Le journal de Luxurie Ep3 : Le parrain

- Par l'auteur HDS Miss Roxy -
Récit érotique écrit par Miss Roxy [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur femme.
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Récit libertin : Le journal de Luxurie Ep3 : Le parrain Histoire érotique Publiée sur HDS le 15-12-2024 dans la catégorie Entre-nous, hommes et femmes
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Le journal de Luxurie Ep3 : Le parrain
Dans les épisodes précédents : Après avoir franchi le pas d'une première expérience adultérine, Roxanne retrouve sa vie trop calme de compagne délaissée par son mec. Même si elle continue à voir de temps à autres Alexandre, la distance et la vie de famille de ce dernier rendent leurs rencontres trop épisodiques à son goût. Elle profite de la visite de Franck, on meilleur ami, pour se confier. Mais Roxanne, amoureuse en secret de Franck depuis déjà un moment, espère un jour avoir sa chance...

oooOooo

Mars 2011

Si, pour moi, un prénom devait symboliser l’homme parfait, ce serait Franck. Mon fantasme absolu ! Bad boy au cœur d’ange, l’intensité de son regard n’a d’égale que la douceur de son sourire. La première fois que mes yeux se sont posés sur lui, j’ai su qu’il serait quelqu’un à part dans ma vie.

Nous nous étions rencontrés il y a presque deux ans, lors d’une soirée foot organisée chez des potes. C’était pour un match de l’équipe de France dont je n’ai plus aucun souvenir, comme trop souvent avec les matches des Bleus malheureusement, mais nous avions découvert à cette occasion que nous étions des supporters inconditionnels du même club : Liverpool. Oui, je sais, je suis une femme pleine de surprises qui gagne à être connue et qui n’aime pas marcher seule. Les initiés comprendront… Mais revenons au sujet qui nous préoccupe.

Le coup de foudre existait bien, cette rencontre m’en avait persuadée, mais le timing était horrible. J’étais enceinte de quelques semaines et, de son côté, Franck allait se marier. Nous étions faits l’un pour l’autre pourtant, j’en étais sûre. La moto, le cinéma, le rock, le sport, les animaux, sont une liste non exhaustive des passions que nous avons en commun. Et à chaque fois que nous nous croisions, un autre item s’y rajoutait.

A un moment je me suis même demandé s’il ne valait pas mieux mettre un terme à notre relation. Je craignais de souffrir de cette amitié dont je ne voulais pas me contenter. Je rêvais de tellement plus ! Une résolution radicale que je fus incapable de prendre. Au contraire, je lui demandai d’être le parrain de ma fille. Après tout, quitte à se gaufrer, autant ne pas faire les choses à moitié.

C’était d’ailleurs à ce titre qu’il m’avait demandé, plus tôt dans la journée, s’il pouvait passer en fin d’après-midi. Le weekend dernier il n’avait pas pu venir à l’anniversaire de Charlotte et souhaitait se faire pardonner en lui apportant son cadeau. Une nouvelle peluche qu’elle allait sûrement devoir partager avec sa maman adorée.

Dimitri n’était pas là, ce qui était plutôt une bonne nouvelle, vu que Franck ne le supportait pas. Qu’il délaisse Charlotte et abandonne son rôle de père, cela ne passait pas. En plus, même si je m’étais résolue à ce qu’il n’y ait rien entre nous, tout du moins pour l’instant, je voulais profiter égoïstement de chaque moment que notre amitié platonique nous offrait.

C’est ainsi que lorsque l’interphone se fit entendre, mon rythme cardiaque s’accéléra. Obligée de passer devant le grand miroir fixé au mur pour atteindre la porte, je fis un check rapide de mon apparence. Bermuda en jean bleu clair, large débardeur blanc laissant entrevoir sur les côtés mon soutien-gorge rouge et claquettes noires de la célèbre marque à la virgule. Juste assez pour que Franck puisse imaginer ce dont il pouvait avoir envie sans lui suggérer une quelconque provocation de ma part. La tenue que n’importe quelle fille pourrait porter lorsqu’elle invite chez elle son meilleur ami masculin. Sauf qu’il n’était pas que ça… Et me voilà en train de me débarrasser prestement de mon soutif juste avant que les portes coulissantes de l’ascenseur ne s’ouvrent.

- Salut toi, l’accueillis-je ne lui claquant la bise. Comment tu vas ?
- Salut ma belle. A part la RATP qui chaque jour me casse un peu plus les couilles, ça va plutôt pas mal et toi ?
- A part mon mec qui chaque jour me casse un peu plus les couilles que je n’ai pas, ça va plutôt pas mal, merci, répliquai-je en rigolant.
- Il n’est pas là ? Rassure-moi ?

Ce que j’adore chez lui, c’est que rien ne l’arrête. Si Dimitri avait été dans l’appartement, cela aurait été le même tarif. Cette question posée à haute et intelligible voix n’aurait pu lui échapper et Franck s’en foutait royalement.

- Non, lui confirmai-je. C’est samedi soir et monsieur à des choses plus « intéressantes » à faire que d’être avec sa famille.

Franck eut la subtilité de ne pas poursuivre sur le sujet.

- Tiens… Ca c’est pour Charlotte. Et celui-ci est pour toi. Ca t’évitera de lui piquer le sien.

Dans la main droite il tenait un ourson blanc parfait pour une petite pitchoune de son âge et, dans la gauche, son jumeau d’une taille supérieure. Plus adapté à une grande fifille comme moi, je le pris immédiatement dans mes bras en jouant la gamine surexcitée recevant un cadeau inattendu.

- Merci ! Merci ! Merci ! Il est trop chou !

Ma réaction, peut-être légèrement surjouée, fit rire Franck. J’aurais aimé serrer un autre nounours contre moi, mais j’allais devoir me contenter de ce jouet à la douceur infinie.

- La princesse est dans son lit ?
- Ouaip ! Tu peux y aller, elle ne dort pas, lui dis-je avant d’aller déposer Teddy dans ma chambre.

Ce nom m’était apparu comme une évidence. Je n’allais tout de même pas l’appeler Franck ? Penser à cette éventualité me provoqua un petit un rire étouffé. Je l’embrassai de toutes mes forces et le posai à ma place, sur le côté droit du lit.

Quand j’arrivai dans la chambre de Charlotte, elle était dans les bras de son parrain et gazouillait de plus belle. Elle était heureuse, ça se voyait. Une vague d’émotion me submergea. Je sentis ma gorge se serrer et les larmes me monter aux yeux. Si je savais déjà que Franck était l’homme que je voulais pour moi, il m’apparaissait devant ce tableau idyllique qu’il était aussi le père idéal pour ma fille.

- Ca va ma belle ? s’inquiéta Franck. Tu as l’air à l’ouest.
- Hein ? Euh… Ouais. Pleine forme. Je te sers un verre ?
- Avec plaisir.
- Rhum coca comme d’habitude ou plus light ? J’ai de la bière au frigo si tu préfères.
- Non. Rhum coca, parfait.

Puis il m’asséna un premier uppercut qui m’étourdit quelques secondes :

- Je ne peux pas encadrer ton mec mais je lui reconnais au moins deux qualités : il a bon goût pour le rhum autant que pour les femmes.

Je faillais rajouter : « dommage qu’il en consomme un plus que l’autre » mais m’abstins. Au lieu de ça je laissai Franck recoucher Charlotte et me dirigeai vers le salon. Les verres servis, je pris place sur le canapé en attendant qu’il vienne me rejoindre.

- Chacha s’est endormie ?
- Non. Pas encore. Mais ça ne saurait tarder.

Franck s’assit à mes côtés. Nous trinquâmes à nous, à la paix dans le monde ou à toute autre banalité servant de prétexte à la première gorgée d’un verre alcoolisé. Il me parlait de son boulot, je faisais du même avec le mien. Nos derniers films vus au cinéma, nos coups de cœur musicaux, des nouvelles de nos connaissances communes et j’en passe… Voici, en substance, le contenu d’une discussion entre deux amis qui se voyaient régulièrement et qui n’allaient pas tarder à prendre congé. Mais c’était sans compter sur mon téléphone qui se mit à vibrer sur la table basse, m’indiquant l’arrivée d’un message :

< Chérie je reste dormir chez Seb. Je rentrerai vers midi. A demain. Bisous.

D’un geste d’énervement, je renvoyai l’objet de là où il était venu. Un peu trop fort puisqu’il glissa sur le verre de la table pour finir sa course, par terre, sur le parquet.

- Un souci ma belle ?
- T’inquiète… Comme je te disais tout à l’heure, Dimitri préfère ses potes et sa PS à sa femme et à sa fille.
- Quel bouffon, grogna Franck avec qui je ne pouvais qu’être d’accord.
- Ca te dit de rester du coup ? On se commande une pizza ?
- Pourquoi pas. Avec plaisir. Cathy est chez ses parents.
- Oui, tu me l’avais dit. Sinon je ne te l’aurais pas proposé, rétorquai-je avec un clin d’œil taquin.
- Ah bon ? Je ne m’en souviens même plus. Il faut croire que tu me perturbes.

Deuxième missile de la soirée qui me laissa dubitative. Presque sonnée.

- Toujours une orientale en pan ? Je vais commander tout de suite, poursuivis-je l’air de rien.
- Ouaip ! Et puis à défaut d’enterrer ton mec, on va enterrer sa bouteille de rhum.

Franck nous servit une nouvelle tournée qui annonçait quelques vertiges et autres fous rires nerveux. Je validai pleinement le programme.

- Après il va se demander pourquoi il est cocu…

La troisième bombe c’est moi qui venais de la faire exploser dans un soupir où se mélangeait énervement et lassitude. Surprit, doutant peut-être d’avoir bien entendu, Franck me regarda avec les yeux ronds de la surprise. Si nous n’avions jamais eu de problème à parler de nos situations de couples, le sexe était un thème que nous n’avions jamais « approfondit », si je puis m’exprimer ainsi. Il y avait bien eu quelques vannes, voir quelques piques échangés, mais rien de plus précis quant à nos vies intimes présentes comme passées. Une amitié homme femme a certaines limites qui sont presque une évidence.

- Ca fait quelques temps que j’ai une relation un peu plus qu’amicale avec un ancien pote de lycée, dis-je face à l’hésitation de mon voisin à embrayer sur mes précédents propos. Il habite Bordeaux, du coup on se voit rarement.
- Santé ! m’interrompit Franck qui leva son verre pour porter un toast. Je ne vais pas pleurer sur le sort de Dimitri ! Et je suis content pour toi ma belle.

Je le remerciai avant de me lancer dans le récit plus détaillé de cette liaison à distance. J’étais tellement concentrée sur le fait de ne rien oublier que je ne prêtai même pas attention au fait que mon verre venait de se (re)remplir. Pas plus qu’au langage de plus en plus explicite que j’employais pour décrire les quelques chapitres de mon histoire avec Alexandre.

Ce fut d’ailleurs au moment où j’expliquai à Franck que j’avais offert à mon amant bordelais la première pipe de sa vie que l’interphone sonna. C’était le livreur de chez Pizza Hut que je réceptionnai sur le palier avec un sourire un peu vaseux. Les premiers effets du rhum se faisaient ressentir. Cela ne m’empêcha cependant pas de capter le regard du jeune homme à la vingtaine bien tassée, tenter d’apercevoir un bout de sein dans l’échancrure de mon débardeur. Il est vrai que j’avais ôté mon soutien-gorge juste avant l’arrivée de Franck, l’attitude du livreur à mon égard venait de me le rappeler.

- Vous pouvez garder la monnaie, dis-je à ce dernier en lui tendant les deux billets que j’avais préalablement préparés.
- Heu… Merci mademoiselle, répondit-il, hésitant à me demander si je ne m’étais pas trompée. Merci beaucoup même.

Il faut dire que ça ne devait pas lui arriver tous les jours que quelqu’un lui laisse un pourboire avoisinant les 10€. J’avais l’alcool généreux à l’époque. Au point qu’il repartit avec, en bonus, une vue imprenable sur ma poitrine lorsque je ramassai mes clés « malencontreusement » tombées au sol. Quelle idée d’avoir mis un haut aussi ample ! Incorrigible provocatrice que je suis.

- Chaud devant, annonçai-je en revenant au salon les bras chargés.

Franck était allé chercher couverts, serviettes et tout ce qu’il fallait pour déguster ce repas trois étoiles. Du coin canapé au coin salle à manger il n’y avait qu’un pas que nous fîmes accompagnés de la bouteille de rhum déjà bien entamée. Il fallait éponger et nous ne nous fîmes pas prier pour nous jeter sur les premières parts prédécoupées de nos pizzas. Surtout que, une fois n’est pas coutume, elles étaient encore chaudes.

- Putain ça fait du bien de manger !
- Tu m’étonnes ma belle, confirma Franck qui, se levant pour aller aux toilettes, me déposa un baiser sur le front.

Nul doute qu’il s’agissait d’un simple geste de remerciement. Une marque d’affection anodine d’un ami qui ne voulait pas dire plus qu’elle ne semblait être. Cela suffit cependant à mon cœur pour rater un ou deux battements en même temps qu’une bouffée de chaleur me consumait de l’intérieur.

Les quelques minutes de répit que m’offrit l’absence ponctuelle de Franck me permirent de reprendre mes esprits, même si j’étais encore rouge comme un coquelicot à son retour. Ce fut pourtant moi qui pris l’initiative de poursuivre notre échange en lui faisant emprunter une pente de plus en plus glissante.

- Je nous ressers ?
- Si tu m’offres l’hospitalité pour la nuit, enchaîne. Sinon il vaut mieux que je me calme, fit-il en reprenant place en face de moi.

En guise de réponse, je remplis nos verres. Comme si j’allais lui dire de partir alors que j’espérais tout le contraire.

- A toi de me confesser l’un de tes secrets, relançai-je. Ce n’est pas du jeu sinon.
- Ah parce qu’on joue ? On fait une partie d’action vérité ?
- Quoi… Tu as la trouille que j’apprenne des choses compromettantes sur toi ?
- Non, je n’ai rien à cacher. Surtout avec trois grammes, se gaussa-t-il en buvant une énième gorgée.
- On va se contenter de la partie vérité alors. Ca nous évitera d’avoir à nous lever, répliquai-je en regrettant presque immédiatement mes paroles.
- Vendu… Surtout que ça peut aller loin ce genre de game.

Se doutait-il une seconde que, justement, je n’attendais que ça ?

- Ok… Voyons ce que je pourrais te raconter qui surclasse ton crétin de mec cocu et ton bordelais ancien premier de la classe, réfléchit Franck à haute voix. J’ai eu une liaison avec ma prof de gym au lycée, ça te va ?
- Mouais… Pour un début, ça passe. Mais je veux beaucoup plus de détails, insistai-je d’un rire gras.
- J’allais y venir, ne t’inquiète pas, s’agaça faussement mon voisin. Elle s’appelait Marianne. Marianne G. Une bombe atomique blonde qui devait avoir entre trente et trente-cinq ans. J’avoue que je ne lui ai jamais demandé précisément son âge. Vu son corps sculptural, on voyait clairement qu’elle était passionnée de sports en tous genres et pas seulement dans le cadre du lycée. Je peux te dire que les mecs séchaient rarement ses cours et encore moins quand c’était le module de natation. Je me souviens qu’elle avait souvent un maillot de bain jaune, une pièce, qui moulait ses formes de ouf…
- Ca t’a marqué à priori, l’interrompis-je en riant.
- Tu m’étonnes ! D’autant qu’elle le portait le jour du dernier cour, juste avant les vacances de Noël. Pour nous remercier de notre assiduité, elle avait organisé un match de waterpolo auquel elle a elle-même participé. Je ne te raconte pas à quel point c’est dur, même dans l’eau, de dissimuler une érection dans un moule bite.

Franck ponctua sa tirade d’un fou rire qui faisait écho au mien. La traduction imagée de la scène qu’il venait de décrire occupait déjà mon esprit et, non, le slip de bain ne lui allait pas du tout. Ca cassait le personnage.

- Alors je te laisse imaginer quand, dans le feu de l’action, je me retrouvai collé à ses fesses, reprit-il. Impossible qu’elle ne l’ait pas senti. Mais bon, à l’époque je manquais encore un peu d’assurance pour chercher à en avoir le cœur net sur l’instant.
- Et tu as eu ta réponse quand elle ta rejoint dans les vestiaires ? Je suis sûre que c’est ça. En tout cas c’est ce que j’aurais fait.

Et c’est ce que je ferais maintenant si l’occasion se présentait, pensai-je sans oser le dire.

- Même pas ! Par contre je me suis astiqué comme un âne dans la cabine.

J’avalai de travers lorsque cette image chassa la précédente dans mon cerveau libidineux.

- Du coup, comment tu t’es retrouvé à coucher avec elle ?
- Ca c’est passé quelques semaines plus tard. On l’a croisée avec un pote au jardin du Luxembourg. Elle était avec son mec et ils attendaient pour réserver un court de tennis. Comme nous. Il n’y avait pas beaucoup de place et ils nous ont proposé d’en partager un et de faire un double.
- Les prémices d’une partie à quatre, gloussai-je lourdement, gagnée de plus en plus par une douce ivresse.
- Ca lui aurait peut-être plus, va savoir. Mais son mec a coulé une bielle parce qu’on les a battus. Le pauvre était vexé de perdre contre deux lycéens. Ils se sont engueulés devant nous et il s’est barré. Marianne nous a alors proposé de nous ramener mais mon pote avait autre chose à faire. Je me suis retrouvé seul avec elle et son ensemble short et body mauves. Celui-ci m’aura encore plus marqué que le fameux maillot de bain.

Franck poussa un soupir rauque à l’évocation de ce souvenir. Cette attitude m’amusa. A moins que ce ne soit l’idée qui venait de me percuter… Où allais-je bien pouvoir trouver un ensemble similaire avant notre prochaine partie de tennis ?

- Je te passe le prétexte qu’elle a trouvé pour qu’on passe chez elle avant de me ramener. C’est surtout que je ne m’en souviens plus. J’étais trop concentré sur le fait de ne pas me faire griller pendant que je matais ses seins pointer à travers son body.
- Cette fois tu as pris l’initiative ?
- Toujours pas. Je n’ai pas eu le temps. A peine avais-je trempé mes lèvres dans le verre de jus d’orange qu’elle venait de me servir qu’elle m’avouait que son plus grand fantasme était de se taper un de ses élèves. J’ai failli m’étouffer !
- Ah ouais ! Quand même ! fis-je avec surprise. Elle ne doute de rien. Chaude la prof ! Ca a duré longtemps ?
- Pas vraiment. Je n’ai pas brillé par ma performance la première fois, se mit à rire Franck. En cinq minutes c’était mort. Mais bon, elle devait s’y attendre. Je me suis rattrapé sous la douche un petit quart d’heure plus tard.
- Je parlais de votre liaison en général banane ! me moquai-je. Mais merci de cette précision importante. Ca arrive à tout le monde les faux départs. C’était certainement l’émotion.
- Ah… Ouais c’était sûrement ça. Heureusement que j’ai grave assuré après, rétorqua Franck avec fierté, sinon ça n’aurait pas duré dix mois.
- Dix mois ? Pas mal. Personne ne s’en est douté ? Ca aurait pu être chaud, surtout pour elle.
- Non. Même à mes deux meilleurs potes de l’époque je ne l’ai jamais dit. Après elle a été mutée. A sa demande. Et on s’est perdus de vue. Sexuellement on kiffait quand on se voyait mais on n’était pas in love. Il valait mieux pour moi.
- Tu m’étonnes, lui confirmai-je. A cet âge on peut vite morfler. C’était ta première fois ?

Franck marqua un temps d’hésitation. Il me fixa avec le regard malicieux de celui-ci qui s’apprêtait à se foutre de la gueule de son interlocutrice. Moi, en l’occurrence :

- Qu’est-ce qu’il y a ?
- Rien… Je fais gaffe de bien comprendre les questions que tu poses maintenant. Parfois c’est pas très clair avec toi.
- Mais que t’es con !
- Et non… Ma première fois j’avais quinze ans. En classe de nature, avec une meuf de mon âge. Mais rien de mémorable. Comme le plus souvent quand c’est la première fois pour les deux.
- Haha ! Je te bats de quelques mois !
- Eh ben… Moi qui pensais être précoce.
- Déjà à l’époque j’étais curieuse et ne rechignais pas à de nouvelles expériences, fis-je en lui adressant un clin d’œil mutin. Pas un souvenir impérissable non plus.
- Par contre, avec Marianne j’ai connu ma première sodo…

Rebelote ! J’avalai de travers et passai à deux doigts de l’étouffement. Le naturel avec lequel Franck venait de m’annoncer cela m’avait surprise. Je le soupçonnais presque de le faire exprès histoire que je recrache brusquement le liquide que j’avais dans la bouche. Et à ce propos, victime de la soirée, le cadavre de la bouteille de rhum trônait au milieu de la table, vide de tout contenu.

- On en ouvre une autre ou tu déclares forfait ? le provoquai-je. En revanche je n’ai plus de Coca.
- J’ai vu que tu avais du Schweppes. Ca passe très bien avec.

J’avoue qu’au moment d’aller à la cuisine pour chercher le célèbre soda à la quinine dans le réfrigérateur, je remarquai que mon équilibre devenait de plus en plus précaire. Franck en avait profité pour piocher dans la réserve perso de Dimitri et s’était fait plaisir en optant pour un rhum haut de gamme. Je voyais déjà la tronche qu’allait faire mon mec en rentrant. Rien que ce spectacle aurait suffi à faire de cette soirée une réussite totale.

- A ton tour Roxy ! Je suis sûr que tu as encore plein de chose à confesser.
- Non ? Tu crois ?!?

Plus de filtre, verbalement en tout cas. Les mots employés lors de nos récits étaient de plus en plus crus, sans métaphores alambiquées. Pour rester sur la même thématique, Franck eut la réponse à la question que beaucoup se posaient, notamment Alexandre : oui je m’étais bien tapé monsieur Jamin, mon prof de maths au lycée. Un one shot à la fin des cours, dans la salle où il nous avait distillé son savoir quelques minutes plus tôt. Une expérience qui avait compilé mes goûts pour l’exhibition, la provocation et mon irrépressible besoin de tester le pouvoir que je pouvais exercer sur les hommes.

Une attirance pour une certaine forme de transgression morale que Franck devait partager puisqu’il enchaîna sur l’anecdote de Carole, sa cousine, qui le jour de ses 19 ans, lui tailla une pipe dans la chambre de ses parents durant le repas de famille. Il pensait peut-être avoir atteint le summum de ce que certains pouvaient caractériser de déviance, mais il dû revoir ses ambitions à la baisse lorsque je lâchai l’arme ultime : Annabelle, ma sœur ainée, avec qui je découvris les plaisirs saphiques.

- Avec deux sœurs, soupira Franck. Le fantasme de tout homme normalement constitué.
- Dimitri ne doit pas l’être alors, sous entendis-je avec sarcasme.
- Non ?!? Il a eu l’occasion d’en profiter ?
- Il aurait pu… Au début en tout cas. Mais vue sa réaction quand j’ai évoqué ma relation avec Annabelle, je ne suis pas allée plus loin dans la suggestion.
- Mais quel con ! s’emporta-t-il en tapant du poing sur la table.

Notre joute verbale classée X se poursuivit jusqu’au milieu de la nuit. Je la conclue vers 2h du matin par le résumé de ma brève carrière de stripteaseuse de peepshow. Elle avait duré une dizaine de mois, alors que j’avais 19 ans et que je galérais sur les bancs de la fac. C’était une période où mon père se saignait aux quatre veines pour nous payer nos études à ma sœur et à moi. Annabelle en école d’art et moi à porte Dauphine, en management et communication. Déjà bien au fait des choses de la vie, j’avais eu l’opportunité d’arrondir mes fins de mois au Club 88, rue Saint-Denis. Comme job étudiant, cela payait beaucoup mieux de se mettre à poil devant des vieux vicelards que de servir des grandes frites et des milkshakes à des gamins au MacDo. Surtout que je ne rechignais pas à faire des « heures supps » lors de prestations privées dans des cabines prévues à cet effet.

- Là je m’avoue vaincu, admit Franck une fois mon récit terminé. C’est con que je ne sois jamais rentré dans ce sexshop à l’époque. Pourtant je suis souvent passé devant. Damned !
- Quel dommage effectivement. Après, si t’es sage, je pourrais te faire une petite danse un de ces jours, suggérai-je en me dandinant sur ma chaise.
- Fais gaffe que je ne prenne pas au mot. Je pourrais même payer pour une prestation supplémentaire…

Avec le recul, je m’en veux encore d’avoir trop picolé lors de cette soirée. Mon alcoolémie élevée m’a empêchée de saisir la balle au bond en faisant preuve de répartie. Au contraire, je suis restée complètement interdite, laissant la possibilité à Franck de faire machine arrière.

- Je crois que quelques heures de sommeil nous feront le plus grand bien, suggéra-t-il avant de franchir irrémédiablement le point de non-retour.
- Oui, je crois que tu as raison. Ca serait faire preuve de sagesse…

Quinze minutes plus tard je me retrouvai dans mon lit, seule. Tout en fixant le plafond, je me disais que le mec qui dormait dans le salon serait bien mieux à mes côtés, voir entre mes jambes.

- Ne le prends pas mal, me surpris-je à dire à Teddy, la peluche que venait de m’offrir Franck, mais ça me fout les boules de me contenter de toi ce soir.

Juste éclairé par la lueur tamisée de ma lampe de chevet, je cru percevoir une grimace déformer son visage de nounours tout blanc. Forcément une hallucination. Un peu comme celle qui me conduisit à voir une ombre se dessiner dans l’embrasure de la porte. A moins que…

Ce n’était sûrement qu’une simple illustration de mon désir suprême mais tant pis, dans le doute je ne voulais pas laisser passer une occasion comme celle-ci. De toute manière, chaude comme la braise, je n’imaginais pas pouvoir m’endormir sans un orgasme.

Je repoussai la couette sur le côté et découvrit mon corps presque nu. Chacun de mes gestes était destiné à cette ombre immobile qui me faisait face. C’était lui, j’en étais sûre ! Il était là, je voulais m’en convaincre en tout cas, et il me regardait pendant que mes cuisses s’ouvrirent lentement. L’entrejambe de ma culotte était humide. Je l’avais senti depuis longtemps, certes, mais mes doigts le confirmèrent en venant se poser sur le tissu protégeant mon sexe en ébullition.

La lèvre inférieure coincée entre les dents, je tentais d’étouffer mes premiers gémissements. Mon clitoris était si sensible que le moindre effleurement m’envoyait des décharges de plaisir difficiles à contrôler.

Je m’imaginais répondre aux ordres de Franck qui, tapit dans la pénombre, me guidait vers l’extase. Ses exigences étant miennes, j’ôtai ma culotte et la jetai dans sa direction. J’étais tellement excitée que mes doigts n’allaient pas suffire, je le savais. Heureusement que mon jouet préféré, un gode couleur chair on ne peut plus réaliste, n’était jamais loin. Celui qui était mon amant le plus fidèle depuis de longs mois attendait bien sagement dans le tiroir de ma table de nuit.

Pas besoin de lubrifiant. Vu l’état de ma chatte, cela aurait été du superflu. Les jambes largement écartées, je posai délicatement le gland factice sur ma vulve me suppliant que je la pourfende. Quelques mètres devant moi, ce qui n’était sûrement qu’un mirage, me narguait toujours.

- Viens… Viens me faire l’amour, murmurai-je à son attention.

Joignant le geste à la parole, je lui fis un signe de l’index, mais rien ne se passa. Le fantasme de mes nuits ne s’avança pas d’un millimètre tandis que, d’un coup sec, je m’enfonçai ce phallus de latex au fond du ventre.

Le manque, une puissante envie et mon imagination fertile se conjuguèrent pour me faire partir loin, très loin et ce en à peine quelques vas et viens. Les yeux fermés, une main guidant l’objet et l’autre martyrisant l’un de mes seins, je fus emportée dans les contrées luxuriantes de l’orgasme par une vague de plaisir hors norme.

- Mon dieu ! éructai-je, tremblante, le corps en sueur. Faut vraiment que je baise plus souvent.

Mon souffle finalement retrouvé, je relevai la tête pour constater que la forme dans le couloir n’était plus la même. Simple jeu de lumière due à une nuit évolutive ou… Non ? Franck était vraiment là ? Il m’aurait regardée en train de me faire du bien ? Je ne savais pas comment réagir. Honteuse d’avoir donné mon intimité en spectacle ? Cela n’aurait pas été la première fois. Vexée qu’il n’ait pas jugé bon de répondre favorablement à mon invitation ? Ou simplement heureuse d’avoir avancé, ne serait-ce que d’un pas, sur la voie de ma quête ultime : lui !

Un bref sommeil réparateur plus tard, nous nous retrouvâmes dans la cuisine. J’étais en train de donner à manger à Charlotte quand Franck fit son apparition. Un autre de nos points communs : impossible de commencer une journée sans un café. Celui-ci coulait doucement en diffusant sa délicieuse odeur dans la pièce.

- Bien dormi ? lui demandai-je avec un petit sourire en coin.
- Un sommeil un peu agité mais ça va. Rien qu’un bon café noir ne pourra arranger.

Franck prit mon relai auprès de Charlotte pendant que je nous servis le petit déjeuner.

- Jus d’orange ou pamplemousse ? J’ai les deux.
- Bonne idée le pamplemousse pour la digestion ma belle.
- C’est clair qu’on s’est bien lâchés. Ca fait du bien de temps en temps, confirmai-je tout en pressant les moitiés d’agrumes que je venais de couper. Mais comme toi j’ai eu du mal à m’endormir. Il a fallu que je me détende un peu…

Maladresse, quand tu nous tiens ! Si seulement j’avais eu le pouvoir de revenir quelques secondes en arrière, j’aurais ravalé mes dernières paroles. Au lieu de cela, je me mis à rougir comme une tomate.

- En même temps, le sommeil léger, ça rend parfois les rêves encore plus réalistes, me rétorqua Franck avec un regard rieur. Et on s’en souvient en plus.

Je ne savais plus où me mettre. Un sentiment de gène qui s’accompagnait pourtant d’une boule dans l’estomac caractéristique d’une envie de sexe (re)naissante. Une envie qui retomba aussi rapidement qu’un soufflé raté lorsque mon voisin rajouta :

- Heureusement en revanche que je n’ai pas eu à me relever car ça commençait à tanguer sévèrement.

Cette précision jeta un froid glacial sur ma boite à fantasmes. J’avais donc tout imaginé. Même le fait qu’il se masturbe dans le canapé après le spectacle que je lui avais offert n’avait été qu’une projection de mon esprit tendancieux.

- Qu’est-ce que t’es conne meuf ! baragouinai-je en ramenant ma fille dans sa chambre pour la changer. Quand t’es dans la friend zone, pas moyen d’en sortir. C’est mort ! Fais-toi une…

Raison… C’est le mot qui aurait dû ponctuer ma complainte. Mais je ne le prononçai jamais. Au lieu de ça je restai plantée, presque tétanisée, au milieu du couloir. Fouillant dans les souvenirs encore embrumés de ma séance d’onanisme, je cherchai le moment où je m’étais débarrassée de ma culotte. Je l’avais lancée en direction de mon voyeur chimérique et elle aurait dû se trouver là, à mes pieds. Et elle n’y était pas.

Mon rythme cardiaque s’accéléra. Mon ventre se crispa à nouveau et un sourire franc irradia mon visage. Je retrouvai d’un coup l’espoir de lendemains enchantés. Qui sait ? L’avenir n’était peut-être pas écrit à l’encre indélébile des regrets éternels.

Les avis des lecteurs

Histoire Erotique
Bravo roxanne pour ton merveilleux récit Daniel

C'est toujours un plaisir que de lire ton récit, ma chère Roxanne!



Texte coquin : Le journal de Luxurie Ep3 : Le parrain
Histoire sexe : Une rose rouge
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