Marc et Lucile 5/6
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Récit érotique écrit par APV [→ Accès à sa fiche auteur]
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Marc et Lucile 5/6
Chapitre 5 : Expériences Inattendues
La terrasse s’étirait langoureusement sur la petite place pavée, où l’on sentait encore la chaleur de la journée se dissiper lentement dans l’air tiède d’un soir d’été. Les tables, rondes et discrètement éclairées par des guirlandes de lumières suspendues entre les platanes, accueillaient des couples chuchotant et des amis riant à demi-voix, comme si la nuit leur prêtait son mystère. Des chaises en osier, patinées par le temps, semblaient inviter à la paresse, tandis que le cliquetis des couverts et les murmures mêlés créaient une harmonie diffuse, ponctuée parfois par le tintement d’un verre de vin que l’on trinque. Quelques bougies, posées négligemment sur les tables, projetaient des ombres vacillantes sur les visages détendus des convives. La place, bordée de vieux immeubles aux balcons fleuris, baignait dans une tranquillité presque irréelle, comme suspendue hors du temps, où la nuit semblait promettre de ne jamais finir.
Lucile arriva dans le restaurant où elle avait rendez-vous avec l’homme de la carte de visite, habillée selon les directives strictes de Marc. Elle portait une mini-jupe légèrement fendue sur le côté, avec des escarpins vertigineux qui allongeaient ses jambes et accentuaient sa cambrure. En arrivant, elle attira immédiatement les regards, se sentant à la fois puissante et vulnérable.
Stéphane, un homme dans la cinquantaine, l'attendait à une table. Il se leva pour l'accueillir avec un sourire courtois. Lucille ne se souvenait pas des cheveux argentés de l’homme.
- Bonsoir, Lucile. Vous êtes ravissante, dit-il en lui tenant la chaise.
- Merci, Stéphane, répondit Lucile, tentant de cacher sa nervosité.
- Vous avez changé depuis notre rencontre.
- Je pratique le sport quotidiennement.
Elle s'assit et le dîner commença. La soirée se déroula agréablement. Stéphane était courtois et charmant, une bouffée d'air frais comparée à l'intensité constante de Marc. Ils discutèrent de divers sujets, et Lucile se surprit à apprécier sa compagnie. Cependant, elle sentait aussi que Stéphane attendait quelque chose d'elle, son regard devenant de plus en plus appréciatif au fil de la soirée.
Soudain, le téléphone de Lucile vibra discrètement. C'était un message de Marc. "Va aux toilettes”
Lucile s'excusa auprès de Stéphane.
- Excusez-moi, je dois m'absenter un instant.
Elle se dirigea vers les toilettes, son cœur battant la chamade. Une fois à l'intérieur, son téléphone sonna. C'était Marc.
- Comment ça va, Lucile ? demanda-t-il, sa voix calme et contrôlée.
- Ça va bien, Marc. Stéphane est charmant et gentil, répondit-elle, essayant de garder son calme.
- Parfait. Maintenant, je veux que tu l'invites au loft pour un dernier verre, ordonna Marc.
Lucile resta sans voix un instant. Elle voulait refuser, dire que c'était trop, mais Marc avait déjà raccroché, laissant son ordre flotter dans l'air. Elle regarda son reflet dans le miroir, cherchant le courage de retourner à la table. Ses pensées tourbillonnaient alors qu'elle envisageait les conséquences de la demande de Marc. Elle ajusta son maquillage. Elle prit une profonde inspiration et quitta les toilettes, déterminée à suivre les instructions de Marc, bien que son cœur soit lourd de doutes.
De retour à la table, elle tenta de reprendre la conversation avec Stéphane, mais l'ombre de l'ordre de Marc planait sur elle. À la fin du dîner, elle prit son courage à deux mains.
- Stéphane, cela vous dirait-il de venir prendre un dernier verre chez moi ? C'est un endroit magnifique, et je pense que vous apprécierez, dit-elle, sa voix trahissant légèrement son appréhension.
Stéphane, visiblement ravi de l'invitation, accepta avec enthousiasme.
- Avec plaisir, Lucile. Ce serait une belle façon de terminer la soirée.
Lucile sourit, essayant de masquer son inquiétude. Ils quittèrent le restaurant ensemble, elle en équilibre précaire sur ses escarpins vertigineux, se demandant comment la soirée allait se terminer.
Ils arrivèrent au loft. Stéphane fut surpris du lieu de luxe et de sophistication qui semblait presque irréel dans sa grandeur. Le cinquantenaire était visiblement impressionné par l'opulence des lieux, et Lucile, bien que habituée à cet environnement, ne pouvait s'empêcher de ressentir un certain malaise. Ils se dirigèrent vers la terrasse où ils prirent un verre, profitant de la vue spectaculaire sur Paris. Lucile remarqua immédiatement l'absence de Sabrina, ce qui l'étonna. Sabrina était généralement toujours présente, veillant à ce que tout soit parfait.
Stéphane se montrait de plus en plus tactile, enchaînant compliments et gentillesses.
- Lucile, vous êtes vraiment exceptionnelle, dit-il en posant une main sur son bras. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un comme vous.
Lucile sourit poliment mais maintint une légère distance. Et pourtant, la longueur minimale de sa jupe exposait ses jambes et ses cuisses à un homme visiblement intéressé par son corps. Elle appréciait la courtoisie de Stéphane, mais une partie d'elle restait sur ses gardes, consciente des attentes implicites de Marc. Soudain, elle sentit son téléphone vibrer. Un message de Marc apparut sur l'écran :
"Je te demande de coucher avec lui."
Lucile sentit une vague de confusion et de révolte la submerger. Coucher avec Stéphane ? Que voulait exactement Marc ? Elle s'excusa auprès de Stéphane, prétextant un besoin pressant, et se dirigea vers une pièce fermée, cherchant un moment de solitude pour réfléchir. Elle ferma la porte derrière elle et composa rapidement le numéro de Marc.
- Marc, c'est trop. Je ne comprends pas ce que tu veux de moi, dit-elle, sa voix tremblante de frustration.
- Lucile, tu dois faire ce que je te dis. C'est important, répondit Marc, son ton inflexible. Est-ce que cet homme est repoussant ?
- Non, Marc. Je ne veux pas. C'est trop, insista Lucile, sa voix prenant un ton plus ferme. Je ne vais pas me soumettre à cette demande.
Il y eut un silence à l'autre bout de la ligne, puis Marc parla à nouveau, plus froidement cette fois.
- Lucile, tu sais ce que cela signifie. Tu ne peux pas refuser.
Lucile sentit la colère monter en elle.
- Pourquoi, Marc ? Pourquoi veux-tu que je fasse ça ? Qu'est-ce que tu attends de moi ?
- Lucile, tu dois simplement obéir et prendre le meilleur de chaque situation, répondit-il.
Mais Lucile n'était pas convaincue.
- Non, Marc. Pas cette fois. Je refuse.
La ligne resta silencieuse pendant quelques instants, puis Marc répondit, sa voix plus dure.
- Très bien, Lucile. Mais sache que cela aura des conséquences. Rentre à l'intérieur et rejoins Stéphane. Nous en reparlerons plus tard.
Lucile raccrocha, tremblante de frustration et de colère. Elle prit une profonde inspiration, essayant de se calmer avant de retourner auprès de Stéphane. Elle savait que Marc ne pardonnerait pas ce refus. Elle rejoignit Stéphane sur la terrasse, essayant de reprendre le fil de la conversation.
- Je suis désolée pour l'attente. J'ai dû prendre un appel important, dit-elle en s'asseyant.
Stéphane lui sourit, visiblement inconscient de la tempête intérieure qui faisait rage en elle.
- Pas de problème, Lucile. La vue est tellement belle, ajouta-t-il en scruptant les jambes nues de la jeune femme avec un petit sourire coquin.
La soirée continua, mais Lucile resta distraite, ses pensées revenant sans cesse à sa conversation avec Marc. Elle se demandait quelles conséquences son refus allait entraîner et comment elle pourrait naviguer dans cette relation de plus en plus complexe. Après un moment, elle décida de raccompagner Stéphane à la porte.
- Merci pour cette soirée, Stéphane. J'ai passé un bon moment, dit-elle, essayant de paraître aussi sincère que possible.
- Moi aussi, Lucile. Vous êtes une femme extraordinaire, répondit-il en prenant sa main et en la portant à ses lèvres.
Lucile sourit. Il était charmant cet homme, se dit-elle. La main resta un peu trop longtemps dans contre la joue de l’homme. Elle rougit. Stéphane s’approcha de Lucile et la serra contre lui. Puis, il se pencha et offrit ses lèvres. La jeune femme n’eut pas le courage de refuser et le baiser d’abord léger s’envenima. Dans ses bras puissants, l’homme serra Lucile et leur bouche restait soudée.
- Voulez-vous que je parte Lucile ? murmura-t-il.
Les yeux sur les lèvres de son invité, la jeune femme peinait à réfléchir. Un profond besoin de tendresse montait en elle. Et puis, Marc lui avait ordonné de coucher avec cet homme. Elle prit la main épaisse de Stéphane et le conduisit dans sa chambre. Elle se déshabilla devant le cinquantenaire qui n’en revenait pas. Dans le lit, Stéphane fut très doux. Ils s’embrassèrent longuement et leur corps se mêlèrent dans une danse lente et émouvante.
L’homme découvrait chaque partie du corps de la jeune femme et s’extasiait de sa beauté. Il lui fit l’amour avec lenteur et tendresse. Lucile était heureuse de cette relation douce. Stéphane avait des gestes qui enveloppaient la jeune femme. Lucile se fit toute chatte et donna beaucoup de plaisir au cinquantenaire. Elle eut un petit orgasme.
Une fois Stéphane parti, elle se retrouva seule dans le silence imposant du loft. Nue, elle se dirigea vers la terrasse, contemplant les lumières de Paris, cherchant des réponses dans le panorama nocturne de la ville. Stéphane avait été très doux avec elle. Elle avait eu un peu de plaisir mais elle n’était pas assouvie. Les heures passèrent lentement, et Lucile se retrouva à réfléchir à sa situation. Elle avait choisi de tracer une ligne, de refuser de se soumettre à une demande qu'elle trouvait injuste.
Elle composa un message sur son téléphone : “J’ai couché avec lui”.
Lucile déambula dans le loft et se retrouva devant la porte fermée à clé. Puis elle monta sur le toit. Elle se retira dans sa chambre, épuisée mais résolue à comprendre ce qu'elle ressentait réellement. Elle passa une délicate nuisette de soie qui glissait sur sa peau avec une douceur réconfortante. S'allongeant sur son lit, elle laissa ses pensées vagabonder. Ses mains caressaient son corps. Le godemichet s’enfonçant violemment dans son intimité et lui tira enfin des cris de soulagement.
Elle repensa à la soirée, à la façon dont elle avait finalement obéi à Marc. À sa grande surprise, l'expérience avait été agréable. Stéphane s'était montré attentif et respectueux, et elle avait même ressenti un certain plaisir à se soumettre à l'ordre de Marc, malgré ses réticences initiales. Pourtant, au fond d'elle-même, elle savait que c'était différent avec Marc. L'intensité de leurs interactions, la passion qu'ils partageaient, étaient d'un autre niveau.
Lucile se rendit compte que ce n'était pas l'acte de soumission en lui-même qui la rendait malheureuse, mais plutôt sa résistance à cette soumission. En luttant contre les attentes de Marc, elle se trouvait constamment en conflit avec elle-même, déchirée entre son désir de plaire à Marc et son besoin de préserver son autonomie.
Elle se tourna et se retourna dans son lit, essayant de faire la paix avec ses pensées. Ses doigts la délivrèrent à nouveau de sa tension. Peut-être, se dit-elle ensuite, que le véritable chemin vers le bonheur dans cette relation était de lâcher prise, d'accepter pleinement les désirs de Marc et de trouver un moyen de les intégrer à sa propre identité. Cette réalisation était à la fois libératrice et terrifiante.
Lucile comprenait maintenant que la résistance n'était pas la solution. La véritable clé résidait dans l'acceptation, dans la capacité à embrasser pleinement ce que Marc attendait d'elle sans perdre de vue qui elle était. Elle devait trouver un équilibre, une harmonie entre ses propres désirs et ceux de Marc. Avec cette nouvelle perspective, Lucile ferma les yeux, se laissant doucement glisser dans le sommeil.
Le lendemain matin, Lucile se rendit à son bureau à Melun, encore troublée par les événements de la veille et les réflexions nocturnes. Les sièges en plastique décoloré, griffés par d’innombrables passagers, donnaient à l’intérieur du wagon un air d’abandon. À travers la fenêtre sale, elle regardait défiler la banlieue morne : des immeubles aux façades grisâtres, dont les balcons surchargés de linge pendu paraissaient ployer sous le poids d’une vie terne ; des terrains vagues parsemés de mauvaises herbes, où rouillaient des carcasses de voitures oubliées ; et des murs graffités, vestiges de révoltes silencieuses, comme des cris étouffés dans l’immobilité d’une ville sans âme. En arrivant, elle sentit le besoin de parler à quelqu'un de confiance. Elle décida donc de demander conseil à Florence, sa meilleure amie et confidente de toujours.
Florence, vêtue d'une tenue de bureau classique, l'accueillit avec un sourire chaleureux.
- Salut Lucile, comment vas-tu ? Tu as des poches sous les yeux.
Lucile répondit par un sourire forcé, visiblement préoccupée.
- Florence, j'ai vraiment besoin de te parler de quelque chose. C'est important.
Elles s'installèrent dans une salle de réunion vide, où Lucile se sentit un peu plus à l'aise pour s'ouvrir. Elle commença à raconter les derniers événements avec Marc, y compris la demande inattendue et dérangeante de la veille. Florence écouta attentivement, son visage se durcissant à mesure que Lucile avançait dans son récit.
- Il t'a demandé de coucher avec un autre homme ?! s'exclama Florence, outrée. Lucile, c'est complètement inacceptable ! Il ne peut pas te traiter comme ça.
Lucile baissa les yeux, se sentant vulnérable et confuse.
- Je sais, Florence. Mais j'ai l'impression que... que ça fait partie de ce qu'il attend de moi. Et quelque part, ça me fait réfléchir sur ce que je suis prête à accepter.
Florence la regarda avec une combinaison de colère et de compassion.
- Lucile, tu ne devrais jamais te sentir obligée de faire des choses qui te mettent mal à l'aise, surtout pour quelqu'un d'autre. Si Marc te demande de faire des choses qui te rendent malheureuse, tu dois te poser de sérieuses questions sur cette relation.
- En fait, ça ne me rend pas malheureuse. C’est même souvent très agréable. Je ne sais pas quoi faire, admit Lucile, sa voix tremblante. Je l'aime.
Florence prit une profonde inspiration, essayant de trouver les mots justes pour aider son amie.
- Lucile, écoute-moi. Si Marc ne peut pas te traiter avec le respect que tu mérites, alors tu dois penser à toi. Tu dois penser à ton bonheur et à ton bien-être. Peut-être que tu devrais partir, revenir chez toi, et prendre du recul par rapport à cette relation.
Lucile hocha la tête, sentant les larmes monter à ses yeux.
- Je suis tellement perdue, Florence. J'ai peur de tout perdre, mais j'ai aussi peur de me perdre moi-même.
Florence se leva et prit Lucile dans ses bras, lui offrant un réconfort dont elle avait grandement besoin.
- Tu ne perdras jamais qui tu es, Lucile. Tu es forte, et tu as des gens autour de toi qui t'aiment et te soutiennent. Prends le temps de réfléchir à ce que tu veux vraiment. Mais souviens-toi, tu mérites d'être heureuse.
Après leur conversation, Lucile retourna à son bureau, le cœur lourd mais déterminé à réfléchir sérieusement à ce que Florence lui avait dit.
Marc était parti en voyage d'affaires depuis deux semaines, et il ne devait revenir que dans une dizaine de jours. Lucile ressentait cruellement son absence, sa présence forte et dominante lui manquant à chaque instant. Malgré leurs différends récents, elle ne pouvait nier l'intensité de ses sentiments pour lui.
Elle s'efforçait de rester occupée, continuant sa routine quotidienne avec les soins attentifs de Nabila, qui faisait de son mieux pour s'assurer que Lucile soit à l'aise. Néanmoins, le vide laissé par Marc était omniprésent. Chaque jour, Lucile essayait de l'appeler, mais il ne répondait pas toujours, laissant souvent ses messages sans réponse. Cette distance ajoutait à sa confusion et à son malaise intérieur.
Un après-midi, vêtue d'une tenue décontractée, Lucile décida de se rendre dans un parc proche du loft de Marc. Elle espérait que l'air frais et la tranquillité de la nature l'aideraient à clarifier ses pensées. Assise sur un banc, elle observa les passants, les enfants jouant et les couples se promenant main dans la main. Tout semblait si paisible, si simple, comparé au tourbillon émotionnel qu'elle vivait.
Lucile réfléchissait encore et encore à ses envies. Elle se demandait pourquoi cette dynamique la fascinait tant et pourquoi elle se sentait attirée par cette forme de relation avec Marc. Était-ce vraiment ce qu'elle voulait ? Ou était-ce seulement l'effet de la domination charismatique de Marc ?
Elle se souvenait des moments intenses qu'ils avaient partagés, de la façon dont Marc la faisait se sentir désirée et spéciale. Mais elle se souvenait aussi de la douleur et de la confusion, des ordres qui allaient à l'encontre de ses instincts. Le désir de plaire à Marc était fort, mais elle ne pouvait ignorer le conflit intérieur que cela engendrait.
Marc lui manquait horriblement. Chaque jour sans lui semblait vide et incomplet. Lucile se sentait déchirée entre son besoin de lui plaire et son désir de rester fidèle à elle-même. Les paroles de Florence résonnaient encore dans son esprit : "Tu ne devrais jamais te sentir obligée de faire des choses qui te mettent mal à l'aise."
Assise sur ce banc, Lucile comprit qu'elle devait prendre une décision importante pour son avenir. Devait-elle continuer à suivre les exigences de Marc, même si cela signifiait sacrifier une partie d'elle-même ? Ou devait-elle trouver un moyen de s’abandonner complètement ?
Elle se leva finalement, déterminée à trouver des réponses. Lucile savait qu'elle avait besoin de temps pour réfléchir, pour comprendre ce qu'elle voulait vraiment. La route devant elle était incertaine, mais elle se sentait prête à l'affronter, portée par la conviction que son bonheur et son bien-être étaient les priorités absolues.
Alors qu'elle quittait le parc pour retourner au loft, Lucile sentait un poids se lever légèrement de ses épaules.
Marc était enfin de retour de son voyage d'affaires, et Lucile s'était méticuleusement préparée pour son accueil. Elle voulait qu'il la trouve parfaite, qu'il voit combien elle s'était appliquée à suivre ses directives même en son absence. Elle avait revêtu une combinaison en cuir noire qui épousait parfaitement ses courbes, accompagnée des vertigineux stilettos noirs qu'il lui avait offerts. En l’absence de soutien gorge, ses tétons déformaient la combinaison. Son cœur battait la chamade tandis qu'elle attendait son retour.
Lorsque Marc entra dans le loft, son regard s'illumina en voyant Lucile.
- Tu es magnifique, dit-il, la voix empreinte d'admiration.
Il s'approcha d'elle, la prit dans ses bras et l'embrassa passionnément.
- Tu m'as manqué.
Lucile se sentit à la fois soulagée et excitée par sa présence.
- Toi aussi, tu m'as manqué, murmura-t-elle en retour.
Ils se dirigèrent rapidement vers la chambre de Marc.
- A genoux !
Le coeur de Lucile tressaillit. Elle obtempéra.
- Ôte mes chaussures !
Dans sa posture de soumission, Lucile délaça soigneusement les chaussures de son maitre.
- Les chaussettes !
Sans regarder Marc, la femme en combinaison de cuir, tira les deux chaussettes, les plia.
- Baise mes pieds !
La légère réaction de Lucile fit sourire Marc qui constata qu’elle se reprit et obéit. Les chaudes lèvres de la femme embrassèrent ses pieds sur toute leur surface.
Ensuite, il lui fit l’amour avec douceur mais passion. Elle s’abandonna à toutes les fantaisies de son amant et en conçut de la fierté et du plaisir. Elle décolla à plusieurs reprises sous les assauts inlassables de Marc. Lucile ressentit une connexion profonde avec lui, mais une partie d'elle restait consciente des discussions importantes qu'ils devaient avoir.
Après un certain temps, ils quittèrent la chambre et retournèrent dans la salle principale du loft, où Sabrina les attendait avec un sourire discret. Elle les servit rapidement avant de s'éclipser, leur laissant l'intimité nécessaire pour leur conversation.
Lucile et Marc s'assirent sur le canapé, l'atmosphère entre eux chargée de tension mais aussi de sincérité. Lucile prit une profonde inspiration, prête à aborder les sujets qui la hantaient depuis des semaines.
- Marc, nous devons parler, commença-t-elle, sa voix trahissant une légère nervosité.
Il la regarda attentivement, ses yeux bleus fixés sur elle.
- J'ai beaucoup réfléchi pendant ton absence, dit-elle. Il y a des choses que je trouve vraiment difficiles dans notre relation. Parfois, je me sens déchirée entre mon désir de te plaire et ma propre identité. Tes exigences peuvent être très éprouvantes pour moi.
Marc hocha lentement la tête, l'encourageant à continuer.
- Je comprends, Lucile. Et je veux que tu saches que je suis conscient des défis que cela représente pour toi.
- Je veux évoluer, et je sais que tu vois du potentiel en moi, continua Lucile. Mais je me demande si nous ne pouvons pas trouver un moyen d'équilibrer tes attentes avec mes propres besoins.
Marc prit sa main dans la sienne, un geste de réconfort et de soutien.
- Lucile, tu évolues déjà de manière incroyable. Je suis fier de toi et de ce que tu deviens.
Le week-end s'annonçait prometteur alors que Marc assurait à Lucile qu'il resterait avec elle tout le temps. Elle était ravie de cette attention, désireuse de profiter de chaque instant passé ensemble. Elle conserva sa combinaison en cuir noire, celle qui plaisait tant à Marc et qui la faisait se sentir puissante et désirable.
Ils passèrent le week-end enfermés dans le loft, faisant l’amour avec une intensité qui dépassait tout ce qu'ils avaient connu jusqu'alors. Leur passion s'exprimait sans retenue, et chaque coin du loft devenait le théâtre de leurs ébats. Ils s'embrassaient avec ferveur dans la cuisine, le salon, sur la terrasse, transformant chaque espace en un sanctuaire de leur amour.
Marc se montrait d'une tendresse infinie, et Lucile, enveloppée dans cette combinaison de cuir, se sentait plus que jamais en harmonie avec lui. Sa présence, son regard, ses caresses, tout contribuait à renforcer son sentiment d'appartenance et de désir. Dans l'ivresse du plaisir, elle sentait ses résistances s'effriter doucement. Chaque fois qu'il lui demandait quelque chose, elle obéissait avec joie, trouvant une étrange liberté dans cette soumission volontaire.
- Lucile, viens ici, ordonnait-il parfois, et elle se précipitait dans ses bras, heureuse de répondre à ses désirs.
La résistance qu'elle avait connue autrefois semblait fondre sous la chaleur de leur passion partagée. Elle réalisait que l'obéissance, dans ce contexte, n'était pas une perte de soi, mais plutôt une extension de son amour pour Marc.
Ils passèrent des heures enlacés, explorant chaque nuance de leur connexion, chaque frisson de leur désir. Lucile se sentait pleinement vivante, chaque sens aiguisé par la présence de Marc. Il la faisait se sentir spéciale, unique.
- Tu es magnifique, murmura-t-il à un moment, ses doigts glissant le long de la combinaison de cuir. Je suis tellement fier de toi, de ce que tu es devenue.
Lucile répondit par un sourire radieux.
- Et je suis heureuse, Marc. Heureuse de t'appartenir.
Ils continuèrent ainsi tout le week-end, deux âmes en parfaite synchronie, explorant les profondeurs de leur sensualité sans compromis. Marc la guidait, et Lucile, libérée de ses résistances, se laissait porter par le flot de leur amour. Elle savait que ce week-end marquait un tournant, un moment où elle avait enfin trouvé l'équilibre entre soumission et épanouissement.
Alors que le dimanche soir approchait, Lucile se sentait plus proche de Marc que jamais. Elle avait lâché prise, abandonné les dernières barrières qui la retenaient, et en retour, elle avait découvert une nouvelle dimension.
- Lucile ! appela Marc alors qu’il était monté sur la terrasse.
Rapidement, la femme monta les escaliers dans sa combinaison en cuir et s’agenouilla devant son maitre.
- Déshabille-toi, je vais te sodomiser.
Le ton ordinaire de l'annonce contrastait avec l'éclat fracassant qu'il provoqua dans les oreilles de Lucile. Mais la fermeture éclair dégagea le corps nue de la femme qui resta debout devant Marc. Il la guida vers la rambarde qui dominait Paris. La légère pression sur le haut de son dos, fit pencher Lucile en avant. Le bout des chaussures en cuir de l’homme écartèrent les jambes nues. La respiration de la femme s’accéléra. Elle était vierge et la peur qui entoure cette pratique l’étrangla. Elle sentit les mains de Marc jouer avec ses fesses et, comme il l’avait déjà fait à maintes reprises, il joua avec son orifice.
Lorsque la virilité perça la résistance, Lucile retint son souffle, surprise par la violence de cette douleur. Une brûlure aiguë s’étira dans ses nerfs, vive et tranchante, comme une flamme glacée qui déchirait son corps. Pourtant, à l’instant où le gland franchit l’orifice, une vague inattendue de plaisir foudroya son esprit. La douleur, d’abord mordante, se fondit en une sensation presque douce, hypnotique, chaque pic de souffrance se transformant en une pulsation intense de jouissance. Elle sentit la tension se relâcher, son corps tout entier se tendant, comme suspendu entre la douleur et le plaisir, incapable de choisir entre la fuite et l’abandon. Ses sens s’embrasaient dans cet étrange mariage où la sodomie devenait extase, et chaque nouvelle pression de la tige semblait creuser plus profondément un chemin vers une satisfaction crue, irrésistible.
Marc dût bâillonner Lucile. Les hurlements de plaisir étaient assourdissants. Ils s'endormirent enlacés, satisfaits et comblés, prêts à affronter ensemble les défis à venir.
Durant la semaine, Lucile ne pouvait s'empêcher de repenser à la mystérieuse pièce à la porte fermée dans le loft. Sa curiosité grandissait de jour en jour, et finalement, elle décida d'insister pour savoir ce que contenait cette pièce.
- Marc, je veux vraiment savoir ce qu'il y a dans cette pièce, dit-elle un soir, alors qu'ils étaient assis dans le salon.
Marc, comme à son habitude, resta impassible.
- Lucile. On ne parle pas de cette pièce.
Malgré sa réponse, Lucile sentait que quelque chose d'important était en jeu.
Le vendredi soir, Marc l'emmena au théâtre, puis au restaurant. Lucile était ravissante dans une tenue sexy qui attirait tous les regards. Elle savourait l'attention des hommes, mais son esprit était encore troublé par la salle fermée à clé. La pièce de théâtre fut très distrayante et le repas succulent. Marc redoublait d’attention et de tendresse.
À leur retour au loft, après avoir ôté sa petite veste, Lucille entendit une conversation sur le toit. Accompagnée par Marc, elle grimpa l’escalier. La jeune femme stoppa nette. Elle fut surprise et effrayée de voir Stéphane présent sur la terrasse avec Sabrina. Marc la prit par la main et la conduisit vers eux, un sourire rassurant sur le visage. Le cinquantenaire aux cheveux blancs se tourna vers eux avec un large sourire.
- J'ai appelé Stéphane en lui expliquant la situation, déclara Marc.
Lucile sentit son cœur battre plus fort.
- Quelle situation, Marc ? Pourquoi Stéphane est-il ici ?
Marc la regarda avec une intensité calme.
- Je voulais qu'il comprenne notre relation, ce que nous sommes.
Lucile resta sidérée, incapable de comprendre pleinement les intentions de Marc. Elle se sentait exposée, vulnérable. Sans attendre une réponse, elle s'enfuit dans sa chambre et s'enferma, le cœur battant la chamade.
Assise sur son lit, elle tentait de calmer son esprit. Elle se sentait trahie, comme si Marc avait franchi une limite invisible. La présence de son amant d’un soir la faisait douter de tout ce qu'elle avait accepté jusqu'à présent. Les minutes passèrent lentement alourdissant son cœur. Elle se demandait comment elle pourrait affronter Marc et comprendre ses motivations. La jeune femme savait qu'elle devait prendre une décision : continuer à s’abandonner dans cette relation complexe ou chercher à reprendre le contrôle de sa vie en traçant des limites plus claires.
Lucile restait éveillée, perdue dans ses pensées. Elle savait qu'elle devait affronter Marc, mais elle se sentait épuisée par la constante lutte intérieure entre soumission et indépendance. Pour la première fois, elle doutait sérieusement de leur avenir ensemble, se demandant si l'amour qu'elle ressentait pour lui pouvait surmonter ces épreuves.
Marc se tenait devant la porte fermée de la chambre de Lucile, ses doigts tapotant doucement le bois, cherchant à la calmer.
- Lucile, ouvre la porte. Nous devons parler, dit-il, sa voix calme mais ferme.
À l'intérieur, Lucile lutta contre l'envie de crier, de pleurer, de céder à la confusion et à la douleur qui tourbillonnaient en elle. Mais elle savait que fuir n'était pas la solution. Prenant une profonde inspiration, elle se leva et ouvrit la porte, son regard croisant celui de Marc. L’homme entra lentement dans la chambre, refermant la porte derrière lui.
- Lucile, je comprends que tout cela soit difficile pour toi, dit-il doucement. Si tu préfères en rester là, tu pourras demain déménager chez toi. Mais sache que si tu prends cette décision, il n'y aura pas de retour en arrière. Jamais.
Les mots de Marc étaient clairs, définitifs, et ils résonnaient avec une certaine finalité qui fit frissonner Lucile. Elle le regarda, ses yeux brillants d'émotions contradictoires.
- Marc, pourquoi fais-tu ça ? Pourquoi as-tu appelé Stéphane ?
Marc s'approcha d'elle, posant ses mains sur ses épaules.
- Parce que je pense que cette expérience peut être épanouissante, Lucile. Stéphane comprend notre dynamique. Il ne s'agit pas seulement de soumission ou de domination, mais d'exploration et de découverte.
Lucile sentit ses défenses s'effondrer lentement.
- Je ne sais pas si je suis prête pour ça, murmura-t-elle, sa voix tremblante.
Marc la serra doucement contre lui.
- Si tu te joins à nous sur la terrasse, tu pourrais trouver une nouvelle dimension de bonheur.
Elle le regarda, cherchant dans ses yeux la sincérité qu'elle savait y trouver. L'amour qu'elle ressentait pour lui, la confiance qu'elle avait construite, tout cela pesait lourd dans la balance de sa décision. Marc avait toujours été franc avec elle, et malgré les difficultés, elle savait qu'il ne lui ferait jamais de mal intentionnellement. Prenant une profonde inspiration, Lucile prit une décision.
- D'accord, Marc. Montre-moi ce que tu veux que je découvre.
Marc sourit, un sourire plein de chaleur. Ils quittèrent la chambre ensemble, main dans la main, et se dirigèrent vers la terrasse où Stéphane et Sabrina les attendaient. Lucile sentit un mélange de nervosité et d'excitation monter en elle.
La terrasse s’étirait langoureusement sur la petite place pavée, où l’on sentait encore la chaleur de la journée se dissiper lentement dans l’air tiède d’un soir d’été. Les tables, rondes et discrètement éclairées par des guirlandes de lumières suspendues entre les platanes, accueillaient des couples chuchotant et des amis riant à demi-voix, comme si la nuit leur prêtait son mystère. Des chaises en osier, patinées par le temps, semblaient inviter à la paresse, tandis que le cliquetis des couverts et les murmures mêlés créaient une harmonie diffuse, ponctuée parfois par le tintement d’un verre de vin que l’on trinque. Quelques bougies, posées négligemment sur les tables, projetaient des ombres vacillantes sur les visages détendus des convives. La place, bordée de vieux immeubles aux balcons fleuris, baignait dans une tranquillité presque irréelle, comme suspendue hors du temps, où la nuit semblait promettre de ne jamais finir.
Lucile arriva dans le restaurant où elle avait rendez-vous avec l’homme de la carte de visite, habillée selon les directives strictes de Marc. Elle portait une mini-jupe légèrement fendue sur le côté, avec des escarpins vertigineux qui allongeaient ses jambes et accentuaient sa cambrure. En arrivant, elle attira immédiatement les regards, se sentant à la fois puissante et vulnérable.
Stéphane, un homme dans la cinquantaine, l'attendait à une table. Il se leva pour l'accueillir avec un sourire courtois. Lucille ne se souvenait pas des cheveux argentés de l’homme.
- Bonsoir, Lucile. Vous êtes ravissante, dit-il en lui tenant la chaise.
- Merci, Stéphane, répondit Lucile, tentant de cacher sa nervosité.
- Vous avez changé depuis notre rencontre.
- Je pratique le sport quotidiennement.
Elle s'assit et le dîner commença. La soirée se déroula agréablement. Stéphane était courtois et charmant, une bouffée d'air frais comparée à l'intensité constante de Marc. Ils discutèrent de divers sujets, et Lucile se surprit à apprécier sa compagnie. Cependant, elle sentait aussi que Stéphane attendait quelque chose d'elle, son regard devenant de plus en plus appréciatif au fil de la soirée.
Soudain, le téléphone de Lucile vibra discrètement. C'était un message de Marc. "Va aux toilettes”
Lucile s'excusa auprès de Stéphane.
- Excusez-moi, je dois m'absenter un instant.
Elle se dirigea vers les toilettes, son cœur battant la chamade. Une fois à l'intérieur, son téléphone sonna. C'était Marc.
- Comment ça va, Lucile ? demanda-t-il, sa voix calme et contrôlée.
- Ça va bien, Marc. Stéphane est charmant et gentil, répondit-elle, essayant de garder son calme.
- Parfait. Maintenant, je veux que tu l'invites au loft pour un dernier verre, ordonna Marc.
Lucile resta sans voix un instant. Elle voulait refuser, dire que c'était trop, mais Marc avait déjà raccroché, laissant son ordre flotter dans l'air. Elle regarda son reflet dans le miroir, cherchant le courage de retourner à la table. Ses pensées tourbillonnaient alors qu'elle envisageait les conséquences de la demande de Marc. Elle ajusta son maquillage. Elle prit une profonde inspiration et quitta les toilettes, déterminée à suivre les instructions de Marc, bien que son cœur soit lourd de doutes.
De retour à la table, elle tenta de reprendre la conversation avec Stéphane, mais l'ombre de l'ordre de Marc planait sur elle. À la fin du dîner, elle prit son courage à deux mains.
- Stéphane, cela vous dirait-il de venir prendre un dernier verre chez moi ? C'est un endroit magnifique, et je pense que vous apprécierez, dit-elle, sa voix trahissant légèrement son appréhension.
Stéphane, visiblement ravi de l'invitation, accepta avec enthousiasme.
- Avec plaisir, Lucile. Ce serait une belle façon de terminer la soirée.
Lucile sourit, essayant de masquer son inquiétude. Ils quittèrent le restaurant ensemble, elle en équilibre précaire sur ses escarpins vertigineux, se demandant comment la soirée allait se terminer.
Ils arrivèrent au loft. Stéphane fut surpris du lieu de luxe et de sophistication qui semblait presque irréel dans sa grandeur. Le cinquantenaire était visiblement impressionné par l'opulence des lieux, et Lucile, bien que habituée à cet environnement, ne pouvait s'empêcher de ressentir un certain malaise. Ils se dirigèrent vers la terrasse où ils prirent un verre, profitant de la vue spectaculaire sur Paris. Lucile remarqua immédiatement l'absence de Sabrina, ce qui l'étonna. Sabrina était généralement toujours présente, veillant à ce que tout soit parfait.
Stéphane se montrait de plus en plus tactile, enchaînant compliments et gentillesses.
- Lucile, vous êtes vraiment exceptionnelle, dit-il en posant une main sur son bras. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un comme vous.
Lucile sourit poliment mais maintint une légère distance. Et pourtant, la longueur minimale de sa jupe exposait ses jambes et ses cuisses à un homme visiblement intéressé par son corps. Elle appréciait la courtoisie de Stéphane, mais une partie d'elle restait sur ses gardes, consciente des attentes implicites de Marc. Soudain, elle sentit son téléphone vibrer. Un message de Marc apparut sur l'écran :
"Je te demande de coucher avec lui."
Lucile sentit une vague de confusion et de révolte la submerger. Coucher avec Stéphane ? Que voulait exactement Marc ? Elle s'excusa auprès de Stéphane, prétextant un besoin pressant, et se dirigea vers une pièce fermée, cherchant un moment de solitude pour réfléchir. Elle ferma la porte derrière elle et composa rapidement le numéro de Marc.
- Marc, c'est trop. Je ne comprends pas ce que tu veux de moi, dit-elle, sa voix tremblante de frustration.
- Lucile, tu dois faire ce que je te dis. C'est important, répondit Marc, son ton inflexible. Est-ce que cet homme est repoussant ?
- Non, Marc. Je ne veux pas. C'est trop, insista Lucile, sa voix prenant un ton plus ferme. Je ne vais pas me soumettre à cette demande.
Il y eut un silence à l'autre bout de la ligne, puis Marc parla à nouveau, plus froidement cette fois.
- Lucile, tu sais ce que cela signifie. Tu ne peux pas refuser.
Lucile sentit la colère monter en elle.
- Pourquoi, Marc ? Pourquoi veux-tu que je fasse ça ? Qu'est-ce que tu attends de moi ?
- Lucile, tu dois simplement obéir et prendre le meilleur de chaque situation, répondit-il.
Mais Lucile n'était pas convaincue.
- Non, Marc. Pas cette fois. Je refuse.
La ligne resta silencieuse pendant quelques instants, puis Marc répondit, sa voix plus dure.
- Très bien, Lucile. Mais sache que cela aura des conséquences. Rentre à l'intérieur et rejoins Stéphane. Nous en reparlerons plus tard.
Lucile raccrocha, tremblante de frustration et de colère. Elle prit une profonde inspiration, essayant de se calmer avant de retourner auprès de Stéphane. Elle savait que Marc ne pardonnerait pas ce refus. Elle rejoignit Stéphane sur la terrasse, essayant de reprendre le fil de la conversation.
- Je suis désolée pour l'attente. J'ai dû prendre un appel important, dit-elle en s'asseyant.
Stéphane lui sourit, visiblement inconscient de la tempête intérieure qui faisait rage en elle.
- Pas de problème, Lucile. La vue est tellement belle, ajouta-t-il en scruptant les jambes nues de la jeune femme avec un petit sourire coquin.
La soirée continua, mais Lucile resta distraite, ses pensées revenant sans cesse à sa conversation avec Marc. Elle se demandait quelles conséquences son refus allait entraîner et comment elle pourrait naviguer dans cette relation de plus en plus complexe. Après un moment, elle décida de raccompagner Stéphane à la porte.
- Merci pour cette soirée, Stéphane. J'ai passé un bon moment, dit-elle, essayant de paraître aussi sincère que possible.
- Moi aussi, Lucile. Vous êtes une femme extraordinaire, répondit-il en prenant sa main et en la portant à ses lèvres.
Lucile sourit. Il était charmant cet homme, se dit-elle. La main resta un peu trop longtemps dans contre la joue de l’homme. Elle rougit. Stéphane s’approcha de Lucile et la serra contre lui. Puis, il se pencha et offrit ses lèvres. La jeune femme n’eut pas le courage de refuser et le baiser d’abord léger s’envenima. Dans ses bras puissants, l’homme serra Lucile et leur bouche restait soudée.
- Voulez-vous que je parte Lucile ? murmura-t-il.
Les yeux sur les lèvres de son invité, la jeune femme peinait à réfléchir. Un profond besoin de tendresse montait en elle. Et puis, Marc lui avait ordonné de coucher avec cet homme. Elle prit la main épaisse de Stéphane et le conduisit dans sa chambre. Elle se déshabilla devant le cinquantenaire qui n’en revenait pas. Dans le lit, Stéphane fut très doux. Ils s’embrassèrent longuement et leur corps se mêlèrent dans une danse lente et émouvante.
L’homme découvrait chaque partie du corps de la jeune femme et s’extasiait de sa beauté. Il lui fit l’amour avec lenteur et tendresse. Lucile était heureuse de cette relation douce. Stéphane avait des gestes qui enveloppaient la jeune femme. Lucile se fit toute chatte et donna beaucoup de plaisir au cinquantenaire. Elle eut un petit orgasme.
Une fois Stéphane parti, elle se retrouva seule dans le silence imposant du loft. Nue, elle se dirigea vers la terrasse, contemplant les lumières de Paris, cherchant des réponses dans le panorama nocturne de la ville. Stéphane avait été très doux avec elle. Elle avait eu un peu de plaisir mais elle n’était pas assouvie. Les heures passèrent lentement, et Lucile se retrouva à réfléchir à sa situation. Elle avait choisi de tracer une ligne, de refuser de se soumettre à une demande qu'elle trouvait injuste.
Elle composa un message sur son téléphone : “J’ai couché avec lui”.
Lucile déambula dans le loft et se retrouva devant la porte fermée à clé. Puis elle monta sur le toit. Elle se retira dans sa chambre, épuisée mais résolue à comprendre ce qu'elle ressentait réellement. Elle passa une délicate nuisette de soie qui glissait sur sa peau avec une douceur réconfortante. S'allongeant sur son lit, elle laissa ses pensées vagabonder. Ses mains caressaient son corps. Le godemichet s’enfonçant violemment dans son intimité et lui tira enfin des cris de soulagement.
Elle repensa à la soirée, à la façon dont elle avait finalement obéi à Marc. À sa grande surprise, l'expérience avait été agréable. Stéphane s'était montré attentif et respectueux, et elle avait même ressenti un certain plaisir à se soumettre à l'ordre de Marc, malgré ses réticences initiales. Pourtant, au fond d'elle-même, elle savait que c'était différent avec Marc. L'intensité de leurs interactions, la passion qu'ils partageaient, étaient d'un autre niveau.
Lucile se rendit compte que ce n'était pas l'acte de soumission en lui-même qui la rendait malheureuse, mais plutôt sa résistance à cette soumission. En luttant contre les attentes de Marc, elle se trouvait constamment en conflit avec elle-même, déchirée entre son désir de plaire à Marc et son besoin de préserver son autonomie.
Elle se tourna et se retourna dans son lit, essayant de faire la paix avec ses pensées. Ses doigts la délivrèrent à nouveau de sa tension. Peut-être, se dit-elle ensuite, que le véritable chemin vers le bonheur dans cette relation était de lâcher prise, d'accepter pleinement les désirs de Marc et de trouver un moyen de les intégrer à sa propre identité. Cette réalisation était à la fois libératrice et terrifiante.
Lucile comprenait maintenant que la résistance n'était pas la solution. La véritable clé résidait dans l'acceptation, dans la capacité à embrasser pleinement ce que Marc attendait d'elle sans perdre de vue qui elle était. Elle devait trouver un équilibre, une harmonie entre ses propres désirs et ceux de Marc. Avec cette nouvelle perspective, Lucile ferma les yeux, se laissant doucement glisser dans le sommeil.
Le lendemain matin, Lucile se rendit à son bureau à Melun, encore troublée par les événements de la veille et les réflexions nocturnes. Les sièges en plastique décoloré, griffés par d’innombrables passagers, donnaient à l’intérieur du wagon un air d’abandon. À travers la fenêtre sale, elle regardait défiler la banlieue morne : des immeubles aux façades grisâtres, dont les balcons surchargés de linge pendu paraissaient ployer sous le poids d’une vie terne ; des terrains vagues parsemés de mauvaises herbes, où rouillaient des carcasses de voitures oubliées ; et des murs graffités, vestiges de révoltes silencieuses, comme des cris étouffés dans l’immobilité d’une ville sans âme. En arrivant, elle sentit le besoin de parler à quelqu'un de confiance. Elle décida donc de demander conseil à Florence, sa meilleure amie et confidente de toujours.
Florence, vêtue d'une tenue de bureau classique, l'accueillit avec un sourire chaleureux.
- Salut Lucile, comment vas-tu ? Tu as des poches sous les yeux.
Lucile répondit par un sourire forcé, visiblement préoccupée.
- Florence, j'ai vraiment besoin de te parler de quelque chose. C'est important.
Elles s'installèrent dans une salle de réunion vide, où Lucile se sentit un peu plus à l'aise pour s'ouvrir. Elle commença à raconter les derniers événements avec Marc, y compris la demande inattendue et dérangeante de la veille. Florence écouta attentivement, son visage se durcissant à mesure que Lucile avançait dans son récit.
- Il t'a demandé de coucher avec un autre homme ?! s'exclama Florence, outrée. Lucile, c'est complètement inacceptable ! Il ne peut pas te traiter comme ça.
Lucile baissa les yeux, se sentant vulnérable et confuse.
- Je sais, Florence. Mais j'ai l'impression que... que ça fait partie de ce qu'il attend de moi. Et quelque part, ça me fait réfléchir sur ce que je suis prête à accepter.
Florence la regarda avec une combinaison de colère et de compassion.
- Lucile, tu ne devrais jamais te sentir obligée de faire des choses qui te mettent mal à l'aise, surtout pour quelqu'un d'autre. Si Marc te demande de faire des choses qui te rendent malheureuse, tu dois te poser de sérieuses questions sur cette relation.
- En fait, ça ne me rend pas malheureuse. C’est même souvent très agréable. Je ne sais pas quoi faire, admit Lucile, sa voix tremblante. Je l'aime.
Florence prit une profonde inspiration, essayant de trouver les mots justes pour aider son amie.
- Lucile, écoute-moi. Si Marc ne peut pas te traiter avec le respect que tu mérites, alors tu dois penser à toi. Tu dois penser à ton bonheur et à ton bien-être. Peut-être que tu devrais partir, revenir chez toi, et prendre du recul par rapport à cette relation.
Lucile hocha la tête, sentant les larmes monter à ses yeux.
- Je suis tellement perdue, Florence. J'ai peur de tout perdre, mais j'ai aussi peur de me perdre moi-même.
Florence se leva et prit Lucile dans ses bras, lui offrant un réconfort dont elle avait grandement besoin.
- Tu ne perdras jamais qui tu es, Lucile. Tu es forte, et tu as des gens autour de toi qui t'aiment et te soutiennent. Prends le temps de réfléchir à ce que tu veux vraiment. Mais souviens-toi, tu mérites d'être heureuse.
Après leur conversation, Lucile retourna à son bureau, le cœur lourd mais déterminé à réfléchir sérieusement à ce que Florence lui avait dit.
Marc était parti en voyage d'affaires depuis deux semaines, et il ne devait revenir que dans une dizaine de jours. Lucile ressentait cruellement son absence, sa présence forte et dominante lui manquant à chaque instant. Malgré leurs différends récents, elle ne pouvait nier l'intensité de ses sentiments pour lui.
Elle s'efforçait de rester occupée, continuant sa routine quotidienne avec les soins attentifs de Nabila, qui faisait de son mieux pour s'assurer que Lucile soit à l'aise. Néanmoins, le vide laissé par Marc était omniprésent. Chaque jour, Lucile essayait de l'appeler, mais il ne répondait pas toujours, laissant souvent ses messages sans réponse. Cette distance ajoutait à sa confusion et à son malaise intérieur.
Un après-midi, vêtue d'une tenue décontractée, Lucile décida de se rendre dans un parc proche du loft de Marc. Elle espérait que l'air frais et la tranquillité de la nature l'aideraient à clarifier ses pensées. Assise sur un banc, elle observa les passants, les enfants jouant et les couples se promenant main dans la main. Tout semblait si paisible, si simple, comparé au tourbillon émotionnel qu'elle vivait.
Lucile réfléchissait encore et encore à ses envies. Elle se demandait pourquoi cette dynamique la fascinait tant et pourquoi elle se sentait attirée par cette forme de relation avec Marc. Était-ce vraiment ce qu'elle voulait ? Ou était-ce seulement l'effet de la domination charismatique de Marc ?
Elle se souvenait des moments intenses qu'ils avaient partagés, de la façon dont Marc la faisait se sentir désirée et spéciale. Mais elle se souvenait aussi de la douleur et de la confusion, des ordres qui allaient à l'encontre de ses instincts. Le désir de plaire à Marc était fort, mais elle ne pouvait ignorer le conflit intérieur que cela engendrait.
Marc lui manquait horriblement. Chaque jour sans lui semblait vide et incomplet. Lucile se sentait déchirée entre son besoin de lui plaire et son désir de rester fidèle à elle-même. Les paroles de Florence résonnaient encore dans son esprit : "Tu ne devrais jamais te sentir obligée de faire des choses qui te mettent mal à l'aise."
Assise sur ce banc, Lucile comprit qu'elle devait prendre une décision importante pour son avenir. Devait-elle continuer à suivre les exigences de Marc, même si cela signifiait sacrifier une partie d'elle-même ? Ou devait-elle trouver un moyen de s’abandonner complètement ?
Elle se leva finalement, déterminée à trouver des réponses. Lucile savait qu'elle avait besoin de temps pour réfléchir, pour comprendre ce qu'elle voulait vraiment. La route devant elle était incertaine, mais elle se sentait prête à l'affronter, portée par la conviction que son bonheur et son bien-être étaient les priorités absolues.
Alors qu'elle quittait le parc pour retourner au loft, Lucile sentait un poids se lever légèrement de ses épaules.
Marc était enfin de retour de son voyage d'affaires, et Lucile s'était méticuleusement préparée pour son accueil. Elle voulait qu'il la trouve parfaite, qu'il voit combien elle s'était appliquée à suivre ses directives même en son absence. Elle avait revêtu une combinaison en cuir noire qui épousait parfaitement ses courbes, accompagnée des vertigineux stilettos noirs qu'il lui avait offerts. En l’absence de soutien gorge, ses tétons déformaient la combinaison. Son cœur battait la chamade tandis qu'elle attendait son retour.
Lorsque Marc entra dans le loft, son regard s'illumina en voyant Lucile.
- Tu es magnifique, dit-il, la voix empreinte d'admiration.
Il s'approcha d'elle, la prit dans ses bras et l'embrassa passionnément.
- Tu m'as manqué.
Lucile se sentit à la fois soulagée et excitée par sa présence.
- Toi aussi, tu m'as manqué, murmura-t-elle en retour.
Ils se dirigèrent rapidement vers la chambre de Marc.
- A genoux !
Le coeur de Lucile tressaillit. Elle obtempéra.
- Ôte mes chaussures !
Dans sa posture de soumission, Lucile délaça soigneusement les chaussures de son maitre.
- Les chaussettes !
Sans regarder Marc, la femme en combinaison de cuir, tira les deux chaussettes, les plia.
- Baise mes pieds !
La légère réaction de Lucile fit sourire Marc qui constata qu’elle se reprit et obéit. Les chaudes lèvres de la femme embrassèrent ses pieds sur toute leur surface.
Ensuite, il lui fit l’amour avec douceur mais passion. Elle s’abandonna à toutes les fantaisies de son amant et en conçut de la fierté et du plaisir. Elle décolla à plusieurs reprises sous les assauts inlassables de Marc. Lucile ressentit une connexion profonde avec lui, mais une partie d'elle restait consciente des discussions importantes qu'ils devaient avoir.
Après un certain temps, ils quittèrent la chambre et retournèrent dans la salle principale du loft, où Sabrina les attendait avec un sourire discret. Elle les servit rapidement avant de s'éclipser, leur laissant l'intimité nécessaire pour leur conversation.
Lucile et Marc s'assirent sur le canapé, l'atmosphère entre eux chargée de tension mais aussi de sincérité. Lucile prit une profonde inspiration, prête à aborder les sujets qui la hantaient depuis des semaines.
- Marc, nous devons parler, commença-t-elle, sa voix trahissant une légère nervosité.
Il la regarda attentivement, ses yeux bleus fixés sur elle.
- J'ai beaucoup réfléchi pendant ton absence, dit-elle. Il y a des choses que je trouve vraiment difficiles dans notre relation. Parfois, je me sens déchirée entre mon désir de te plaire et ma propre identité. Tes exigences peuvent être très éprouvantes pour moi.
Marc hocha lentement la tête, l'encourageant à continuer.
- Je comprends, Lucile. Et je veux que tu saches que je suis conscient des défis que cela représente pour toi.
- Je veux évoluer, et je sais que tu vois du potentiel en moi, continua Lucile. Mais je me demande si nous ne pouvons pas trouver un moyen d'équilibrer tes attentes avec mes propres besoins.
Marc prit sa main dans la sienne, un geste de réconfort et de soutien.
- Lucile, tu évolues déjà de manière incroyable. Je suis fier de toi et de ce que tu deviens.
Le week-end s'annonçait prometteur alors que Marc assurait à Lucile qu'il resterait avec elle tout le temps. Elle était ravie de cette attention, désireuse de profiter de chaque instant passé ensemble. Elle conserva sa combinaison en cuir noire, celle qui plaisait tant à Marc et qui la faisait se sentir puissante et désirable.
Ils passèrent le week-end enfermés dans le loft, faisant l’amour avec une intensité qui dépassait tout ce qu'ils avaient connu jusqu'alors. Leur passion s'exprimait sans retenue, et chaque coin du loft devenait le théâtre de leurs ébats. Ils s'embrassaient avec ferveur dans la cuisine, le salon, sur la terrasse, transformant chaque espace en un sanctuaire de leur amour.
Marc se montrait d'une tendresse infinie, et Lucile, enveloppée dans cette combinaison de cuir, se sentait plus que jamais en harmonie avec lui. Sa présence, son regard, ses caresses, tout contribuait à renforcer son sentiment d'appartenance et de désir. Dans l'ivresse du plaisir, elle sentait ses résistances s'effriter doucement. Chaque fois qu'il lui demandait quelque chose, elle obéissait avec joie, trouvant une étrange liberté dans cette soumission volontaire.
- Lucile, viens ici, ordonnait-il parfois, et elle se précipitait dans ses bras, heureuse de répondre à ses désirs.
La résistance qu'elle avait connue autrefois semblait fondre sous la chaleur de leur passion partagée. Elle réalisait que l'obéissance, dans ce contexte, n'était pas une perte de soi, mais plutôt une extension de son amour pour Marc.
Ils passèrent des heures enlacés, explorant chaque nuance de leur connexion, chaque frisson de leur désir. Lucile se sentait pleinement vivante, chaque sens aiguisé par la présence de Marc. Il la faisait se sentir spéciale, unique.
- Tu es magnifique, murmura-t-il à un moment, ses doigts glissant le long de la combinaison de cuir. Je suis tellement fier de toi, de ce que tu es devenue.
Lucile répondit par un sourire radieux.
- Et je suis heureuse, Marc. Heureuse de t'appartenir.
Ils continuèrent ainsi tout le week-end, deux âmes en parfaite synchronie, explorant les profondeurs de leur sensualité sans compromis. Marc la guidait, et Lucile, libérée de ses résistances, se laissait porter par le flot de leur amour. Elle savait que ce week-end marquait un tournant, un moment où elle avait enfin trouvé l'équilibre entre soumission et épanouissement.
Alors que le dimanche soir approchait, Lucile se sentait plus proche de Marc que jamais. Elle avait lâché prise, abandonné les dernières barrières qui la retenaient, et en retour, elle avait découvert une nouvelle dimension.
- Lucile ! appela Marc alors qu’il était monté sur la terrasse.
Rapidement, la femme monta les escaliers dans sa combinaison en cuir et s’agenouilla devant son maitre.
- Déshabille-toi, je vais te sodomiser.
Le ton ordinaire de l'annonce contrastait avec l'éclat fracassant qu'il provoqua dans les oreilles de Lucile. Mais la fermeture éclair dégagea le corps nue de la femme qui resta debout devant Marc. Il la guida vers la rambarde qui dominait Paris. La légère pression sur le haut de son dos, fit pencher Lucile en avant. Le bout des chaussures en cuir de l’homme écartèrent les jambes nues. La respiration de la femme s’accéléra. Elle était vierge et la peur qui entoure cette pratique l’étrangla. Elle sentit les mains de Marc jouer avec ses fesses et, comme il l’avait déjà fait à maintes reprises, il joua avec son orifice.
Lorsque la virilité perça la résistance, Lucile retint son souffle, surprise par la violence de cette douleur. Une brûlure aiguë s’étira dans ses nerfs, vive et tranchante, comme une flamme glacée qui déchirait son corps. Pourtant, à l’instant où le gland franchit l’orifice, une vague inattendue de plaisir foudroya son esprit. La douleur, d’abord mordante, se fondit en une sensation presque douce, hypnotique, chaque pic de souffrance se transformant en une pulsation intense de jouissance. Elle sentit la tension se relâcher, son corps tout entier se tendant, comme suspendu entre la douleur et le plaisir, incapable de choisir entre la fuite et l’abandon. Ses sens s’embrasaient dans cet étrange mariage où la sodomie devenait extase, et chaque nouvelle pression de la tige semblait creuser plus profondément un chemin vers une satisfaction crue, irrésistible.
Marc dût bâillonner Lucile. Les hurlements de plaisir étaient assourdissants. Ils s'endormirent enlacés, satisfaits et comblés, prêts à affronter ensemble les défis à venir.
Durant la semaine, Lucile ne pouvait s'empêcher de repenser à la mystérieuse pièce à la porte fermée dans le loft. Sa curiosité grandissait de jour en jour, et finalement, elle décida d'insister pour savoir ce que contenait cette pièce.
- Marc, je veux vraiment savoir ce qu'il y a dans cette pièce, dit-elle un soir, alors qu'ils étaient assis dans le salon.
Marc, comme à son habitude, resta impassible.
- Lucile. On ne parle pas de cette pièce.
Malgré sa réponse, Lucile sentait que quelque chose d'important était en jeu.
Le vendredi soir, Marc l'emmena au théâtre, puis au restaurant. Lucile était ravissante dans une tenue sexy qui attirait tous les regards. Elle savourait l'attention des hommes, mais son esprit était encore troublé par la salle fermée à clé. La pièce de théâtre fut très distrayante et le repas succulent. Marc redoublait d’attention et de tendresse.
À leur retour au loft, après avoir ôté sa petite veste, Lucille entendit une conversation sur le toit. Accompagnée par Marc, elle grimpa l’escalier. La jeune femme stoppa nette. Elle fut surprise et effrayée de voir Stéphane présent sur la terrasse avec Sabrina. Marc la prit par la main et la conduisit vers eux, un sourire rassurant sur le visage. Le cinquantenaire aux cheveux blancs se tourna vers eux avec un large sourire.
- J'ai appelé Stéphane en lui expliquant la situation, déclara Marc.
Lucile sentit son cœur battre plus fort.
- Quelle situation, Marc ? Pourquoi Stéphane est-il ici ?
Marc la regarda avec une intensité calme.
- Je voulais qu'il comprenne notre relation, ce que nous sommes.
Lucile resta sidérée, incapable de comprendre pleinement les intentions de Marc. Elle se sentait exposée, vulnérable. Sans attendre une réponse, elle s'enfuit dans sa chambre et s'enferma, le cœur battant la chamade.
Assise sur son lit, elle tentait de calmer son esprit. Elle se sentait trahie, comme si Marc avait franchi une limite invisible. La présence de son amant d’un soir la faisait douter de tout ce qu'elle avait accepté jusqu'à présent. Les minutes passèrent lentement alourdissant son cœur. Elle se demandait comment elle pourrait affronter Marc et comprendre ses motivations. La jeune femme savait qu'elle devait prendre une décision : continuer à s’abandonner dans cette relation complexe ou chercher à reprendre le contrôle de sa vie en traçant des limites plus claires.
Lucile restait éveillée, perdue dans ses pensées. Elle savait qu'elle devait affronter Marc, mais elle se sentait épuisée par la constante lutte intérieure entre soumission et indépendance. Pour la première fois, elle doutait sérieusement de leur avenir ensemble, se demandant si l'amour qu'elle ressentait pour lui pouvait surmonter ces épreuves.
Marc se tenait devant la porte fermée de la chambre de Lucile, ses doigts tapotant doucement le bois, cherchant à la calmer.
- Lucile, ouvre la porte. Nous devons parler, dit-il, sa voix calme mais ferme.
À l'intérieur, Lucile lutta contre l'envie de crier, de pleurer, de céder à la confusion et à la douleur qui tourbillonnaient en elle. Mais elle savait que fuir n'était pas la solution. Prenant une profonde inspiration, elle se leva et ouvrit la porte, son regard croisant celui de Marc. L’homme entra lentement dans la chambre, refermant la porte derrière lui.
- Lucile, je comprends que tout cela soit difficile pour toi, dit-il doucement. Si tu préfères en rester là, tu pourras demain déménager chez toi. Mais sache que si tu prends cette décision, il n'y aura pas de retour en arrière. Jamais.
Les mots de Marc étaient clairs, définitifs, et ils résonnaient avec une certaine finalité qui fit frissonner Lucile. Elle le regarda, ses yeux brillants d'émotions contradictoires.
- Marc, pourquoi fais-tu ça ? Pourquoi as-tu appelé Stéphane ?
Marc s'approcha d'elle, posant ses mains sur ses épaules.
- Parce que je pense que cette expérience peut être épanouissante, Lucile. Stéphane comprend notre dynamique. Il ne s'agit pas seulement de soumission ou de domination, mais d'exploration et de découverte.
Lucile sentit ses défenses s'effondrer lentement.
- Je ne sais pas si je suis prête pour ça, murmura-t-elle, sa voix tremblante.
Marc la serra doucement contre lui.
- Si tu te joins à nous sur la terrasse, tu pourrais trouver une nouvelle dimension de bonheur.
Elle le regarda, cherchant dans ses yeux la sincérité qu'elle savait y trouver. L'amour qu'elle ressentait pour lui, la confiance qu'elle avait construite, tout cela pesait lourd dans la balance de sa décision. Marc avait toujours été franc avec elle, et malgré les difficultés, elle savait qu'il ne lui ferait jamais de mal intentionnellement. Prenant une profonde inspiration, Lucile prit une décision.
- D'accord, Marc. Montre-moi ce que tu veux que je découvre.
Marc sourit, un sourire plein de chaleur. Ils quittèrent la chambre ensemble, main dans la main, et se dirigèrent vers la terrasse où Stéphane et Sabrina les attendaient. Lucile sentit un mélange de nervosité et d'excitation monter en elle.
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1 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
Toujours bien écrit bonne explication de la soumission contrainte psychologiquement Marc libertin dominateur à tendances perverses comment Lucile va t elle se sortir entre son fort intérieur indépendant et l’obligation de soumission qui lui est imposée on attend la suite qui je pense continuera de nous ravir Daniel

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