, comme une réminiscence d’un passé où il avait déjà brisé un rival. Barnabé… C’était il y a des années, mais la méthode restait valable. Aude pouvait bien jouer les lesbiennes convaincues, il savait que son corps finirait par la trahir, qu’elle ne pouvait se passer d’étreintes viriles.
Il se mit à chercher. Il lui fallait un homme jeune, séduisant, sûr de lui. Pas un prédateur brutal comme lui, non, un garçon charmant, léger, qui saurait faire fondre les résistances d’Aude avec douceur, sans jamais éveiller ses soupçons.
Il trouva rapidement.
Antoine. Il l’avait rencontré dans son club de tennis. Il était étudiant à l’université, dans la filière où Aude terminait son doctorat. Vingt-quatre ans, beau comme un mannequin, un sourire enjôleur, un corps athlétique. Le genre de garçon dont les femmes, même celles qui se pensent inaccessibles, finissent toujours par tomber sous le charme. Mais surtout, un jeune homme qui avait des besoins. De l’argent, des opportunités. Et Daniel savait se montrer très généreux quand il le fallait.
L’accord fut simple.
- Je veux que tu la séduises. Que tu l’amener à se rappeler qu’elle aime les hommes. Je veux que tu la baises comme la dernière des salopes.
Antoine haussa un sourcil, amusé.
- Elle est supposée être lesbienne, non ?
Daniel eut un rictus.
- Une lesbienne qui a passé vingt ans sous ma coupe. Crois-moi, elle ne peut pas avoir oublié ce que c’est qu’un vrai homme. Elle a besoin d’une queue. Je la connais.
Antoine n’eut aucune objection. Ce n’était pas la première fois qu’il faisait le gigolo. Il aimait le jeu de la séduction, et si en plus cela lui rapportait. Il entra en scène avec une aisance déconcertante. La première fois qu’il vit Aude, il se dit que Daniel lui avait confié une mission bien agréable. Cette femme était belle à couper le souffle ! C’était juré, elle serait à lui. Il suffisait de prendre son temps, de bien jouer au chat et à la souris
Il se plaça dans l’environnement d’Aude sans forcer. Des discussions légères entre deux cours, des regards appuyés, un sourire ici et là. Il n’était pas insistant, simplement présent. Un peu trop charmant, un peu trop attentif. Juste assez pour qu’Aude commence à le remarquer.
Antoine et Aude finirent par sympathiser. Antoine y alla de son compliment :
- Je ne veux pas te flatter Aude, mais tu es la plus brillante étudiante de notre formation. Mêmes les Profs le disent. Oh pardon, je vous ai tutoyé, sans m‘en rendre compte. Je m’en excuse !
- Il n’y a pas de soucis. Tu peux. On se tutoie entre étudiants, non ?
- Je n’osais pas. Tu m’impressionnes tellement. Tu es brillante, exceptionnelle et.. si belle, dit Antoine en baissant les yeux. Pardon, mais je suis sincère.
- Flatteur ! Tu ne sais même pas l’âge que j’ai.
- Je dirai entre 30 et 35 ans, maximum. Tu es, et de loin, la plus belle femme de cette université !
- Tu exagères vraiment ! J’ai 45 ans, je suis mère de deux enfants, une fille, étudiante de 20 ans et un garçon, un lycéen de 16 ans.
- Il a beaucoup de chance, ton mari.
- Je l’ai quitté il y a plusieurs mois. Je suis en instance de divorce.
- Je suis désolé !
- Ne le sois pas. Je me suis séparée d’un monstre.
- Accepterais-tu une invitation à diner, Aude ? En tout bien tout honneur. Entre camarades.
- J’espère bien ! Je pourrais être ta mère, tu sais !
- Je préfère les femmes mures, mais ne t’inquiète pas. Je n’ai aucune arrière-pensée.
- Dans ce cas, c’est OK. Il y a des siècles que je ne suis pas sortie, surtout avec un beau jeune homme.
C’était la première fois, depuis des semaines, qu’Aude laissait Nadine seule. Elle se rassura, en se disant que sa compagne allait enfin mieux. Elle ne voyait aucune mauvaise intention chez Antoine. De toute façon, elle n’avait pas l’intention de se comporter en cougar. Aucun homme ne l’avait approché depuis qu’elle avait quitté Daniel. Aude s’était convaincue que son amour pour Nadine avait fait d’elle une lesbienne endurcie. Donc elle ne risquait rien, surtout avec un garçon à peine plus âgé que sa fille aînée.
Au cours de ce déjeuner, Antoine se montra charmeur, attentif, respectueux. Il ne fit aucun geste équivoque, tout en multipliant les compliments qui firent rougir Aude.
Il fut généreux avec le vin, ce qui tourna la tête à Aude et la poussa à la confidence. Elle lui parla de ses enfants, qui lui manquaient ou encore de sa vie bien chargée entre son travail et ses études. Aude finit par dire qu’elle avait une compagne.
- Ça ne te choque pas ? Je suis devenue lesbienne.
- Ce n’est pas un problème. Du moment que tu es heureuse ! Dis-moi, un homme, ça ne te manque pas ?
Aude baissa les yeux, rougissant comme une gamine prise en faute :
- Oui, quelquefois, avoua-t-elle, confuse.
Excellent, se dit Antoine. Habillement, il ne poussa pas immédiatement son avantage.
Il lui dit son admiration pour tout ce qu’elle faisait, pour son courage. Il offrit de l’aider dans ses recherches, de travailler avec elle. Aude n’y vit pas malice. Elle accepta avec enthousiasme. Cette aide inattendue la soulagerait. Et puis ce jeune homme était si sympathique ! Il lui changeait les idées, elle qui, depuis des semaines, soutenait à bout de bras une dépressive.
Il raccompagna Aude au domicile des amantes, la tenant par le bras, car elle était ivre. Arrivés au pied de l’immeuble, Antoine embrassa Aude, en bon camarade. Mais le baiser se posa sur les lèvres de la jeune femme. Elle regarda l’étudiant dans les yeux. Antoine prit la jolie femme mure dans ses bras et prit possession des lèvres d’Aude, qui répondit avec fougue à ce baiser. Antoine la serra contre lui, les mains posées sur ses fesses. Elle sentit son érection et en fut troublée. Il n’aurait pas fallu grand-chose pour que tout bascule, dès ce soir-là. Mais Aude se reprit. Elle ne pouvait pas faire ça à Nadine, encore si fragile. Cela la détruirait.
- Antoine, non, il ne faut pas !
- Pardonne-moi, Aude. Je ne sais pas ce qui m’a pris ! J’espère que tu ne m’en veux pas.
- Tu n’as rien fait de mal. C’est juste que je ne peux pas, je ne dois pas faire ça !
- À demain, donc à la bibliothèque !
Aude était profondément troublée. Ce soir-là, elle prétexta une grande fatigue pour ne pas faire l’amour avec Nadine. Et pourtant, Aude ne pouvait s’endormir. Le bel étudiant occupait ses pensées. S’étant assurée que Nadine dormait profondément, Aude se caressa, en pensant à Antoine. Elle imaginait qu’il l’embrassait, qu’il la caressait, qu’il la prenait. Elle réalisa qu’elle avait envie de ce jeune homme, ce qui était une folie.
Sûr de lui, Antoine prit tout son temps pour refermer le piège. Aude et lui étaient tout le temps ensemble, en amphi, à la bibliothèque, à la cafétéria. Ils étaient devenus inséparables. Antoine ne faisait aucun geste équivoque. Aude sentait monter en elle une irrésistible tension érotique, une bouffée de désir. Le soir, Antoine et elle dinaient ensemble. Aude rentrait de plus en plus tard. Il la raccompagnait chaque soir jusqu’au domicile des amantes. Aude et Antoine s’étreignaient longuement, leurs baisers étaient passionnés. Habilement, Antoine ne poussait pas son avantage. Il attendait que les derniers barrages d’Aude cèdent. Plus d’une fois, Aude faillit passer à l’acte. Elle avait une envie irrépressible de ce garçon, et, au dernier moment, elle résistait. Il ne fallait pas. Elle ne pouvait pas faire ça à Nadine. Elle n’en n’avait tout simplement pas le droit.
Il lui arrivait, en rentrant en feu, après avoir résisté à la tentation, de demander Nadine qu’elle aille « tout de suite » chercher le gode-ceinture, puis d’exiger de son amante qu’elle la baise, qu’elle la « démonte comme une salope ». Pendant que Nadine la besognait, Aude fermait les yeux, sentant monter le plaisir, s’imaginant que c’était Antoine qui la baisait.
Nadine comprit qu’il se passait quelque chose. Un soir, elle fit à son amante une scène de jalousie :
- Aude, que nous arrive-t-il ? Tu rentres toujours plus tard. Tu prétends que tu es fatiguée. Nous ne faisons presque plus l’amour, sauf les jours où tu exiges que je te baise avec le gode-ceinture. Moi j’ai envie d’autre chose, de caresses, de baisers, de tendresse.
- Figure-toi que je suis vraiment fatiguée avec tout ce que je fais. Car moi je travaille, pendant que Madame reste à la maison, en prétextant une dépression. Je te rappelle que c’est moi qui t’entretiens alors que toi tu ne fais rien de toute la journée, pas même le ménage ou la cuisine.
Nadine pâlit devant les reproches d’Aude.
- Tu ne m’aimes plus Aude. Tu me trompes, j’en suis certaine ! Avec qui ?
- Je t’aime toujours et je suis fidèle. Il me semble que, toi qui a couché avec Daniel, et qui a pris son pied avec lui, tu es la plus mal placée pour me faire une crise de jalousie.
Nadine, en larmes, quitta la pièce. Ce soir-là, pour la première fois depuis qu’elles vivaient sous le même toit, les deux femmes firent chambre séparée.
Le lendemain, Aude avait pris sa décision. Elle devait aller au bout de ses désirs avec Antoine. Ça l’obsédait. Elle en devenait folle. Elle avait tellement envie de lui. Il suffisait que Nadine n’en sache rien.
À l’issue du dernier cours, c’est Aude qui dit à Antoine :
- Ce soir, on va travailler chez toi.
- Avec plaisir, ma belle.
Elle envoya un SMS à Nadine : « Bonsoir ma chérie. Ce soir, je rentrerai très tard. J’ai un travail à finir avec un autre étudiant. Ne m’attends pas. Bisous »
Aude eut honte. Elle mentait à Nadine, pour la première fois. Puis elle se rassura, en pensant à ce que Nadine avait fait avec Daniel. Et puis elle se dit qu’elle n’avait pas de compte à lui rendre, qu’elle avait une envie irrépressible de baiser avec ce beau jeune homme. Devant la cour discrète et assidue d’Antoine, Aude était très fière de susciter le désir d’un garçon de cet âge.
Ils arrivèrent à la chambre de bonne d’Antoine, après avoir grimpé en courant les sept étages.
Une fois qu’ils entrèrent dans la pièce, Aude s’adressa à Antoine. En même temps, elle ouvrit son chemisier, sous lequel elle n’avait pas mis de soutien-gorge.
- En fait, je ne suis pas venue pour travailler, mais pour autre chose. Quelque chose dont toi et moi, nous avons envie depuis des semaines.
Aude fit alors tomber sa jupe, ne conservant qu’un string, alors que sa poitrine traduisait son désir, avec ses tétons en érection :
- Viens, Je suis à toi, pour la nuit !
Antoine se débarrassa de son tee-shirt et de son jeans. Son caleçon cachait mal sa formidable érection. Il s’approcha d’Aude :
- Pas seulement pour la nuit, ma belle !
(À suivre)
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16 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
Beaucoup de lecteurs semblent très surpris du comportement de Aude dans ce récit. C’est drôle moi je n’y vois qu’un déroulement logique de l’histoire.
Les deux auteures racontent un peu ici leurs vécus avec la sensibilité nécessaire pour en faire un bon récit.
Il ne faut pas oublier que les deux auteures ont, jusqu’à pas si longtemps, et probablement encore aujourd’hui , une vie assez active sexuellement et aussi très débridée. Beaucoup de situations, d’actions que je jugeais et que je juge toujours inappropriées ont été vécues par les auteures. Je me souviens de certains commentaires très sévères que j’ai écrit suite aux publications de Olga dont je jugeais ses actions complètement hors routes et très
condamnables.
Des passages que j’ai lus qui me faisaient dresser le poil, pas seulement sur mes bras mais sur tout mon corps et qui ne me lassaient pas indifférents. Il fallait que je réagisse.
C’est probablement alors la raison pour laquelle je n’ai pas réagi lorsque j’ai lu le dernier chapitre publié.
La base de cette histoire est la vie vécue par ses deux auteures. Une vie dont certains moments ont probablement été très appréciés par ces dernières mais des moments aussi qui les répugnent au plus haut niveau.
Je ne m’attends pas à une grosse vengeance. Probablement une vengeance plus psychologique que physique parce que ces deux femmes ont certainement pensé et développer dans leurs têtes , suite à leurs expériences, une vengeance qui d’après eux seraient la plus fatale.
Pour ceux qui ne comprennent pas ce commentaire je vous suggère de lire les récits de OlgaT depuis son début, depuis la première lettre de la première phrase de son premier récit.
Certains pourraient trouver cette lecture très difficile.
J’ai moins lu la biographie de Sarah parce que pour moi, on ne lit qu’une seul fois ces faits vécus.
J’attends le chapitre de la vengeance avec impatience.
Les deux auteures racontent un peu ici leurs vécus avec la sensibilité nécessaire pour en faire un bon récit.
Il ne faut pas oublier que les deux auteures ont, jusqu’à pas si longtemps, et probablement encore aujourd’hui , une vie assez active sexuellement et aussi très débridée. Beaucoup de situations, d’actions que je jugeais et que je juge toujours inappropriées ont été vécues par les auteures. Je me souviens de certains commentaires très sévères que j’ai écrit suite aux publications de Olga dont je jugeais ses actions complètement hors routes et très
condamnables.
Des passages que j’ai lus qui me faisaient dresser le poil, pas seulement sur mes bras mais sur tout mon corps et qui ne me lassaient pas indifférents. Il fallait que je réagisse.
C’est probablement alors la raison pour laquelle je n’ai pas réagi lorsque j’ai lu le dernier chapitre publié.
La base de cette histoire est la vie vécue par ses deux auteures. Une vie dont certains moments ont probablement été très appréciés par ces dernières mais des moments aussi qui les répugnent au plus haut niveau.
Je ne m’attends pas à une grosse vengeance. Probablement une vengeance plus psychologique que physique parce que ces deux femmes ont certainement pensé et développer dans leurs têtes , suite à leurs expériences, une vengeance qui d’après eux seraient la plus fatale.
Pour ceux qui ne comprennent pas ce commentaire je vous suggère de lire les récits de OlgaT depuis son début, depuis la première lettre de la première phrase de son premier récit.
Certains pourraient trouver cette lecture très difficile.
J’ai moins lu la biographie de Sarah parce que pour moi, on ne lit qu’une seul fois ces faits vécus.
J’attends le chapitre de la vengeance avec impatience.
Le peu de lecteur est décevant, moi particulièrement j'adore, Bravo aux auteures continuées.
Valériane
Valériane
@Didier, comme prévu, l'affrontement avec Daniel est loin d'être une promenade de santé. Tour à tour, les amoureuses vont être mises à l'épreuve, mais réussiront-elles à triompher du marionnettiste qui ne souhaite que leur destruction ? Espérons que la chute de Daniel soit aussi jouissive que dans votre imagination.
@Linsee, merci !
@Dyonisia, l'hypersexualité reste le point faible d'Aude. Il n'est donc pas étonnant que Daniel, qui la connaît depuis toujours, l'attaque sur ce front. C'est désormais Aude qui sera éprouvée à un moment critique, où Nadine est "à terre".
@Maurice, en effet !
@Julie, nous espérons toujours que les fins soient heureuses...
@Daniel, je confirme ce que dit Olga. Toute personne hypersexuelle qui part à la découverte de sa sexualité rencontre tôt ou tard des hommes sans scrupules, prêts à s'abaisser très bas pour obtenir ce qu'ils veulent. Et toutes les femmes ne parviennent pas à échapper à leurs dominateurs toxiques.
@Jacques du Canada, j'espère que la suite sera à la hauteur de vos attentes. Daniel doit être puni, c'est un fait, mais combien de coups durs portera-t-il à nos deux amoureuses avant de s'effondrer ?
@Lectrice Anonyme, en effet, oui...
Sarah T.
@Linsee, merci !
@Dyonisia, l'hypersexualité reste le point faible d'Aude. Il n'est donc pas étonnant que Daniel, qui la connaît depuis toujours, l'attaque sur ce front. C'est désormais Aude qui sera éprouvée à un moment critique, où Nadine est "à terre".
@Maurice, en effet !
@Julie, nous espérons toujours que les fins soient heureuses...
@Daniel, je confirme ce que dit Olga. Toute personne hypersexuelle qui part à la découverte de sa sexualité rencontre tôt ou tard des hommes sans scrupules, prêts à s'abaisser très bas pour obtenir ce qu'ils veulent. Et toutes les femmes ne parviennent pas à échapper à leurs dominateurs toxiques.
@Jacques du Canada, j'espère que la suite sera à la hauteur de vos attentes. Daniel doit être puni, c'est un fait, mais combien de coups durs portera-t-il à nos deux amoureuses avant de s'effondrer ?
@Lectrice Anonyme, en effet, oui...
Sarah T.
Je suis d'accord avec la lectrice anonyme. Le comportement d'Aude est stupide et inadmissible. comment ose-t-elle trahir une personne qui a tout donné, tout sacrifié pour elle.
Honte à elle!
Clara
Honte à elle!
Clara
@ lectrice anonyme, oui Aude est tombée dans le piège que Daniel lui a tendu. Il connait ses points faibles. On peut en effet lui reprocher de cacher la vérité à Nadine. Peut-être Aude craint-elle sa réaction ou espère-t-elle conserver ses deux amours. Le mensonge, même par omission, est toujours une erreur, sinon une faute;
@ Julie, c'est exact!
@ lecteur anonyme: à suivre
@ Daniel, merci, la suite ne devrait pas vous recevoir. Sarah confirmera. Oui, il y a du vécu dans cette histoire
@ Jacques, vous avez raison. Daniel a gagné une manche, pas la partie!
@ lecteur anonyme: à suivre
@ Daniel, merci, la suite ne devrait pas vous recevoir. Sarah confirmera. Oui, il y a du vécu dans cette histoire
@ Jacques, vous avez raison. Daniel a gagné une manche, pas la partie!
Aude n’a pas réfléchi et va se faire couilloner par Daniel
Elle n’a pas retenu la leçon et en plus elle a menti à Nadine.
Elle n’a pas retenu la leçon et en plus elle a menti à Nadine.
Je trouve le jeu de Daniel avec la justice française est un peu facile. La justice française n’est pas à ses premiers émois concernant les activités sexuelles de ses citoyens. L’expérience en droit de Nadine aurait certainement été capable de pulvériser les accusations de Daniel. Mettons ces difficultés sur la défaite sentimentale de Nadine qui a probablement perdu tous ses moyens.
La même situation concernant Nadine et Daniel est en train de se répéter avec Aude et Antoine. Ce sera 1 à 1 dans le pointage. Les filles sont rendus à se maltraiter au lieu de s’unir pour affronter éventuellement le monstre. On dirait que leur objectif de vengeance n’est plus d’actualité.
Probablement que cette histoire avec Antoine va mettre les pieds à terre de ces deux amoureuses et qu’elles vont organiser un guet-apens digne de l’expérience des deux auteures de cette histoire.
A suivre
La même situation concernant Nadine et Daniel est en train de se répéter avec Aude et Antoine. Ce sera 1 à 1 dans le pointage. Les filles sont rendus à se maltraiter au lieu de s’unir pour affronter éventuellement le monstre. On dirait que leur objectif de vengeance n’est plus d’actualité.
Probablement que cette histoire avec Antoine va mettre les pieds à terre de ces deux amoureuses et qu’elles vont organiser un guet-apens digne de l’expérience des deux auteures de cette histoire.
A suivre
Olga Sarah quel chapitre vous avez du en subir pour écrire ce passage trsombre ou malheureusement Daniel par ses fourberies, ses connaissances, ses appuis arrivent à mettre à terre la naïve Nadine qui petit a petit sombre dans la dépression. Aude devient sa protectrice mais garde en fonds que sa bien aimée à céder à cet ignoble Daniel dans son fonds elle se reproche de ne pas avoir réussi à la retenir le jour du guet à pens mais elle se reprend plus combative et la on se rend compte qu’a armes égales elle est plus forte que ce monstre de Daniel mais lui est très stratège et met en place un nouveau plan pour détruire ce couple de femmes qu’il maudit du fait de sa grande misogynie. Il embauche un jeune luron Antoine pour faire retomber Aude dans ses travers hélas cette dernière succombé et néglige Nadine mais les dernières lignes nous font craindre le pire toutefois le gigolo paye par ce maudits Daniel sera t il à la hauteur pour satisfaire une hypersexuelle en manque. Le prochain texte ́oui éclairera et j’attends avec impatience la déchéance complète de Daniel. Merci encore aux 2 auteurs pour cette magnifique histoire qui je pense reprend une partie de leur vécu.
Daniel rien à voir plutôt son opposé
Daniel rien à voir plutôt son opposé
Hum j'attends avec impatience la baise promise entre Aude et Antoine. Il va la démonter!
@ Didier, tour à tour, Nadine et Aude ont montré leurs forces et leurs faiblesses. Aude a su prendre les choses en mains, au moment où sa douce Nadine, mortifiée, apparait comme brisée. Mais Daniel connait "le talon d'Achille" de son ex, son hypersexualité. Aude se laisse tenter par le bel Antoine. Quelles seront les conséquences? Comment va réagir Nadine si elle apprend la vérité? les deux amoureuses ne sont pas encore sorties de leurs épreuves.
@ Linsee, merci. c'est déjà envoyé à HDS. J'informerai dès que sera connue la date de publication.
@ Dionysia, oui Aude est à la fois inattendue et prévisible. Inattendue dans sa réaction face à la "faute de Nadine". Prévisible quand elel rencontre la tentation.
@ Maurice, oui Daniel connait bien les faiblesses de la belle Aude.
@ Linsee, merci. c'est déjà envoyé à HDS. J'informerai dès que sera connue la date de publication.
@ Dionysia, oui Aude est à la fois inattendue et prévisible. Inattendue dans sa réaction face à la "faute de Nadine". Prévisible quand elel rencontre la tentation.
@ Maurice, oui Daniel connait bien les faiblesses de la belle Aude.
On découvre deux facettes inattendues de la personnalité des amantes, une Aude dominatrice et une Nadine très fragile. Daniel va-t-il parvenir à ses fins, à savoir séparer les deux femmes?
Julie
Julie
Aude semblait forte, prenant les choses en mais. Et, à la fin, elle cède à la tentation, au piège de Daniel. Celui-ci connait bien ses faiblesses!
Maurice
Maurice
Relapse ! Relapse ! Relapse, Aude, fille perdue qui retombe dans le péché !
Meuh non, je plaisante. Quoique... Nous découvrons une nouvelle facette de la belle Aude, dominatrice qui s'ignorait, et bisexuelle déterminée, qui prend l'ascendant sur une Nadine plus fragile qu'elle n'apparaissait, et torturée de honte au point d'en perdre toute combativité. Mais n'est-ce pas justement là la preuve de l'amour indéfectible de nos deux amantes ? Lorsque l'une faiblit, l'autre la soutient, c'est l'assurance de l'avenir de leur couple.
Quant au petit gigolo, cet Antoine plus pantin que tombeur, sans doute pense-t-il atteindre le but de sa mission, mais il nous faudra attendre le prochain épisode pour savoir ce qu'il en résultera réellement. Nos deux auteures aiment ménager leurs effets. Ne nous en plaignons pas !
Merci chères Olga et Sarah
Meuh non, je plaisante. Quoique... Nous découvrons une nouvelle facette de la belle Aude, dominatrice qui s'ignorait, et bisexuelle déterminée, qui prend l'ascendant sur une Nadine plus fragile qu'elle n'apparaissait, et torturée de honte au point d'en perdre toute combativité. Mais n'est-ce pas justement là la preuve de l'amour indéfectible de nos deux amantes ? Lorsque l'une faiblit, l'autre la soutient, c'est l'assurance de l'avenir de leur couple.
Quant au petit gigolo, cet Antoine plus pantin que tombeur, sans doute pense-t-il atteindre le but de sa mission, mais il nous faudra attendre le prochain épisode pour savoir ce qu'il en résultera réellement. Nos deux auteures aiment ménager leurs effets. Ne nous en plaignons pas !
Merci chères Olga et Sarah
J'ai aimé, j'attends la suite
Linsee
Linsee
Olga, Sarah,
C’est là encore un chapitre très sombre, avec ces rebondissements, qui ne sont pas ceux que j’avais escomptés découvrir.
En effet, malgré de chaudes retrouvailles, où Aude est toutefois tiraillée entre colère et pardon, Nadine et elle sont toujours autant sournoisement attaquées par cet infâme Daniel, aussi tenace et coriace que du chiendent dans son objectif de récupérer Aude.
Et c’est tout d’abord la pauvre Nadine qui en fait les frais, tombant totalement en dépression, après avoir perdu à la fois sa réputation et son travail, résultats indirects de sa funeste confrontation avec cet abject personnage de Daniel.
Et puis c’est au tour d’Aude, qui ayant pourtant bien rebondis afin de soutenir sa bien-aimée, de se voir séduire par cet Antoine, ce gigolo de circonstance embauché par ce perfide Daniel. Une Aude qui, ne suivant que ses envies, ses pulsions, succombe aux charmes d’Antoine, se donne à lui Finalement.
Elle vient ainsi, sans le savoir, de tomber dans l’habile piège tendu par son odieux époux qui n’espère que cela, la faire retomber dans ses travers passés, afin de provoquer une irrémédiable rupture avec Nadine, sa rivale…
Et oui effectivement, ce n’est pas là la suite que j’espérais lire, celle d’un Daniel encore et toujours triomphant. Toutefois, il démontre que le monde n’est pas aussi beau, aussi rose, que l'on pourrait croire et que surtout il doit être bien difficile de se sortir des griffes d’un tel prédateur, et je pense que toute deux vous en savez la aussi quelque chose. J’ai le sentiment néanmoins et surtout nuls doutes que la chute de Daniel n'en sera tout autant plus inopinée que brutale pour lui, et surtout peut-être plus savoureuse, plus jouissive à lire…
Didier
C’est là encore un chapitre très sombre, avec ces rebondissements, qui ne sont pas ceux que j’avais escomptés découvrir.
En effet, malgré de chaudes retrouvailles, où Aude est toutefois tiraillée entre colère et pardon, Nadine et elle sont toujours autant sournoisement attaquées par cet infâme Daniel, aussi tenace et coriace que du chiendent dans son objectif de récupérer Aude.
Et c’est tout d’abord la pauvre Nadine qui en fait les frais, tombant totalement en dépression, après avoir perdu à la fois sa réputation et son travail, résultats indirects de sa funeste confrontation avec cet abject personnage de Daniel.
Et puis c’est au tour d’Aude, qui ayant pourtant bien rebondis afin de soutenir sa bien-aimée, de se voir séduire par cet Antoine, ce gigolo de circonstance embauché par ce perfide Daniel. Une Aude qui, ne suivant que ses envies, ses pulsions, succombe aux charmes d’Antoine, se donne à lui Finalement.
Elle vient ainsi, sans le savoir, de tomber dans l’habile piège tendu par son odieux époux qui n’espère que cela, la faire retomber dans ses travers passés, afin de provoquer une irrémédiable rupture avec Nadine, sa rivale…
Et oui effectivement, ce n’est pas là la suite que j’espérais lire, celle d’un Daniel encore et toujours triomphant. Toutefois, il démontre que le monde n’est pas aussi beau, aussi rose, que l'on pourrait croire et que surtout il doit être bien difficile de se sortir des griffes d’un tel prédateur, et je pense que toute deux vous en savez la aussi quelque chose. J’ai le sentiment néanmoins et surtout nuls doutes que la chute de Daniel n'en sera tout autant plus inopinée que brutale pour lui, et surtout peut-être plus savoureuse, plus jouissive à lire…
Didier

