Sophie, son mari, son amant, sa maîtresse
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Récit érotique écrit par Philus [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Sophie, son mari, son amant, sa maîtresse
Toute sirène hurlante, le VSAV rouge s’engagea sur un immense rond-point désert violemment éclairé par des lampadaires gigantesques. Il ralentit puis emprunta, à vitesse réduite, la rampe d’accès au service des urgences du centre hospitalier de Bordeaux. Il stoppa net devant la porte d’entrée, arrêta son avertisseur sonore, mais conserva son gyrophare en action. Les éclairs orange déchiraient par intermittence la nuit sans lune et les bâtiments blanchâtres de l’hôpital. Deux brancardiers et un interne jaillirent du couloir et emmenèrent précipitamment le blessé à l’intérieur. L’un des hommes du SAMU pénétra dans le bureau de l’infirmière de nuit. Celle-ci prit place derrière un écran d’ordinateur.
— Alors ? Qui est ce pauvre garçon ? demanda-t-elle.
— C’était trop grave. Nous n’avons pas eu le temps de relever son identité, mais les gendarmes ont emporté son portefeuille et son téléphone, précisa-t-il. Vous devriez pouvoir l’identifier facilement.
— OK, je vais me débrouiller avec eux. Que s’est-il passé ?
Le pompier fit un geste d’impuissance.
— Comme d’habitude, fin de semaine, alcool et vitesse excessive. On ne changera pas la jeunesse.
La femme grimaça.
— C’est grave ?
— Oui. Il a perdu beaucoup de sang et doit avoir quelques viscères en vrac. À mon avis, il est déjà au bloc.
Sur ces paroles, l’homme salua l’infirmière et remonta dans le véhicule. Celui-ci démarra doucement puis se faufila dans la circulation fluide des noctambules de la ville.
*-*
Le docteur Julien Gaudreuil, chirurgien de garde, entra dans une colère noire. C’était un homme brun d’une quarantaine d’années, assez grand, des yeux bleu clair et le corps entretenu par de régulières séances de sport. Il plaisait aux femmes, peut-être même aux garçons, qui sait. Pour le moment, il était méconnaissable.
— Putain de merde ! J’ai un type de vingt ans sur le billard à deux doigts d’y passer et pas une seule infirmière de bloc ! C’est quoi ce bordel ?
Le chef infirmier scruta ses Crocs violets, n’osant pas affronter le regard du médecin en face.
— Le problème… C’est Alicia qui a attrapé le covid. Tous ceux qui passent dans l’aile des covidés, le chopent à un moment ou à un autre.
Un peu calmé, Julien reprit.
— Mais elle n’est pas toute seule !
— Leslie est en congé à l’île Maurice et Nadine s’est fracturé le cubitus. C’est Mathieu qui l’a plâtrée, il y a deux semaines.
L’infirmier écarta les bras en signe d’impuissance et leva les yeux.
— J’en ai bien une, finit-il par dire, mais elle est en cardio. Je ne sais pas si Henri va vouloir la lâcher.
— Henri, je m’en charge. Comment s’appelle-t-elle ?
— Sophie Bujold.
Sophie était une jolie femme blonde d’une cinquantaine d’années. De taille moyenne, mince et nerveuse, elle présentait le profil affûté d’une coureuse de fond. Tout naturellement, sur la demande expresse de son patron, elle accepta d’aider Julien Gaudreuil, qu’elle ne connaissait toutefois pas. Elle se tira on ne peut mieux de sa mission et, après trois heures d’intervention, le jeune homme partit en réanimation. Son pronostic vital n’était plus engagé. Julien apostropha Sophie calmement lorsque le patient quitta le bloc. Il lui saisit les deux bras et lui plongea son regard limpide dans les yeux. Malgré la chaleur étouffante, Sophie frissonna.
— Merci, Sophie. Grâce à vous, nous avons pu sauver une vie.
Sophie, intimidée, bégaya bêtement quelque chose et réussit malgré tout à sourire. Julien la lâcha et, avant de faire demi-tour et repartir, s’arrangea pour lui caresser les mains avec une grande douceur.
Une sensation particulièrement agréable s’empara d’elle. Elle quitta le bloc opératoire et se retrouva seule dans le couloir. Elle se risqua à glisser une main entre deux boutons de sa blouse, puis sous l’élastique de sa culotte jusqu’à son entrecuisse. Elle s’en doutait, elle était mouillée.
*-*
Six heures du matin, début mai. L’aube pointait et, malgré la fraîcheur de la nuit, on devinait que la journée se révèlerait chaude. Sophie quitta l’hôpital, monta dans sa voiture et rentra chez elle en quelques minutes. Elle se sentait à la fois excitée et fatiguée, bien que le service de nuit se déroulât par roulement. Excitée par le travail qu’elle avait fourni lors de l’intervention chirurgicale, ce qui avait permis de sauver un jeune homme, elle était toutefois animée d’un sentiment contradictoire vis-à-vis de Julien Gaudreuil. Certes, il était beau et avait l’air si doux, mais elle était mariée et lui aussi. Elle ne connaissait pas sa femme, également infirmière à la maternité de l’hôpital. Elle savait juste qu’elle s’appelait Maria.
Damien dormait face au mur de la chambre. C’était déjà samedi et il ne se réveillerait pas avant huit heures. Sophie se déshabilla et se coucha à ses côtés sans un bruit. Elle se coula dans les draps aussi silencieusement qu’un fantôme. Allongée sur le dos, elle ne trouvait pas le sommeil, son esprit totalement accaparé par Julien. Elle se souvint du contact brûlant de ses mains et de son regard pénétrant. Sans réfléchir, elle écarta les jambes, glissa la main sous sa nuisette, se fraya un chemin parmi les rares poils de son pubis entretenu et effleura sa vulve qui s’ouvrit telle une fleur. La cyprine lui coula entre les doigts et, de la pulpe de son médius, elle tritura le petit bouton enflé. Elle geignit assez fortement et, craignant d’avoir réveillé son mari, tourna la tête vers lui. Il n’avait pas bougé. Elle continua sa caresse en se promettant encore plus de discrétion. Les gémissements s’accentuèrent entremêlés de chuchotements inaccoutumés.
— Ah… Suce-moi, Julien…
Soupir.
— … suce-moi Julien…
Tout en titillant son clitoris, Sophie empoigna son sein gauche avec vigueur.
— … Bouffe-moi les seins…
Soupir.
— … Bouffe-moi la chatte !
À ces mots et à l’image que Sophie avait formée dans son esprit, l’orgasme la saisit après quelques minutes. Par peur du bruit, elle plia son index et le mordit. Ses jambes se resserrèrent comme des lames de ciseaux.
— Hmmmfff… Hmmmfff… Hmmmfff…
Enfin, elle se détendit aussi soudainement qu’elle s’était crispée pour jouir et soupira longuement en ôtant son doigt meurtri d’entre ses dents. Gardant sa main trempée entre ses cuisses, elle se tourna vers l’extérieur et ne résista plus au sommeil et à sa cohorte de rêves, espérant que Julien fît partie de ceux-ci.
De l’autre côté du lit, Damien, les yeux grand ouverts, observait le radio-réveil. Il était presque sept heures. Quand il entendit la respiration régulière de sa femme endormie, il empoigna sa bite qui bandait depuis le premier soupir de Sophie et commença à se masturber. Il éjacula dans la minute.
*-*
Damien, chef d’équipe dans le bâtiment, s’était adapté aux horaires décalés de son épouse. Comme dans l’industrie, elle travaillait en trois fois huit heures. La veille, elle avait terminé son service de nuit hebdomadaire. Il s’était mis de fait à la popote et, ce samedi après son café et en attendant sa femme, il commença à préparer le déjeuner. Sophie se réveilla vers midi et demi. Elle rejoignit Damien dans la cuisine et l’enlaça tendrement par-derrière. Il se retourna et l’embrassa, plaquant ses deux mains sur ses fesses.
— Ça sent bon jusque dans la chambre ce que tu nous fais pour manger, observa-t-elle en remuant le nez.
Damien sourit, mais il n’eut pas le temps de répondre que le téléphone de la maison retentit.
— J’espère que ce n’est pas une urgence de l’hôpital ou pour un chantier, grogna Damien en allant décrocher.
Il parlementa quelques secondes, puis appela Sophie en lui tendant l’appareil, l’air excédé.
— C’est l’hôpital, un certain Julien Gaudreuil. Il faudrait peut-être qu’ils te laissent un peu te reposer…
Tandis que Damien se remémora soudain le prénom de Julien que soufflait Sophie lors de sa masturbation matinale, celle-ci prit le combiné, gênée.
— Oui… Docteur Gaudreuil ?
— …
— Bon. D’accord. À ce soir alors.
Sophie raccrocha d’un mouvement très lent, comme si elle réfléchissait à ce qu’elle allait dire à son mari. Ce dernier, qui était reparti à la cuisine, revint dans le salon.
— C’est qui ce Julien Gaudreuil ?
Sophie lui raconta alors l’intervention de la nuit.
— … Il m’invite à une soirée qu’il organise avec le personnel de son service de temps en temps. Compte tenu de ce qu’il s’est passé cette nuit, il tient à ce que je sois là. Je ne voudrais pas le décevoir.
Damien caressa son crâne rasé, les yeux au plafond avec l’air de réfléchir intensément.
— Julien, Julien… C’est marrant, j’ai l’impression d’avoir déjà entendu ce prénom récemment…, murmura-t-il avec malice.
Sophie rougit et son mari fit mine de ne pas s’en apercevoir.
— Bon, tant pis, je passerai la soirée seul. Pas grave, il y a un match de foot à la télé. Seulement, tu te souviens de ce que je t’ai déjà dit de nombreuses fois ?
— Oui, oui. T’inquiète pas, c’est juste une soirée entre collègues, rien d’autre.
En fin d’après-midi, Sophie s’était habillée de façon décontractée : slim bleu clair, chemisier bleu ciel par-dessus et sandalettes noires aux pieds. Elle s’était équipée également de son sac fourre-tout mordoré qu’elle portait en bandoulière pour garder les mains libres. Pour couronner son style un peu grunge, elle laissa retomber sa chevelure blonde sur ses épaules et passa au poignet une montre sport qu’elle affectionnait particulièrement. Quand elle s’estima fin prête, elle se présenta à son mari qui la siffla en la voyant.
— Tu es très belle chérie, je t’aime. Ne rentre pas trop tard.
Sophie sourit puis s’avança pour embrasser son époux.
— À tout à l’heure, je t’aime.
*-*
À l’heure du diner, Damien se prépara un plateau télé et s’installa au salon. En fait de football, il sortit d’un tiroir un DVD au boîtier plastique totalement transparent. Aucune étiquette ne laissait deviner le contenu du support. Il inséra le disque dans le lecteur, agit sur une télécommande et se cala dans le canapé.
Sophie apparut soudain à l’écran. Quasiment nue sur un lit, assise sur ses talons face à l’objectif, elle tenait un vibromasseur ronronnant entre ses cuisses largement ouvertes. Elle soupirait, l’orgasme approchait.
— Ah ! Ah oui… c’est bon…, susurra-t-elle.
Puis, après un long gémissement langoureux.
— Mais je repars… Je repars ! reprit-elle d’un ton presque étonné.
Ces mots furent accompagnés peu après de nombreuses respirations bruyantes, rythmant un énième spasme profond et voluptueux.
La vidéo s’arrêta et beaucoup d’autres suivirent dans le même style. Pour Damien, Sophie était l’amour de sa vie et il ne s’en lassait pas. Bien sûr, ces films eurent un impact immédiat sur lui. Il baissa son pantalon et son caleçon aux genoux. Sa queue de belle taille se dressa et il se masturba en repassant le disque qu’il avait vu cent fois.
À cinquante et un ans, Damien aimait toujours son épouse, mais son désir secret était de la regarder un jour baiser avec un autre homme devant lui. Il en avait déjà parlé à Sophie, qui s’y était systématiquement refusée. Il voulait voir sa femme jouir avec un pénis dans son vagin. Depuis quelques années en effet, Sophie n’avait de plaisir avec son mari que lorsqu’il la caressait ou lui pratiquait un cunnilingus. Il lui avait demandé aussi de pouvoir assister à une de ses masturbations solitaires dont elle ne se cachait pas ou peu. Sophie avait refusé également, mais elle avait accepté en contrepartie de se filmer quelquefois pendant l’acte. Libre à lui de regarder les vidéos par la suite quand il le voulait et il ne s’en privait pas.
Il éjacula en grimaçant loin sur son ventre et sa poitrine, une goutte de sperme parvint même à atteindre ses lèvres. Il la balaya d’un coup de langue, puis ferma les yeux. Soulagé.
Il bascula ensuite sur la chaîne « sports ». Le match était déjà commencé.
*-*
Sophie gara la C2 sur le parking du golf où de nombreuses voitures se trouvaient déjà. Elle dissimula sous un siège son sac qu’elle estima soudain trop encombrant. Elle s’en voulait d’avoir menti à son mari en lui parlant d’une « soirée entre collègues », mais au moins, Damien ne lui avait pas posé de questions embarrassantes. D’autant plus que, sincèrement, elle n’imaginait pas que la soirée pût déraper. La « Guinguette du Green » se situait à deux pas de là, accolée à un bosquet en face de l’île d’Arcins qui trônait au milieu de la Garonne. Ce dancing présentait une image « vintage », avec sa piste de danse en bois brut, ses lampions de couleurs et ses serveurs coiffés d’un béret basque. On y buvait du vin de Bordeaux bien sûr, blanc ou rosé, pétillant ou tranquille. Le rouge semblait réservé aux grandes occasions. L’orchestre, logé dans un angle de la pergola, se composait d’un accordéon, d’une guitare basse, d’un saxophone et d’une batterie. Un couple entre deux âges chantait en duo. Le répertoire était varié, mais pas suffisamment pour attirer les plus jeunes, ce qui était le but non avoué de l’établissement. Sophie chercha Julien des yeux et finit par l’apercevoir seul à une table, qui lui faisait signe. Elle s’approcha et lui fit la bise avant de s’assoir. La journée s’était avérée étouffante et les clients comme le personnel étaient vêtus légèrement. Avant même que Sophie puisse émettre un souhait, Julien commanda deux mojitos bien chargés en rhum accompagnés de tapas très relevés. Après l’apéritif, il voulut une bouteille de crémant blanc, frais et pétillant à souhait. Sophie n’avait pas l’habitude de boire et elle fut vite grisée par le vin, les épices, la chaleur et la musique.
Puis, vint le moment qu’elle redoutait et espérait tout à la fois lorsque Julien l’invita à danser. C’était un bel homme, viril et doté d’une voix envoûtante. Il lui plaisait, sans aucun doute, mais elle ne le connaissait que depuis deux jours et elle ne désirait pas trahir Damien. Elle savait qu’il ne lui interdirait pas d’avoir un amant, mais à une condition qu’elle ne voulait pas accepter. Sur la piste, son cavalier se conduisit en parfait gentleman et ils dansèrent en riant, comme des adolescents. Pour le premier des trois « slow » qui suivirent, Julien entoura Sophie de ses bras. Celle-ci posa la tête sur son épaule et il lui caressa les cheveux. Malgré elle, sa main remonta jusqu’à la nuque du jeune homme et elle lui effleura la peau. Julien se sentit alors plus à l’aise et sut qu’il avait toutes ses chances. Son charme agissait toujours, cela le rassurait. Il s’enhardit à lui presser légèrement un sein, mais Sophie repoussa la main sans toutefois lui manifester autrement sa réprobation. Lorsque la musique s’arrêta, elle serra en douceur le bras de son cavalier.
— Je dois appeler mon mari, ça ne sera pas long.
Julien la regarda s’éloigner sur l’aire de stationnement et la vit marcher en direction du petit bois, le téléphone à l’oreille. Elle s’adossa contre son véhicule, face aux arbres qui bruissaient dans le vent et le murmure des flots.
— C’est le moment ou jamais, s’encouragea Julien.
Le parking ne possédait pas d’éclairage par lui-même, seules des bornes timidement lumineuses en délimitaient les contours. La clarté la plus intense provenait de la piste de danse, mais elle n’en illuminait qu’une faible partie. La voiture de Sophie était située à une extrémité, dans une zone assez sombre. Quand Julien rejoignit Sophie, celle-ci venait juste de raccrocher. Elle se retourna vivement.
— Oh ! Julien ! Tu m’as fait peur, s’écria-t-elle, la main sur la bouche.
— Tout doux, ce n’est que moi, répondit-il de sa voix virile. Je suis venu voir si tout allait bien.
— Oui, oui. Ne t’inquiète pas.
Parallèlement, Julien s’approcha de Sophie et se retrouva tout contre elle. Il l’adossa à nouveau contre la voiture et lui caressa les cheveux. Il l’embrassa dans le cou, puis lui pressa les seins à travers son chemisier et son soutien-gorge. Sophie passa doucement la main derrière le crâne du jeune homme et l’attira à elle.
— Julien ! Je suis mariée… Non, murmura-t-elle d’une voix qui hurlait tout le contraire.
— Je sais, moi aussi. Mais tu m’as tellement bluffé à l’hôpital, j’ai besoin de toi, tu sais ? répondit-il sur le même ton.
Il approcha sa bouche et posa ses lèvres sur celles de Sophie, qui tenta sans conviction de l’éloigner. Vaincue, elle permit à la langue agile de Julien de la pénétrer et savoura le baiser dont le goût était celui de l’interdit. Sophie l’enlaça et il serra fermement son corps contre elle. Son ventre ressentit le désir rigide et puissant du mâle, tandis qu’un flot de cyprine inonda sa vulve. Julien, de son côté n’était pas resté inactif. Il défit les boutons du chemisier, laissant apparaître un soutien-gorge blanc. Il inséra la main par-dessous et le remonta sous le cou de sa conquête, libérant ainsi les deux seins dont les tétons pointaient. Il se baissa légèrement et suça ces belles pommes en excitant les aréoles de sa langue. Sophie s’était abandonnée. Elle ne pensait plus à rien, ni à Damien, ni à Julien, ni même à elle. Son ventre de femme criait à l’union, à la pénétration, à l’accouplement, au coït. Julien s’enhardit en déboutonnant la ceinture du jean et en tirant la fermeture à glissière de la braguette. Des deux mains, il abaissa le pantalon sous les fesses de Sophie et fit de même avec la culotte.
— Julien ! Non… désespérait-elle.
Julien ne s’arrêtait pas. Du bout des doigts, il tâta la vulve détrempée et plongea son médius dans l’enfer ardent de la luxure.
— Aaahhh… gémit-elle.
Sortant et rentrant son doigt, il s’arrangeait pour caresser en même temps le clitoris. Sa main baignait dans les sécrétions vaginales. Après quelques minutes passées à embrasser la belle et à lui exciter les nymphes, Julien défit rapidement pantalon et boxer. Son membre épais et décalotté jaillit tel un diable de sa boîte. Doucement, il prit la main de Sophie et la dirigea vers son pénis brûlant. Elle s’en empara et, sans plus attendre, le branla en fermant les yeux. Peu après, Julien lui appuya sur les épaules et elle s’agenouilla sur le sol. Elle n’eut pas besoin d’instructions supplémentaires et se saisit de la hampe pour l’introduire dans sa bouche ouverte.
— Aaahhh… Sophie… chuchota-t-il en se pâmant.
Elle le suça pendant de longues minutes, Julien était endurant. Puis il la prit par les aisselles et la remonta à son niveau pour l’embrasser à nouveau. D’une main, il empoigna son pénis et caressa la chatte de Sophie avec le gland.
— Non, Julien… Pas sans capote… S’il te plait.
— C’est promis, laisse-moi faire, la rassura-t-il.
Délaissant à regret la vulve de Sophie, il enfonça sa bite entre ses cuisses. Il entama alors une série de va-et-vient pour un coït interfémoral. Sophie serra les jambes pour mieux le sentir et pour bien en faire profiter ses nymphes et son clitoris. Cette manœuvre l’excitait sauvagement. Elle lâchait un profond soupir chaque fois qu’il enfouissait sa tige. Comme elle aurait aimé l’avoir dans son vagin en feu ! Soudain, un violent orgasme la saisit.
— Julien ! Ne t’arrête pas ! Je jouis… Je jouis… Je jouis… s’écria-t-elle
À ces mots, Julien accéléra le rythme et profita du spasme de Sophie pour éjaculer entre ses cuisses un sperme épais et abondant. Les deux amants restèrent enlacés dans les bras l’un l’autre dans un baiser qui n’en finissait pas.
Des clients du restaurant ayant terminé de diner s’approchèrent, sans doute pour monter dans une voiture voisine de celle de Sophie. Aussi, celle-ci se rhabilla en hâte, imitée en cela par Julien.
— Je dois rentrer, murmura-t-elle en lui caressant la joue.
— Je te reverrai ? s’enquit Julien.
— Oui, mais c’est moi qui te dirai quand. Ne t’impatiente pas.
Sans même lui donner le temps de répondre, elle posa un rapide baiser sur ses lèvres et pénétra dans la C2. Elle démarra et se fondit dans la nuit.
Damien guettait la voiture depuis la fenêtre de la cuisine. Il était 23 h 30 et il s’impatientait, car le coup de fil qu’il avait reçu de Sophie avait eu lieu aux environs de 22 h. Lorsqu’il distingua les phares dans l’obscurité, il laissa retomber le rideau et partit au salon. Sophie rentra sur la pointe des pieds, présumant son mari endormi. Quand elle le vit dans le canapé, elle alla l’embrasser.
— Je te croyais couché, avoua-t-elle.
— Non, tu vois. Je commençais même à m’inquiéter, tu m’avais dit que tu ne rentrerais pas trop tard. Ta soirée s’est bien passée ?
— Oui, oui, répondit-elle d’un ton fuyant.
Damien s’en aperçut immédiatement.
— Toi, tu as fait une connerie, je me trompe ?
Sophie s’écroula dans un fauteuil.
— Bon, il faut que je te dise, je ne peux pas garder ça pour moi. D’abord, il n’y avait que Julien et moi à cette soirée…
Inquiète, Sophie surveillait la réaction de son mari. Celui-ci restait de marbre.
— Continue, encouragea-t-il d’un ton glacial.
— J’ai un peu bu et je me suis laissée embrasser et caresser.
— Caresser comment ?
— C’était en dansant, alors tu sais bien, un peu les seins, un peu les fesses.
— C’est tout ?
— Oui, oui. Je te le jure, affirma-t-elle, l’air le plus convaincant possible.
— Ce n’est pas ce dont nous avions convenu. Tu sais très bien que je suis d’accord pour que tu prennes un amant, à la seule condition que je sois présent à vos ébats en tant que spectateur, voire acteur.
— Je sais, oui, et pour me faire pardonner, je te promets de tout faire pour te donner satisfaction.
Damien n’en croyait pas ses oreilles. Depuis le temps qu’il voulait voir sa femme baiser avec un autre homme, Sophie se décidait enfin. Fallait-il que Julien lui plût !
*-*
Cela n’a pas été simple de concilier les agendas de tout le monde, mais une soirée a pu finalement être organisée un samedi du mois de juillet. Sophie s’était chargée des invités et Damien de l’intendance. Avaient été conviés Alicia, qui s’était rétablie du covid, et son mari Martin, Leslie, revenue déjà depuis quelques semaines de l’île Maurice, Nadine, remise de son bras fracturé, et son compagnon Alain et, bien sûr, Julien venu sans Maria. La journée avait été étouffante, aussi, l’apéritif sur la terrasse au coucher du soleil ravissait tout le monde. L’obscurité s’installa vite pourtant et deux projecteurs, autour desquels voletaient des nuées de papillons de nuit, éclairaient les convives. Hommes et femmes étaient habillés légèrement, y compris Sophie, qui portait un pantalon de toile hyper moulant blanc et un chemisier blanc translucide laissant deviner un soutien-gorge de même couleur. Elle s’était contrainte à ne pas mettre de culotte afin d’éviter les marques disgracieuses.
Tout le monde s’amusait, parlait fort et buvait bien. Au cœur de la liesse, Damien espionnait Sophie et Julien, Julien scrutait Sophie et Damien et Sophie surveillait son mari et Julien. Certains convives allaient marcher un peu dans le jardin pour dissiper les vapeurs d’alcool. Sophie les imita, accompagnée de Julien. Damien les observait en détail. Au fond du terrain, près du tilleul, il aperçut Julien caresser les fesses de Sophie et l’embrasser dans le cou. Il devina également, la main de sa femme entre les jambes de celui qui allait devenir son amant. Cette vision le fit bander sec. Il se leva et se dirigea vers eux. Julien lâcha Sophie brusquement et celle-ci se précipita à la rencontre de son mari. Elle lui tendit les bras. Damien la prit par le cou et lui porta l’autre main entre les cuisses.
— Tu n’as pas mis de culotte, mais tout le monde sait que tu mouilles maintenant. Tu ferais mieux d’aller te changer.
Piteuse, Sophie baissa la tête et vit une auréole humide décorer son pantalon.
— J’y vais tout de suite, répliqua-t-elle en s’écartant.
— Attends ! N’oublie pas ça, conclut Damien en lui tendant un préservatif.
Les yeux de Sophie s’illuminèrent. Elle se saisit de la capote et embrassa son mari tendrement sous le regard stupéfait de Julien.
— Je t’aime, chéri.
Elle courut ensuite dans sa chambre.
Damien sourit et jeta un œil vers Julien, qui faisait mine de s’intéresser aux plantations. Il avait donné un préservatif à sa femme, c’était le code convenu. Il venait de fournir un blanc-seing à Sophie pour baiser avec Julien. Ce dernier seul n’était pas encore informé !
Un peu avant minuit, les invités décidèrent de rentrer chez eux. Tout le monde était enchanté de la soirée et se promit d’en prévoir une autre prochainement, avant les mauvais jours. Il ne resta, outre les époux Bujold, que Julien qui s’était proposé pour aider le couple à tout ranger. Sophie et lui allèrent dans la cuisine tandis que Damien demeura sur la terrasse à finir son cognac. Alors qu’il entendait des bruits de vaisselle depuis plusieurs minutes, Damien se rendit soudain compte que le silence le plus total l’entourait. Il tendit l’oreille, rien d’autre que le vent dans les arbres et les cris des oiseaux de nuit. Il fila dans la cuisine porter son verre vide, la pièce était déserte.
Il ressortit dans le couloir et remarqua que la lampe de l’escalier était allumée. Il monta à pas feutrés. Parvenu au palier, il vit la porte de sa chambre entrebâillée et un faible rayon de lumière s’en échappait, comme une invitation. Ce bruit de lit qui grince, il le connaissait bien. Son estomac se noua et le rythme de son cœur accéléra. Il s’approcha et sa verge se dressa aussitôt. Damien voyait son fantasme de plusieurs années se réaliser pleinement devant ses yeux. Sophie, sa femme, son épouse aimée, allongée sur le dos, les jambes écartées, se faisait baiser en missionnaire par Julien qui soufflait fort. Leur envie réciproque avait dû se révéler extrêmement pressante, car ils n’avaient ôté que le bas de leurs vêtements. Sophie ahanait en maintenant la tête de son amant coincée dans sa poitrine. Elle se tourna vers la porte, aperçut Damien et lui sourit. Elle ferma les yeux, planta ses ongles dans le dos de Julien et jouit alors sans retenue.
— Aahhh !...
À ce moment, Julien n’eut plus de raison d’attendre. Il se redressa et éjacula avec force en criant.
— Je viens, Sophie ! Je viens…
Quand son orgasme fut terminé, il se relâcha et se laissa tomber de tout son poids sur le corps de sa partenaire, puis roula sur le côté. Sa capote, lestée de sperme, semblait trop grande pour sa bite qui débandait. Sophie invita de la main Damien à s’approcher. Ce dernier entra dans la chambre, se déshabilla rapidement et s’allongea à côté de sa femme ainsi coincée entre deux hommes. Curieusement, Julien ne fut pas surpris de la présence du mari. Sans doute Sophie l’avait-elle mis au courant de la situation. Elle s’empara de la queue toujours raide de Damien.
— Merci mon amour ! J’avais tant envie de Julien.
— Et moi, tellement envie de voir un autre homme te faire l’amour…
À ces mots, Sophie se pencha et engouffra le gland de son époux qu’elle suça avec volupté. Damien était tellement excité qu’il éjacula peu après cinq ou six jets de sperme dans la bouche brûlante de sa femme. Sophie n’avala pas l’importante quantité de liquide séminal, remonta son visage lèvres closes et déversa la semence entre celles de Damien. Leurs langues dispersèrent le sperme entre eux deux, jusqu’à ce que chacun d’eux déglutît une part de leur amour.
Les derniers habits tombèrent et les trois amants, sexuellement comblés, s’endormirent.
Damien était allongé sur un matelas pneumatique au milieu d’une mer inconnue. La houle le berçait et le soleil le submergeait de ses rayons. Puis le vent se leva et les vagues devinrent plus fortes quand, soudain, il se réveilla. Il faisait grand jour. Sophie, qui s’était assoupie dans ses bras, était éveillée. Face à lui, elle lui souriait pendant que, par-derrière, Julien l’embrassait dans le cou. Son bras passé au-dessus lui permettait de lui peloter les seins. Rien qui ne pût justifier un tel mouvement de va-et-vient, à moins que… Damien approcha sa main entre les cuisses de Sophie. Le sexe du jeune homme se cogna contre elle. Il se saisit de la bite inquisitrice et la dirigea vers la vulve de sa femme. Les nymphes ouvertes et détrempées enrobèrent le gland épais. Julien ne se fit pas prier et d’un coup de reins pénétra le vagin profondément. Sophie poussa un petit cri suivi d’un intense soupir. Elle ferma les yeux, les seins écrasés par la poigne déterminée de son amant. Du fait de trop longs préliminaires, Julien ne tint pas la distance et, ravi de baiser sa maîtresse sans capote, éjacula une dizaine de fois sa semence au fond de son ventre en grognant. Damien bandait comme un bouc. Il embrassa sa femme en lui murmurant des mots crus.
— Alors, elle te plait sa grosse bite ? Tu jouis bien avec ? Et s’il te la mettait dans le cul… Tu aimerais qu’il t’éclate la rondelle ? Tu jouis, ma salope, hein ? Ma p’tite pute d’amour, t’aimes ça jouir, hein ?…
Julien se retira et se leva. Sa queue mouillée pendouillait sur ses couilles. Il se dirigea vers la salle de bains et, peu après, on entendit couler la douche. Damien n’avait jamais bandé aussi fort. Voir, sentir, toucher la bite d’un autre homme éjaculant dans la chatte de sa femme l’avait excité au plus haut point. D’un geste qu’il aurait voulu moins brutal, il retourna Sophie sur le dos et lui écarta les jambes. La vulve baveuse brillait dans la pénombre. Il plongea son long membre dans le vagin mouillé de cyprine et de sperme. Quelques minutes plus tard, il cracha sa propre semence en même temps qu’un spasme voluptueux s’emparait de Sophie. Il l’avait fait jouir avec sa bite ! Merci, Julien, merci.
Damien se retira. Il savourait tellement son bonheur qu’il se précipita, langue en avant, sur la chatte de sa femme d’où coulaient les trois fluides mêlés. Il offrit à Sophie un nouvel orgasme.
Julien n’y assista pas. Il était parti.
*-*
Quelques jours plus tard…
— Chéri ! Tu veux nous voir baiser Julien et moi vendredi soir ? demanda Sophie en reposant son téléphone sur la table basse du salon.
— Pourquoi pas ? Ce serait où, ici ? répondit Damien, enjoué.
— Non, il m’invite dans un super restaurant à Arcachon. Comme ils font hôtel également, on resterait sur place.
— OK. Mais sa femme ne lui dit rien ?
— Il lui a dit qu’il était de garde, mais il a demandé à un collègue de le remplacer. À charge de revanche, d’ailleurs. Je crois que le collègue en question a aussi une maîtresse.
— Eh bien ! OK. Je retiendrai une chambre également, mais je vous laisserai seuls toute la soirée.
— Julien sait que tu seras là, mais il est content de m’avoir tout pour lui cette fois.
— Je sens que je bande déjà… déclara Damien.
Ils rirent tous les deux puis s’embrassèrent amoureusement, avant de se diriger vers la chambre à coucher pour un prélude à cette soirée.
*-*
Sophie s’était mise sur son trente et un. Après un bain d’une heure dans différentes mousses et huiles parfumées, elle avait revêtu les dessous qu’elle avait achetés avant tout pour Julien, qui en était friand. Culotte en dentelle noire, soutien-gorge noir largement discernable à travers son chemisier blanc, bas à couture et porte-jarretelles tout aussi noirs. La jupette courte, légèrement plissée, laissait quelquefois entrevoir le haut de ses bas et ses chaussures à talon, noir verni, lui procuraient des jambes interminables. Pour couronner le tout, elle s’était coiffée avec deux couettes qui, malgré ses cinquante ans, lui allaient très bien. Le rendez-vous avait été décidé en fin d’après-midi sur le parking de l’hôpital. Ainsi, leur présence simultanée ne pouvait paraître anormale, ni même suspecte. Sophie se gara à côté de la voiture de sport de Julien et s’installa à la place du passager. Pas d’embrassade, toujours dans le cas d’un éventuel témoin, mais une main douce posée sur le genou du conducteur. Le véhicule démarra dans le bruit grave et la fumée du pot d’échappement.
Une heure plus tard, ils arrivèrent en vue d’Arcachon. Julien rangea l’automobile sur le parking de l’hôtel-restaurant. La salle des repas s’étendait sur tout le premier étage du bâtiment, tandis que l’accueil et un petit salon se trouvaient au rez-de-chaussée. Il avait choisi une table proche de la grande baie vitrée d’où l’on pouvait se repaître du spectacle des vagues océaniques déferlant sur la plage des Arbousiers. On distinguait, plus au sud, le sommet de la dune du Pilat. Sans qu’apparemment Julien eût commandé quoique ce fût, le serveur apporta deux flûtes de champagne ainsi qu’une coupelle de mignardises salées. Sophie s’en régala, et fit de même avec ce qui suivit. Lorsqu’arriva le moment du dessert, Julien s’empourpra, sans doute grisé par le vin.
— Sophie chérie… chuchota-t-elle ?
— Oui, répondit-elle d’une voix mielleuse.
— J’ai quelque chose à te demander, mais jure-moi auparavant de ne pas t’offusquer.
Comme toujours, ce type de phrase provoque un effet totalement inverse à celui recherché, mais le regard franc de son invitée lui intima de continuer.
Julien se pencha vers elle.
— Enlève ta culotte et donne-la-moi, s’il te plait.
Sophie n’en fut pas offusquée, loin de là, mais très étonnée.
— Là ? Maintenant ? Tout de suite ? répondit-elle en observant la clientèle à la ronde qui ne faisait pas attention à eux.
— Oui, ça m’excite de te savoir les fesses à l’air sous ta minijupe au milieu de tous ces gens.
Le plus discrètement possible et avec maintes contorsions, Sophie s’exécuta et transmit sous la table, roulée en boule, la culotte convoitée. Julien s’en saisit et la renifla en fermant les yeux. Une violente érection s’empara aussitôt de lui.
— Chérie, je bande comme un taureau, avoua-t-il.
Sophie remuait sur sa chaise.
— Moi, je mouille comme une vache. J’en ai plein les cuisses et j’espère que je ne vais pas tacher la chaise, s’inquiéta-t-elle.
Julien se prit la bite à travers le pantalon.
— On se passe de dessert ? Je n’en peux plus.
— Oui, oui. Allons-y tout de suite, sinon il va y avoir des dégâts, conclut Sophie en posant volontairement sa serviette de table sur l’assise du siège.
Parvenus sur le palier, Julien appela l’ascenseur et le couple grimpa au troisième étage. Il se dirigea droit vers la chambre 307 et Julien glissa la carte dans le lecteur. La porte s’ouvrit sur une entrée éclairée. Sophie alla, jusqu’au porte-valises, souleva le couvercle d’une mallette grise et en sortit trois caméras qu’elle disposa tout autour du lit selon des angles de prises de vues différents. Julien la regardait faire et souriait de découvrir les trois petites antennes dressées : « Tout comme ma bite », pensait-il. Il savait pour qui ces caméras étaient installées, mais il appréciait également d’être seul à baiser Sophie toute la nuit. Que leurs ébats fussent filmés ou non lui importait peu.
Damien occupait la chambre 306. Nu et silencieux sur son lit, il avait auparavant branché un mini-récepteur directement sur le grand écran de la télévision de l’hôtel. Il se mit à bander, sa femme allait se faire sauter devant lui par un autre homme. Son cœur battait la chamade et sa main s’empara de ses couilles. Il attendait impatiemment la suite des évènements.
Après son installation, Sophie se dirigea vers la fenêtre et admira les lumières de la ville. La mer noire ne se révélait qu’avec ses vagues blanches sur le sable. Julien s’approcha d’elle et se cala derrière elle en lui pressant les seins. Il l’embrassa dans le cou. Il passa une main sous la jupe et la glissa entre les cuisses trempées. Il est vrai qu’il lui avait soustrait sa culotte ! N’y tenant plus, il fourra un doigt dans la chatte de Sophie qui gémit en rejetant la tête en arrière. Il détacha son pantalon et sortit son pénis distendu qu’il colla à la hanche de sa partenaire. Sophie en apprécia le diamètre et le branla doucement.
— Viens, proposa-t-elle au bout de quelques minutes.
Ils se déshabillèrent rapidement et Sophie s’allongea sur le lit, les jambes en-dehors, les pieds à plat sur le sol. Julien se précipita sur la chatte brûlante et la pénétra de sa langue en folie.
— Oohh ! souffla-t-elle.
Il lui lécha les nymphes, l’entrée du vagin et le clitoris, Sophie respirait vite et bruyamment. Il quitta la vulve pour un temps pour glisser le long du périnée. Julien releva les cuisses de sa partenaire et suça avec autant d’entrain la rondelle plissée. Les lèvres béantes rejetaient de la cyprine, en veux-tu en voilà, le visage de Julien en était trempé. Alternant sa caresse entre le sexe et l’anus, il enfonçait deux doigts dans la cavité momentanément délaissée par sa langue pour inverser quelques minutes plus tard. Sophie respirait de plus en plus vite, Julien la sentait au bord de l’orgasme. Soudain, elle le repoussa, puis l’attira sur le lit. Il monta à genoux, son membre épais dressé tel un étendard. Sophie, comme possédée, se précipita sur le gros gland et l’enfourna dans sa bouche.
— Aahh ! Chérie…
Attrapant Sophie par les deux couettes, Julien s’enfonça en elle brutalement, à lui en déclencher des nausées. Mais il n’en avait cure et elle non plus.
— Bois mon jus, ma p’tite salope ! hurlait-il en crachant son sperme au fond de la gorge de sa partenaire. Bois…
Le point commun entre la chambre 306 et la 307 était l’érection extraordinaire des deux hommes. Sur le lit, face à l’écran de télévision, Damien se masturbait avec rage. Il admirait sa femme se faire baiser par son amant et, quand ce dernier éjacula, Damien accéléra sa branlette et gicla à son tour une semence épaisse et blanche comme neige qui retomba sur son oreiller.
— Aahh ! Ma pute ! Ma salope ! Comme je t’aime !...
Julien enlaça et bloqua la tête de sa partenaire, la bite toujours enfoncée dans sa gorge. Elle suffoquait presque, mais il finit par se retirer doucement. Le gland rouge et trempé avait perdu un peu de sa splendeur, mais restait désirable. Sophie le lécha et cueillit une goutte de sperme qui perlait au bout du méat. Une caresse appuyée de la langue sur le frein fit redresser la hampe et Julien bandait à nouveau. Il saisit Sophie par une couette qui cria et la projeta sans ménagement sur le lit. Il s’allongea sur le dos à côté d’elle, sa bite désignant le plafond.
— Enfonce-la dans ta chatte ! Enfonce-la à fond !
Sophie enjamba le corps de son amant et, en amazone, n’eut aucun mal à enfiler sa verge entre ses nymphes mouillées. Elle s’assit d’un seul coup et son vagin en fut dilaté comme jamais.
— Aahh ! s’écrièrent-ils tous deux.
Basculant d’avant en arrière, Sophie faisait monter l’excitation des deux côtés. Certes, Julien venait de jouir, mais sa queue tendue gardait toute sa vigueur. Quelques minutes plus tard, Sophie hurla et se perdit en un orgasme profond, enfonçant le dard contre son col d’utérus. Julien sentit les contractions du muscle vaginal contre sa verge et ne résista pas plus longtemps. Il éjacula avec fougue, accompagnant sa partenaire dans ses gémissements.
L’homme de la 306 rugissait les dents serrées, la bite à la main, fermement maintenue. Écartelé entre son fantasme candauliste et la jalousie qui naissait en lui, il maltraitait ses couilles de son autre main. De son poing fermé, Damien assénait de grandes gifles à ses testicules, chaque coup lui arrachant un cri de douleur. Mais de la douleur au plaisir, il n’y a qu’un pas et il fut franchi lors d’une éjaculation sans précédent. Il hurla son orgasme, sa souffrance, sa passion peut-être…
Julien et Sophie s’enlacèrent pendant un long moment. Damien pensa même qu’ils s’étaient endormis. L’envie sexuelle avait provisoirement disparu, mais ils savaient tous deux qu’elle allait revenir et ils étaient patients. Au cœur de la nuit, Sophie sursauta. Elle s’était effectivement assoupie. Elle secoua son amant.
— Prends-moi ! lui ordonna-t-elle simplement.
À ces mots, elle se positionna à quatre pattes, cuisses écartées, et lui offrit sa croupe. Julien se tapota la bite pour la faire bander et, le moment venu, l’aboucha contre la vulve.
— Non ! Pas là ! Encule-moi ! supplia-t-elle éperdue de désir.
— Il faut que je la mouille pour entrer, répondit-il plus prosaïquement.
— D’accord, mais fait vite.
Julien pénétra le vagin de Sophie et donna quelques coups de reins. Puis il ressortit son pénis vaillant pour forcer l’anus qui s’écarta avec peine. Sophie hurla en serrant les draps de ses mains crispées.
— Plus loin, pleura-t-elle, plus loin !
— Julien enfonça son dard jusqu’à la garde et, quand il ne put plus avancer, il gifla la fesse droite de sa partenaire.
— Aïe ! Encore ! Aïe ! Aïe ! Aïe !
Réveillé par le bruit des cris et des coups, Damien jeta un œil à l’écran, toujours allumé. Sa queue se dressa immédiatement. Il se mit à genoux sur le lit et empoigna sa bite. Il tirait fort sur son prépuce chaque fois que la main de Julien s’abattait sur la partie charnue qui lui était offerte. Il sentait son orgasme venir à grands pas. Il allait jouir, sa femme et Julien aussi, il le savait.
Pour donner raison à Damien, Julien éjacula dans le rectum de Sophie en s’allongeant sur son dos et en lui malaxant les seins sans ménagement. Sa partenaire, qui se tripotait le clitoris depuis un moment déjà, l’accompagna dans sa volupté en criant. Dans un autre espace-temps, Damien ne cracha que quelques gouttes incolores au cours d’un orgasme presque douloureux. Il était vidé, au sens propre comme au figuré.
*-*
Le lendemain matin, Damien partit sans prendre de petit déjeuner. Il ne voulait surtout pas tomber sur sa femme et son amant. De plus, il avait rendez-vous très tôt sur un chantier. Sophie et Julien burent leur café lentement, puis se mirent en route pour l’hôpital. Sophie et lui assuraient une permanence ce weekend, mais seulement à partir de midi. Lorsque la voiture de sport se gara à côté de la C2, une silhouette féminine, encadrée dans une fenêtre du bâtiment, observait l’évènement avec intérêt.
Sophie et son amant se séparèrent rapidement. On appela tout de suite Julien pour une opération urgente de la cheville d’un jogger. Sophie gagna le box des infirmières où Aurélie, une aide-soignante, semblait l’attendre. Aurélie était une jolie jeune femme brune, pas très grande et affublée d’une poitrine trop plate à son goût. En revanche, elle affichait de superbes jambes et fesses. Son homosexualité était de notoriété publique. Elle avait déjà tenté de draguer Sophie, sans succès jusqu’à présent.
— Bonjour Sophie. Dis donc tu as des yeux en trou de pine aujourd’hui !
— Bonjour Aurélie, répondit-elle en haussant les épaules.
— Il doit drôlement bien baiser, Julien, pour que tu aies une tête comme ça. Je me trompe ? Ton mari, il sait ça ?
— Et si je te disais oui, ça t’en boucherait un coin, non ?
Aurélie se rembrunit, puis elle revint à la charge.
— Admettons que Damien soit au courant, c’est aussi le cas pour Maria ?
Sophie sursauta et fixa l’aide-soignante méchamment.
— Ne t’avise pas de raconter ça à Maria.
Aurélie sourit.
— Sinon ?
Aurélie posa ce qu’elle avait dans les mains sur une table et soupira.
— Qu’est-ce que tu cherches à la fin ? demanda-t-elle.
— D’accord, je ne drague pas Julien et je ne dis rien à Damien, mais tu m’accordes tes faveurs.
La réponse interpela Sophie. Elle rit aux éclats.
— Toi ? Julien ? Mais tu n’es qu’une gouine !
— Oui, mais pas que. Tout le monde croit que je ne fais que bouffer de la chatte, mais je suce des bites aussi, faut pas croire.
Cette révélation donna une idée à Sophie.
— Alors d’accord, j’accepte une nuit avec toi pour voir. Mais je pose mes conditions.
Un large sourire éclaira le visage d’Aurélie.
— Acceptées d’avance, répondit-elle en caressant les fesses de son interlocutrice.
*-*
Lundi était un jour férié, aussi, Damien ne travaillait pas. Quant à Sophie, elle ne prenait son service qu’en début de soirée. Les deux époux sirotaient leur café du matin au salon. Sophie entama la discussion.
— Je n’ai pas eu l’occasion de te remercier, chéri.
— Me remercier de quoi ? répondit-il, étonné.
— De m’avoir aidée à réaliser mon fantasme de coucher avec Julien.
— Mais tu m’as aidé à réaliser le mien également, n’oublie pas.
— Tu aimes voir ta femme baiser avec un autre ?
— Oui, ça m’excite énormément.
— Et si c’était une femme ?
— Tu coucherais avec une femme devant moi ?
Sophie ne répondit pas, mais son sourire valait mille « oui ».
— J’ai invité Aurélie cet après-midi.
— Ah ! Je savais qu’elle te draguait cette gouine, mais pourquoi as-tu accepté ? Tu as envie de goûter du gigot à l’ail ?
Sophie balaya la remarque d’un geste.
— Elle n’aime pas que les femmes, et après nous avoir regardées, tu pourras te joindre à nous.
— Elle est d’accord ?
— Elle n’a pas eu le choix. Et puis je lui ai montré la photo où on te voit bander, elle a eu un petit sifflement admiratif.
Damien reposa sa tasse, s’approcha de son épouse et, de ses lèvres, effleura les siennes.
— Merci chérie. C’est une excellente idée, je t’aime.
L’après-midi arriva et un coup de sonnette retentit. C’était Aurélie qui offrit à Sophie un petit bouquet de fleurs en l’embrassant sur la bouche. Elle salua ensuite Damien de la même manière et celui-ci eut une érection immédiate. Sophie entraina Aurélie dans la chambre. La pièce respirait le frais. Un grand drap tendu sur le lit dégageait un léger parfum citronné. Les deux femmes se déshabillèrent mutuellement et elles étaient nues lorsque Damien pénétra dans la chambre pour s’assoir à son poste d’observation. Sophie et Aurélie s’allongèrent et leurs bouches se rejoignirent. Les langues se mêlèrent et les mains baladeuses passaient des seins au sexe ou de l’anus à l’arrière du crâne. Une tendresse folle émanait de ce couple, Damien lui-même le remarqua. Il avait bien tiqué un peu sur la poitrine peu proéminente de la jeune aide-soignante, mais il fut doublement charmé par le galbe et les courbes de ses fesses. Son érection prit de l’ampleur et il se déshabilla. Pendant ce temps, Sophie et Aurélie, tête-bêche, se suçaient la vulve dans des bruits mouillés. Toutes deux gémissaient sous la caresse de l’autre. Damien se palpa la bite et commença à la branler. Après de longues minutes, la bête à deux dos se crispa et l’orgasme s’empara des deux femmes simultanément. Les soupirs étaient étouffés, mais intenses. Puis Sophie se tourna à quatre pattes, cuisses ouvertes. Aurélie s’approcha, écarta les deux globes fessiers dévoilant la rondelle plissée du sphincter. Langue en avant, elle se précipita pour pomper cette nouvelle cavité sous les gémissements de sa partenaire qui se chatouillait le clitoris. Elle se dressa également à quatre pattes tout en continuant sa succion et offrit un spectacle irrésistible à Damien qui, bite érigée, se positionna à genoux derrière elle. Longuement tété par Sophie, le vagin d’Aurélie était détrempé et le pénis de Damien y pénétra jusqu’aux couilles.
L’aide-soignante émit un cri et reprit sa caresse anale. Cette chaîne du bonheur dura plusieurs minutes, mais Aurélie partit en premier dans un orgasme fulgurant. Damien la suivit peu après en éjaculant une demi-douzaine de fois, puis ce fut le tour de Sophie qui n’avait pas lâché son petit bouton rose.
Le reste de l’après-midi fut très imaginatif. Sophie masturba Aurélie avec un de ses vibromasseurs préférés pendant que Damien la sodomisait. Aurélie et Sophie sucèrent la bite de Damien en même temps, c’était à qui allait recevoir le sperme en bouche. Puis Sophie profita de la présence de la jeune femme pour lui faire goûter son gode spécial où elles pouvaient s’enfiler chacune d’un côté sous l’œil appréciateur de Damien.
La nuit tombait quand Aurélie quitta la maison des Bujold, la chatte en feu.
*-*
Aujourd’hui, Damien a réalisé son fantasme candauliste, mais c’est allé beaucoup plus loin que ce à quoi il avait pensé. Depuis ces quelques jours, il vit une plénitude sexuelle avec son épouse à laquelle il ne s’attendait plus. Il est heureux aussi pour sa femme qui a découvert en peu de temps l’adultère consenti et le plaisir saphique. Participer aux ébats avec l’un ou l’autre n’est pour lui que la cerise sur le gâteau.
Pourtant, Damien doit savoir une chose, c’est que la concrétisation d’un rêve érotique ressemble à la pelure d’un oignon que l’on enlève. En dessous, une peau, plus lisse, plus brillante, plus belle attend son tour. Un fantasme réalisé en amène forcément un autre, moins avouable que le premier, mais tellement plus tentant encore.
N’a-t-il pas déjà germé dans son esprit ?
*-*
— Alors ? Qui est ce pauvre garçon ? demanda-t-elle.
— C’était trop grave. Nous n’avons pas eu le temps de relever son identité, mais les gendarmes ont emporté son portefeuille et son téléphone, précisa-t-il. Vous devriez pouvoir l’identifier facilement.
— OK, je vais me débrouiller avec eux. Que s’est-il passé ?
Le pompier fit un geste d’impuissance.
— Comme d’habitude, fin de semaine, alcool et vitesse excessive. On ne changera pas la jeunesse.
La femme grimaça.
— C’est grave ?
— Oui. Il a perdu beaucoup de sang et doit avoir quelques viscères en vrac. À mon avis, il est déjà au bloc.
Sur ces paroles, l’homme salua l’infirmière et remonta dans le véhicule. Celui-ci démarra doucement puis se faufila dans la circulation fluide des noctambules de la ville.
*-*
Le docteur Julien Gaudreuil, chirurgien de garde, entra dans une colère noire. C’était un homme brun d’une quarantaine d’années, assez grand, des yeux bleu clair et le corps entretenu par de régulières séances de sport. Il plaisait aux femmes, peut-être même aux garçons, qui sait. Pour le moment, il était méconnaissable.
— Putain de merde ! J’ai un type de vingt ans sur le billard à deux doigts d’y passer et pas une seule infirmière de bloc ! C’est quoi ce bordel ?
Le chef infirmier scruta ses Crocs violets, n’osant pas affronter le regard du médecin en face.
— Le problème… C’est Alicia qui a attrapé le covid. Tous ceux qui passent dans l’aile des covidés, le chopent à un moment ou à un autre.
Un peu calmé, Julien reprit.
— Mais elle n’est pas toute seule !
— Leslie est en congé à l’île Maurice et Nadine s’est fracturé le cubitus. C’est Mathieu qui l’a plâtrée, il y a deux semaines.
L’infirmier écarta les bras en signe d’impuissance et leva les yeux.
— J’en ai bien une, finit-il par dire, mais elle est en cardio. Je ne sais pas si Henri va vouloir la lâcher.
— Henri, je m’en charge. Comment s’appelle-t-elle ?
— Sophie Bujold.
Sophie était une jolie femme blonde d’une cinquantaine d’années. De taille moyenne, mince et nerveuse, elle présentait le profil affûté d’une coureuse de fond. Tout naturellement, sur la demande expresse de son patron, elle accepta d’aider Julien Gaudreuil, qu’elle ne connaissait toutefois pas. Elle se tira on ne peut mieux de sa mission et, après trois heures d’intervention, le jeune homme partit en réanimation. Son pronostic vital n’était plus engagé. Julien apostropha Sophie calmement lorsque le patient quitta le bloc. Il lui saisit les deux bras et lui plongea son regard limpide dans les yeux. Malgré la chaleur étouffante, Sophie frissonna.
— Merci, Sophie. Grâce à vous, nous avons pu sauver une vie.
Sophie, intimidée, bégaya bêtement quelque chose et réussit malgré tout à sourire. Julien la lâcha et, avant de faire demi-tour et repartir, s’arrangea pour lui caresser les mains avec une grande douceur.
Une sensation particulièrement agréable s’empara d’elle. Elle quitta le bloc opératoire et se retrouva seule dans le couloir. Elle se risqua à glisser une main entre deux boutons de sa blouse, puis sous l’élastique de sa culotte jusqu’à son entrecuisse. Elle s’en doutait, elle était mouillée.
*-*
Six heures du matin, début mai. L’aube pointait et, malgré la fraîcheur de la nuit, on devinait que la journée se révèlerait chaude. Sophie quitta l’hôpital, monta dans sa voiture et rentra chez elle en quelques minutes. Elle se sentait à la fois excitée et fatiguée, bien que le service de nuit se déroulât par roulement. Excitée par le travail qu’elle avait fourni lors de l’intervention chirurgicale, ce qui avait permis de sauver un jeune homme, elle était toutefois animée d’un sentiment contradictoire vis-à-vis de Julien Gaudreuil. Certes, il était beau et avait l’air si doux, mais elle était mariée et lui aussi. Elle ne connaissait pas sa femme, également infirmière à la maternité de l’hôpital. Elle savait juste qu’elle s’appelait Maria.
Damien dormait face au mur de la chambre. C’était déjà samedi et il ne se réveillerait pas avant huit heures. Sophie se déshabilla et se coucha à ses côtés sans un bruit. Elle se coula dans les draps aussi silencieusement qu’un fantôme. Allongée sur le dos, elle ne trouvait pas le sommeil, son esprit totalement accaparé par Julien. Elle se souvint du contact brûlant de ses mains et de son regard pénétrant. Sans réfléchir, elle écarta les jambes, glissa la main sous sa nuisette, se fraya un chemin parmi les rares poils de son pubis entretenu et effleura sa vulve qui s’ouvrit telle une fleur. La cyprine lui coula entre les doigts et, de la pulpe de son médius, elle tritura le petit bouton enflé. Elle geignit assez fortement et, craignant d’avoir réveillé son mari, tourna la tête vers lui. Il n’avait pas bougé. Elle continua sa caresse en se promettant encore plus de discrétion. Les gémissements s’accentuèrent entremêlés de chuchotements inaccoutumés.
— Ah… Suce-moi, Julien…
Soupir.
— … suce-moi Julien…
Tout en titillant son clitoris, Sophie empoigna son sein gauche avec vigueur.
— … Bouffe-moi les seins…
Soupir.
— … Bouffe-moi la chatte !
À ces mots et à l’image que Sophie avait formée dans son esprit, l’orgasme la saisit après quelques minutes. Par peur du bruit, elle plia son index et le mordit. Ses jambes se resserrèrent comme des lames de ciseaux.
— Hmmmfff… Hmmmfff… Hmmmfff…
Enfin, elle se détendit aussi soudainement qu’elle s’était crispée pour jouir et soupira longuement en ôtant son doigt meurtri d’entre ses dents. Gardant sa main trempée entre ses cuisses, elle se tourna vers l’extérieur et ne résista plus au sommeil et à sa cohorte de rêves, espérant que Julien fît partie de ceux-ci.
De l’autre côté du lit, Damien, les yeux grand ouverts, observait le radio-réveil. Il était presque sept heures. Quand il entendit la respiration régulière de sa femme endormie, il empoigna sa bite qui bandait depuis le premier soupir de Sophie et commença à se masturber. Il éjacula dans la minute.
*-*
Damien, chef d’équipe dans le bâtiment, s’était adapté aux horaires décalés de son épouse. Comme dans l’industrie, elle travaillait en trois fois huit heures. La veille, elle avait terminé son service de nuit hebdomadaire. Il s’était mis de fait à la popote et, ce samedi après son café et en attendant sa femme, il commença à préparer le déjeuner. Sophie se réveilla vers midi et demi. Elle rejoignit Damien dans la cuisine et l’enlaça tendrement par-derrière. Il se retourna et l’embrassa, plaquant ses deux mains sur ses fesses.
— Ça sent bon jusque dans la chambre ce que tu nous fais pour manger, observa-t-elle en remuant le nez.
Damien sourit, mais il n’eut pas le temps de répondre que le téléphone de la maison retentit.
— J’espère que ce n’est pas une urgence de l’hôpital ou pour un chantier, grogna Damien en allant décrocher.
Il parlementa quelques secondes, puis appela Sophie en lui tendant l’appareil, l’air excédé.
— C’est l’hôpital, un certain Julien Gaudreuil. Il faudrait peut-être qu’ils te laissent un peu te reposer…
Tandis que Damien se remémora soudain le prénom de Julien que soufflait Sophie lors de sa masturbation matinale, celle-ci prit le combiné, gênée.
— Oui… Docteur Gaudreuil ?
— …
— Bon. D’accord. À ce soir alors.
Sophie raccrocha d’un mouvement très lent, comme si elle réfléchissait à ce qu’elle allait dire à son mari. Ce dernier, qui était reparti à la cuisine, revint dans le salon.
— C’est qui ce Julien Gaudreuil ?
Sophie lui raconta alors l’intervention de la nuit.
— … Il m’invite à une soirée qu’il organise avec le personnel de son service de temps en temps. Compte tenu de ce qu’il s’est passé cette nuit, il tient à ce que je sois là. Je ne voudrais pas le décevoir.
Damien caressa son crâne rasé, les yeux au plafond avec l’air de réfléchir intensément.
— Julien, Julien… C’est marrant, j’ai l’impression d’avoir déjà entendu ce prénom récemment…, murmura-t-il avec malice.
Sophie rougit et son mari fit mine de ne pas s’en apercevoir.
— Bon, tant pis, je passerai la soirée seul. Pas grave, il y a un match de foot à la télé. Seulement, tu te souviens de ce que je t’ai déjà dit de nombreuses fois ?
— Oui, oui. T’inquiète pas, c’est juste une soirée entre collègues, rien d’autre.
En fin d’après-midi, Sophie s’était habillée de façon décontractée : slim bleu clair, chemisier bleu ciel par-dessus et sandalettes noires aux pieds. Elle s’était équipée également de son sac fourre-tout mordoré qu’elle portait en bandoulière pour garder les mains libres. Pour couronner son style un peu grunge, elle laissa retomber sa chevelure blonde sur ses épaules et passa au poignet une montre sport qu’elle affectionnait particulièrement. Quand elle s’estima fin prête, elle se présenta à son mari qui la siffla en la voyant.
— Tu es très belle chérie, je t’aime. Ne rentre pas trop tard.
Sophie sourit puis s’avança pour embrasser son époux.
— À tout à l’heure, je t’aime.
*-*
À l’heure du diner, Damien se prépara un plateau télé et s’installa au salon. En fait de football, il sortit d’un tiroir un DVD au boîtier plastique totalement transparent. Aucune étiquette ne laissait deviner le contenu du support. Il inséra le disque dans le lecteur, agit sur une télécommande et se cala dans le canapé.
Sophie apparut soudain à l’écran. Quasiment nue sur un lit, assise sur ses talons face à l’objectif, elle tenait un vibromasseur ronronnant entre ses cuisses largement ouvertes. Elle soupirait, l’orgasme approchait.
— Ah ! Ah oui… c’est bon…, susurra-t-elle.
Puis, après un long gémissement langoureux.
— Mais je repars… Je repars ! reprit-elle d’un ton presque étonné.
Ces mots furent accompagnés peu après de nombreuses respirations bruyantes, rythmant un énième spasme profond et voluptueux.
La vidéo s’arrêta et beaucoup d’autres suivirent dans le même style. Pour Damien, Sophie était l’amour de sa vie et il ne s’en lassait pas. Bien sûr, ces films eurent un impact immédiat sur lui. Il baissa son pantalon et son caleçon aux genoux. Sa queue de belle taille se dressa et il se masturba en repassant le disque qu’il avait vu cent fois.
À cinquante et un ans, Damien aimait toujours son épouse, mais son désir secret était de la regarder un jour baiser avec un autre homme devant lui. Il en avait déjà parlé à Sophie, qui s’y était systématiquement refusée. Il voulait voir sa femme jouir avec un pénis dans son vagin. Depuis quelques années en effet, Sophie n’avait de plaisir avec son mari que lorsqu’il la caressait ou lui pratiquait un cunnilingus. Il lui avait demandé aussi de pouvoir assister à une de ses masturbations solitaires dont elle ne se cachait pas ou peu. Sophie avait refusé également, mais elle avait accepté en contrepartie de se filmer quelquefois pendant l’acte. Libre à lui de regarder les vidéos par la suite quand il le voulait et il ne s’en privait pas.
Il éjacula en grimaçant loin sur son ventre et sa poitrine, une goutte de sperme parvint même à atteindre ses lèvres. Il la balaya d’un coup de langue, puis ferma les yeux. Soulagé.
Il bascula ensuite sur la chaîne « sports ». Le match était déjà commencé.
*-*
Sophie gara la C2 sur le parking du golf où de nombreuses voitures se trouvaient déjà. Elle dissimula sous un siège son sac qu’elle estima soudain trop encombrant. Elle s’en voulait d’avoir menti à son mari en lui parlant d’une « soirée entre collègues », mais au moins, Damien ne lui avait pas posé de questions embarrassantes. D’autant plus que, sincèrement, elle n’imaginait pas que la soirée pût déraper. La « Guinguette du Green » se situait à deux pas de là, accolée à un bosquet en face de l’île d’Arcins qui trônait au milieu de la Garonne. Ce dancing présentait une image « vintage », avec sa piste de danse en bois brut, ses lampions de couleurs et ses serveurs coiffés d’un béret basque. On y buvait du vin de Bordeaux bien sûr, blanc ou rosé, pétillant ou tranquille. Le rouge semblait réservé aux grandes occasions. L’orchestre, logé dans un angle de la pergola, se composait d’un accordéon, d’une guitare basse, d’un saxophone et d’une batterie. Un couple entre deux âges chantait en duo. Le répertoire était varié, mais pas suffisamment pour attirer les plus jeunes, ce qui était le but non avoué de l’établissement. Sophie chercha Julien des yeux et finit par l’apercevoir seul à une table, qui lui faisait signe. Elle s’approcha et lui fit la bise avant de s’assoir. La journée s’était avérée étouffante et les clients comme le personnel étaient vêtus légèrement. Avant même que Sophie puisse émettre un souhait, Julien commanda deux mojitos bien chargés en rhum accompagnés de tapas très relevés. Après l’apéritif, il voulut une bouteille de crémant blanc, frais et pétillant à souhait. Sophie n’avait pas l’habitude de boire et elle fut vite grisée par le vin, les épices, la chaleur et la musique.
Puis, vint le moment qu’elle redoutait et espérait tout à la fois lorsque Julien l’invita à danser. C’était un bel homme, viril et doté d’une voix envoûtante. Il lui plaisait, sans aucun doute, mais elle ne le connaissait que depuis deux jours et elle ne désirait pas trahir Damien. Elle savait qu’il ne lui interdirait pas d’avoir un amant, mais à une condition qu’elle ne voulait pas accepter. Sur la piste, son cavalier se conduisit en parfait gentleman et ils dansèrent en riant, comme des adolescents. Pour le premier des trois « slow » qui suivirent, Julien entoura Sophie de ses bras. Celle-ci posa la tête sur son épaule et il lui caressa les cheveux. Malgré elle, sa main remonta jusqu’à la nuque du jeune homme et elle lui effleura la peau. Julien se sentit alors plus à l’aise et sut qu’il avait toutes ses chances. Son charme agissait toujours, cela le rassurait. Il s’enhardit à lui presser légèrement un sein, mais Sophie repoussa la main sans toutefois lui manifester autrement sa réprobation. Lorsque la musique s’arrêta, elle serra en douceur le bras de son cavalier.
— Je dois appeler mon mari, ça ne sera pas long.
Julien la regarda s’éloigner sur l’aire de stationnement et la vit marcher en direction du petit bois, le téléphone à l’oreille. Elle s’adossa contre son véhicule, face aux arbres qui bruissaient dans le vent et le murmure des flots.
— C’est le moment ou jamais, s’encouragea Julien.
Le parking ne possédait pas d’éclairage par lui-même, seules des bornes timidement lumineuses en délimitaient les contours. La clarté la plus intense provenait de la piste de danse, mais elle n’en illuminait qu’une faible partie. La voiture de Sophie était située à une extrémité, dans une zone assez sombre. Quand Julien rejoignit Sophie, celle-ci venait juste de raccrocher. Elle se retourna vivement.
— Oh ! Julien ! Tu m’as fait peur, s’écria-t-elle, la main sur la bouche.
— Tout doux, ce n’est que moi, répondit-il de sa voix virile. Je suis venu voir si tout allait bien.
— Oui, oui. Ne t’inquiète pas.
Parallèlement, Julien s’approcha de Sophie et se retrouva tout contre elle. Il l’adossa à nouveau contre la voiture et lui caressa les cheveux. Il l’embrassa dans le cou, puis lui pressa les seins à travers son chemisier et son soutien-gorge. Sophie passa doucement la main derrière le crâne du jeune homme et l’attira à elle.
— Julien ! Je suis mariée… Non, murmura-t-elle d’une voix qui hurlait tout le contraire.
— Je sais, moi aussi. Mais tu m’as tellement bluffé à l’hôpital, j’ai besoin de toi, tu sais ? répondit-il sur le même ton.
Il approcha sa bouche et posa ses lèvres sur celles de Sophie, qui tenta sans conviction de l’éloigner. Vaincue, elle permit à la langue agile de Julien de la pénétrer et savoura le baiser dont le goût était celui de l’interdit. Sophie l’enlaça et il serra fermement son corps contre elle. Son ventre ressentit le désir rigide et puissant du mâle, tandis qu’un flot de cyprine inonda sa vulve. Julien, de son côté n’était pas resté inactif. Il défit les boutons du chemisier, laissant apparaître un soutien-gorge blanc. Il inséra la main par-dessous et le remonta sous le cou de sa conquête, libérant ainsi les deux seins dont les tétons pointaient. Il se baissa légèrement et suça ces belles pommes en excitant les aréoles de sa langue. Sophie s’était abandonnée. Elle ne pensait plus à rien, ni à Damien, ni à Julien, ni même à elle. Son ventre de femme criait à l’union, à la pénétration, à l’accouplement, au coït. Julien s’enhardit en déboutonnant la ceinture du jean et en tirant la fermeture à glissière de la braguette. Des deux mains, il abaissa le pantalon sous les fesses de Sophie et fit de même avec la culotte.
— Julien ! Non… désespérait-elle.
Julien ne s’arrêtait pas. Du bout des doigts, il tâta la vulve détrempée et plongea son médius dans l’enfer ardent de la luxure.
— Aaahhh… gémit-elle.
Sortant et rentrant son doigt, il s’arrangeait pour caresser en même temps le clitoris. Sa main baignait dans les sécrétions vaginales. Après quelques minutes passées à embrasser la belle et à lui exciter les nymphes, Julien défit rapidement pantalon et boxer. Son membre épais et décalotté jaillit tel un diable de sa boîte. Doucement, il prit la main de Sophie et la dirigea vers son pénis brûlant. Elle s’en empara et, sans plus attendre, le branla en fermant les yeux. Peu après, Julien lui appuya sur les épaules et elle s’agenouilla sur le sol. Elle n’eut pas besoin d’instructions supplémentaires et se saisit de la hampe pour l’introduire dans sa bouche ouverte.
— Aaahhh… Sophie… chuchota-t-il en se pâmant.
Elle le suça pendant de longues minutes, Julien était endurant. Puis il la prit par les aisselles et la remonta à son niveau pour l’embrasser à nouveau. D’une main, il empoigna son pénis et caressa la chatte de Sophie avec le gland.
— Non, Julien… Pas sans capote… S’il te plait.
— C’est promis, laisse-moi faire, la rassura-t-il.
Délaissant à regret la vulve de Sophie, il enfonça sa bite entre ses cuisses. Il entama alors une série de va-et-vient pour un coït interfémoral. Sophie serra les jambes pour mieux le sentir et pour bien en faire profiter ses nymphes et son clitoris. Cette manœuvre l’excitait sauvagement. Elle lâchait un profond soupir chaque fois qu’il enfouissait sa tige. Comme elle aurait aimé l’avoir dans son vagin en feu ! Soudain, un violent orgasme la saisit.
— Julien ! Ne t’arrête pas ! Je jouis… Je jouis… Je jouis… s’écria-t-elle
À ces mots, Julien accéléra le rythme et profita du spasme de Sophie pour éjaculer entre ses cuisses un sperme épais et abondant. Les deux amants restèrent enlacés dans les bras l’un l’autre dans un baiser qui n’en finissait pas.
Des clients du restaurant ayant terminé de diner s’approchèrent, sans doute pour monter dans une voiture voisine de celle de Sophie. Aussi, celle-ci se rhabilla en hâte, imitée en cela par Julien.
— Je dois rentrer, murmura-t-elle en lui caressant la joue.
— Je te reverrai ? s’enquit Julien.
— Oui, mais c’est moi qui te dirai quand. Ne t’impatiente pas.
Sans même lui donner le temps de répondre, elle posa un rapide baiser sur ses lèvres et pénétra dans la C2. Elle démarra et se fondit dans la nuit.
Damien guettait la voiture depuis la fenêtre de la cuisine. Il était 23 h 30 et il s’impatientait, car le coup de fil qu’il avait reçu de Sophie avait eu lieu aux environs de 22 h. Lorsqu’il distingua les phares dans l’obscurité, il laissa retomber le rideau et partit au salon. Sophie rentra sur la pointe des pieds, présumant son mari endormi. Quand elle le vit dans le canapé, elle alla l’embrasser.
— Je te croyais couché, avoua-t-elle.
— Non, tu vois. Je commençais même à m’inquiéter, tu m’avais dit que tu ne rentrerais pas trop tard. Ta soirée s’est bien passée ?
— Oui, oui, répondit-elle d’un ton fuyant.
Damien s’en aperçut immédiatement.
— Toi, tu as fait une connerie, je me trompe ?
Sophie s’écroula dans un fauteuil.
— Bon, il faut que je te dise, je ne peux pas garder ça pour moi. D’abord, il n’y avait que Julien et moi à cette soirée…
Inquiète, Sophie surveillait la réaction de son mari. Celui-ci restait de marbre.
— Continue, encouragea-t-il d’un ton glacial.
— J’ai un peu bu et je me suis laissée embrasser et caresser.
— Caresser comment ?
— C’était en dansant, alors tu sais bien, un peu les seins, un peu les fesses.
— C’est tout ?
— Oui, oui. Je te le jure, affirma-t-elle, l’air le plus convaincant possible.
— Ce n’est pas ce dont nous avions convenu. Tu sais très bien que je suis d’accord pour que tu prennes un amant, à la seule condition que je sois présent à vos ébats en tant que spectateur, voire acteur.
— Je sais, oui, et pour me faire pardonner, je te promets de tout faire pour te donner satisfaction.
Damien n’en croyait pas ses oreilles. Depuis le temps qu’il voulait voir sa femme baiser avec un autre homme, Sophie se décidait enfin. Fallait-il que Julien lui plût !
*-*
Cela n’a pas été simple de concilier les agendas de tout le monde, mais une soirée a pu finalement être organisée un samedi du mois de juillet. Sophie s’était chargée des invités et Damien de l’intendance. Avaient été conviés Alicia, qui s’était rétablie du covid, et son mari Martin, Leslie, revenue déjà depuis quelques semaines de l’île Maurice, Nadine, remise de son bras fracturé, et son compagnon Alain et, bien sûr, Julien venu sans Maria. La journée avait été étouffante, aussi, l’apéritif sur la terrasse au coucher du soleil ravissait tout le monde. L’obscurité s’installa vite pourtant et deux projecteurs, autour desquels voletaient des nuées de papillons de nuit, éclairaient les convives. Hommes et femmes étaient habillés légèrement, y compris Sophie, qui portait un pantalon de toile hyper moulant blanc et un chemisier blanc translucide laissant deviner un soutien-gorge de même couleur. Elle s’était contrainte à ne pas mettre de culotte afin d’éviter les marques disgracieuses.
Tout le monde s’amusait, parlait fort et buvait bien. Au cœur de la liesse, Damien espionnait Sophie et Julien, Julien scrutait Sophie et Damien et Sophie surveillait son mari et Julien. Certains convives allaient marcher un peu dans le jardin pour dissiper les vapeurs d’alcool. Sophie les imita, accompagnée de Julien. Damien les observait en détail. Au fond du terrain, près du tilleul, il aperçut Julien caresser les fesses de Sophie et l’embrasser dans le cou. Il devina également, la main de sa femme entre les jambes de celui qui allait devenir son amant. Cette vision le fit bander sec. Il se leva et se dirigea vers eux. Julien lâcha Sophie brusquement et celle-ci se précipita à la rencontre de son mari. Elle lui tendit les bras. Damien la prit par le cou et lui porta l’autre main entre les cuisses.
— Tu n’as pas mis de culotte, mais tout le monde sait que tu mouilles maintenant. Tu ferais mieux d’aller te changer.
Piteuse, Sophie baissa la tête et vit une auréole humide décorer son pantalon.
— J’y vais tout de suite, répliqua-t-elle en s’écartant.
— Attends ! N’oublie pas ça, conclut Damien en lui tendant un préservatif.
Les yeux de Sophie s’illuminèrent. Elle se saisit de la capote et embrassa son mari tendrement sous le regard stupéfait de Julien.
— Je t’aime, chéri.
Elle courut ensuite dans sa chambre.
Damien sourit et jeta un œil vers Julien, qui faisait mine de s’intéresser aux plantations. Il avait donné un préservatif à sa femme, c’était le code convenu. Il venait de fournir un blanc-seing à Sophie pour baiser avec Julien. Ce dernier seul n’était pas encore informé !
Un peu avant minuit, les invités décidèrent de rentrer chez eux. Tout le monde était enchanté de la soirée et se promit d’en prévoir une autre prochainement, avant les mauvais jours. Il ne resta, outre les époux Bujold, que Julien qui s’était proposé pour aider le couple à tout ranger. Sophie et lui allèrent dans la cuisine tandis que Damien demeura sur la terrasse à finir son cognac. Alors qu’il entendait des bruits de vaisselle depuis plusieurs minutes, Damien se rendit soudain compte que le silence le plus total l’entourait. Il tendit l’oreille, rien d’autre que le vent dans les arbres et les cris des oiseaux de nuit. Il fila dans la cuisine porter son verre vide, la pièce était déserte.
Il ressortit dans le couloir et remarqua que la lampe de l’escalier était allumée. Il monta à pas feutrés. Parvenu au palier, il vit la porte de sa chambre entrebâillée et un faible rayon de lumière s’en échappait, comme une invitation. Ce bruit de lit qui grince, il le connaissait bien. Son estomac se noua et le rythme de son cœur accéléra. Il s’approcha et sa verge se dressa aussitôt. Damien voyait son fantasme de plusieurs années se réaliser pleinement devant ses yeux. Sophie, sa femme, son épouse aimée, allongée sur le dos, les jambes écartées, se faisait baiser en missionnaire par Julien qui soufflait fort. Leur envie réciproque avait dû se révéler extrêmement pressante, car ils n’avaient ôté que le bas de leurs vêtements. Sophie ahanait en maintenant la tête de son amant coincée dans sa poitrine. Elle se tourna vers la porte, aperçut Damien et lui sourit. Elle ferma les yeux, planta ses ongles dans le dos de Julien et jouit alors sans retenue.
— Aahhh !...
À ce moment, Julien n’eut plus de raison d’attendre. Il se redressa et éjacula avec force en criant.
— Je viens, Sophie ! Je viens…
Quand son orgasme fut terminé, il se relâcha et se laissa tomber de tout son poids sur le corps de sa partenaire, puis roula sur le côté. Sa capote, lestée de sperme, semblait trop grande pour sa bite qui débandait. Sophie invita de la main Damien à s’approcher. Ce dernier entra dans la chambre, se déshabilla rapidement et s’allongea à côté de sa femme ainsi coincée entre deux hommes. Curieusement, Julien ne fut pas surpris de la présence du mari. Sans doute Sophie l’avait-elle mis au courant de la situation. Elle s’empara de la queue toujours raide de Damien.
— Merci mon amour ! J’avais tant envie de Julien.
— Et moi, tellement envie de voir un autre homme te faire l’amour…
À ces mots, Sophie se pencha et engouffra le gland de son époux qu’elle suça avec volupté. Damien était tellement excité qu’il éjacula peu après cinq ou six jets de sperme dans la bouche brûlante de sa femme. Sophie n’avala pas l’importante quantité de liquide séminal, remonta son visage lèvres closes et déversa la semence entre celles de Damien. Leurs langues dispersèrent le sperme entre eux deux, jusqu’à ce que chacun d’eux déglutît une part de leur amour.
Les derniers habits tombèrent et les trois amants, sexuellement comblés, s’endormirent.
Damien était allongé sur un matelas pneumatique au milieu d’une mer inconnue. La houle le berçait et le soleil le submergeait de ses rayons. Puis le vent se leva et les vagues devinrent plus fortes quand, soudain, il se réveilla. Il faisait grand jour. Sophie, qui s’était assoupie dans ses bras, était éveillée. Face à lui, elle lui souriait pendant que, par-derrière, Julien l’embrassait dans le cou. Son bras passé au-dessus lui permettait de lui peloter les seins. Rien qui ne pût justifier un tel mouvement de va-et-vient, à moins que… Damien approcha sa main entre les cuisses de Sophie. Le sexe du jeune homme se cogna contre elle. Il se saisit de la bite inquisitrice et la dirigea vers la vulve de sa femme. Les nymphes ouvertes et détrempées enrobèrent le gland épais. Julien ne se fit pas prier et d’un coup de reins pénétra le vagin profondément. Sophie poussa un petit cri suivi d’un intense soupir. Elle ferma les yeux, les seins écrasés par la poigne déterminée de son amant. Du fait de trop longs préliminaires, Julien ne tint pas la distance et, ravi de baiser sa maîtresse sans capote, éjacula une dizaine de fois sa semence au fond de son ventre en grognant. Damien bandait comme un bouc. Il embrassa sa femme en lui murmurant des mots crus.
— Alors, elle te plait sa grosse bite ? Tu jouis bien avec ? Et s’il te la mettait dans le cul… Tu aimerais qu’il t’éclate la rondelle ? Tu jouis, ma salope, hein ? Ma p’tite pute d’amour, t’aimes ça jouir, hein ?…
Julien se retira et se leva. Sa queue mouillée pendouillait sur ses couilles. Il se dirigea vers la salle de bains et, peu après, on entendit couler la douche. Damien n’avait jamais bandé aussi fort. Voir, sentir, toucher la bite d’un autre homme éjaculant dans la chatte de sa femme l’avait excité au plus haut point. D’un geste qu’il aurait voulu moins brutal, il retourna Sophie sur le dos et lui écarta les jambes. La vulve baveuse brillait dans la pénombre. Il plongea son long membre dans le vagin mouillé de cyprine et de sperme. Quelques minutes plus tard, il cracha sa propre semence en même temps qu’un spasme voluptueux s’emparait de Sophie. Il l’avait fait jouir avec sa bite ! Merci, Julien, merci.
Damien se retira. Il savourait tellement son bonheur qu’il se précipita, langue en avant, sur la chatte de sa femme d’où coulaient les trois fluides mêlés. Il offrit à Sophie un nouvel orgasme.
Julien n’y assista pas. Il était parti.
*-*
Quelques jours plus tard…
— Chéri ! Tu veux nous voir baiser Julien et moi vendredi soir ? demanda Sophie en reposant son téléphone sur la table basse du salon.
— Pourquoi pas ? Ce serait où, ici ? répondit Damien, enjoué.
— Non, il m’invite dans un super restaurant à Arcachon. Comme ils font hôtel également, on resterait sur place.
— OK. Mais sa femme ne lui dit rien ?
— Il lui a dit qu’il était de garde, mais il a demandé à un collègue de le remplacer. À charge de revanche, d’ailleurs. Je crois que le collègue en question a aussi une maîtresse.
— Eh bien ! OK. Je retiendrai une chambre également, mais je vous laisserai seuls toute la soirée.
— Julien sait que tu seras là, mais il est content de m’avoir tout pour lui cette fois.
— Je sens que je bande déjà… déclara Damien.
Ils rirent tous les deux puis s’embrassèrent amoureusement, avant de se diriger vers la chambre à coucher pour un prélude à cette soirée.
*-*
Sophie s’était mise sur son trente et un. Après un bain d’une heure dans différentes mousses et huiles parfumées, elle avait revêtu les dessous qu’elle avait achetés avant tout pour Julien, qui en était friand. Culotte en dentelle noire, soutien-gorge noir largement discernable à travers son chemisier blanc, bas à couture et porte-jarretelles tout aussi noirs. La jupette courte, légèrement plissée, laissait quelquefois entrevoir le haut de ses bas et ses chaussures à talon, noir verni, lui procuraient des jambes interminables. Pour couronner le tout, elle s’était coiffée avec deux couettes qui, malgré ses cinquante ans, lui allaient très bien. Le rendez-vous avait été décidé en fin d’après-midi sur le parking de l’hôpital. Ainsi, leur présence simultanée ne pouvait paraître anormale, ni même suspecte. Sophie se gara à côté de la voiture de sport de Julien et s’installa à la place du passager. Pas d’embrassade, toujours dans le cas d’un éventuel témoin, mais une main douce posée sur le genou du conducteur. Le véhicule démarra dans le bruit grave et la fumée du pot d’échappement.
Une heure plus tard, ils arrivèrent en vue d’Arcachon. Julien rangea l’automobile sur le parking de l’hôtel-restaurant. La salle des repas s’étendait sur tout le premier étage du bâtiment, tandis que l’accueil et un petit salon se trouvaient au rez-de-chaussée. Il avait choisi une table proche de la grande baie vitrée d’où l’on pouvait se repaître du spectacle des vagues océaniques déferlant sur la plage des Arbousiers. On distinguait, plus au sud, le sommet de la dune du Pilat. Sans qu’apparemment Julien eût commandé quoique ce fût, le serveur apporta deux flûtes de champagne ainsi qu’une coupelle de mignardises salées. Sophie s’en régala, et fit de même avec ce qui suivit. Lorsqu’arriva le moment du dessert, Julien s’empourpra, sans doute grisé par le vin.
— Sophie chérie… chuchota-t-elle ?
— Oui, répondit-elle d’une voix mielleuse.
— J’ai quelque chose à te demander, mais jure-moi auparavant de ne pas t’offusquer.
Comme toujours, ce type de phrase provoque un effet totalement inverse à celui recherché, mais le regard franc de son invitée lui intima de continuer.
Julien se pencha vers elle.
— Enlève ta culotte et donne-la-moi, s’il te plait.
Sophie n’en fut pas offusquée, loin de là, mais très étonnée.
— Là ? Maintenant ? Tout de suite ? répondit-elle en observant la clientèle à la ronde qui ne faisait pas attention à eux.
— Oui, ça m’excite de te savoir les fesses à l’air sous ta minijupe au milieu de tous ces gens.
Le plus discrètement possible et avec maintes contorsions, Sophie s’exécuta et transmit sous la table, roulée en boule, la culotte convoitée. Julien s’en saisit et la renifla en fermant les yeux. Une violente érection s’empara aussitôt de lui.
— Chérie, je bande comme un taureau, avoua-t-il.
Sophie remuait sur sa chaise.
— Moi, je mouille comme une vache. J’en ai plein les cuisses et j’espère que je ne vais pas tacher la chaise, s’inquiéta-t-elle.
Julien se prit la bite à travers le pantalon.
— On se passe de dessert ? Je n’en peux plus.
— Oui, oui. Allons-y tout de suite, sinon il va y avoir des dégâts, conclut Sophie en posant volontairement sa serviette de table sur l’assise du siège.
Parvenus sur le palier, Julien appela l’ascenseur et le couple grimpa au troisième étage. Il se dirigea droit vers la chambre 307 et Julien glissa la carte dans le lecteur. La porte s’ouvrit sur une entrée éclairée. Sophie alla, jusqu’au porte-valises, souleva le couvercle d’une mallette grise et en sortit trois caméras qu’elle disposa tout autour du lit selon des angles de prises de vues différents. Julien la regardait faire et souriait de découvrir les trois petites antennes dressées : « Tout comme ma bite », pensait-il. Il savait pour qui ces caméras étaient installées, mais il appréciait également d’être seul à baiser Sophie toute la nuit. Que leurs ébats fussent filmés ou non lui importait peu.
Damien occupait la chambre 306. Nu et silencieux sur son lit, il avait auparavant branché un mini-récepteur directement sur le grand écran de la télévision de l’hôtel. Il se mit à bander, sa femme allait se faire sauter devant lui par un autre homme. Son cœur battait la chamade et sa main s’empara de ses couilles. Il attendait impatiemment la suite des évènements.
Après son installation, Sophie se dirigea vers la fenêtre et admira les lumières de la ville. La mer noire ne se révélait qu’avec ses vagues blanches sur le sable. Julien s’approcha d’elle et se cala derrière elle en lui pressant les seins. Il l’embrassa dans le cou. Il passa une main sous la jupe et la glissa entre les cuisses trempées. Il est vrai qu’il lui avait soustrait sa culotte ! N’y tenant plus, il fourra un doigt dans la chatte de Sophie qui gémit en rejetant la tête en arrière. Il détacha son pantalon et sortit son pénis distendu qu’il colla à la hanche de sa partenaire. Sophie en apprécia le diamètre et le branla doucement.
— Viens, proposa-t-elle au bout de quelques minutes.
Ils se déshabillèrent rapidement et Sophie s’allongea sur le lit, les jambes en-dehors, les pieds à plat sur le sol. Julien se précipita sur la chatte brûlante et la pénétra de sa langue en folie.
— Oohh ! souffla-t-elle.
Il lui lécha les nymphes, l’entrée du vagin et le clitoris, Sophie respirait vite et bruyamment. Il quitta la vulve pour un temps pour glisser le long du périnée. Julien releva les cuisses de sa partenaire et suça avec autant d’entrain la rondelle plissée. Les lèvres béantes rejetaient de la cyprine, en veux-tu en voilà, le visage de Julien en était trempé. Alternant sa caresse entre le sexe et l’anus, il enfonçait deux doigts dans la cavité momentanément délaissée par sa langue pour inverser quelques minutes plus tard. Sophie respirait de plus en plus vite, Julien la sentait au bord de l’orgasme. Soudain, elle le repoussa, puis l’attira sur le lit. Il monta à genoux, son membre épais dressé tel un étendard. Sophie, comme possédée, se précipita sur le gros gland et l’enfourna dans sa bouche.
— Aahh ! Chérie…
Attrapant Sophie par les deux couettes, Julien s’enfonça en elle brutalement, à lui en déclencher des nausées. Mais il n’en avait cure et elle non plus.
— Bois mon jus, ma p’tite salope ! hurlait-il en crachant son sperme au fond de la gorge de sa partenaire. Bois…
Le point commun entre la chambre 306 et la 307 était l’érection extraordinaire des deux hommes. Sur le lit, face à l’écran de télévision, Damien se masturbait avec rage. Il admirait sa femme se faire baiser par son amant et, quand ce dernier éjacula, Damien accéléra sa branlette et gicla à son tour une semence épaisse et blanche comme neige qui retomba sur son oreiller.
— Aahh ! Ma pute ! Ma salope ! Comme je t’aime !...
Julien enlaça et bloqua la tête de sa partenaire, la bite toujours enfoncée dans sa gorge. Elle suffoquait presque, mais il finit par se retirer doucement. Le gland rouge et trempé avait perdu un peu de sa splendeur, mais restait désirable. Sophie le lécha et cueillit une goutte de sperme qui perlait au bout du méat. Une caresse appuyée de la langue sur le frein fit redresser la hampe et Julien bandait à nouveau. Il saisit Sophie par une couette qui cria et la projeta sans ménagement sur le lit. Il s’allongea sur le dos à côté d’elle, sa bite désignant le plafond.
— Enfonce-la dans ta chatte ! Enfonce-la à fond !
Sophie enjamba le corps de son amant et, en amazone, n’eut aucun mal à enfiler sa verge entre ses nymphes mouillées. Elle s’assit d’un seul coup et son vagin en fut dilaté comme jamais.
— Aahh ! s’écrièrent-ils tous deux.
Basculant d’avant en arrière, Sophie faisait monter l’excitation des deux côtés. Certes, Julien venait de jouir, mais sa queue tendue gardait toute sa vigueur. Quelques minutes plus tard, Sophie hurla et se perdit en un orgasme profond, enfonçant le dard contre son col d’utérus. Julien sentit les contractions du muscle vaginal contre sa verge et ne résista pas plus longtemps. Il éjacula avec fougue, accompagnant sa partenaire dans ses gémissements.
L’homme de la 306 rugissait les dents serrées, la bite à la main, fermement maintenue. Écartelé entre son fantasme candauliste et la jalousie qui naissait en lui, il maltraitait ses couilles de son autre main. De son poing fermé, Damien assénait de grandes gifles à ses testicules, chaque coup lui arrachant un cri de douleur. Mais de la douleur au plaisir, il n’y a qu’un pas et il fut franchi lors d’une éjaculation sans précédent. Il hurla son orgasme, sa souffrance, sa passion peut-être…
Julien et Sophie s’enlacèrent pendant un long moment. Damien pensa même qu’ils s’étaient endormis. L’envie sexuelle avait provisoirement disparu, mais ils savaient tous deux qu’elle allait revenir et ils étaient patients. Au cœur de la nuit, Sophie sursauta. Elle s’était effectivement assoupie. Elle secoua son amant.
— Prends-moi ! lui ordonna-t-elle simplement.
À ces mots, elle se positionna à quatre pattes, cuisses écartées, et lui offrit sa croupe. Julien se tapota la bite pour la faire bander et, le moment venu, l’aboucha contre la vulve.
— Non ! Pas là ! Encule-moi ! supplia-t-elle éperdue de désir.
— Il faut que je la mouille pour entrer, répondit-il plus prosaïquement.
— D’accord, mais fait vite.
Julien pénétra le vagin de Sophie et donna quelques coups de reins. Puis il ressortit son pénis vaillant pour forcer l’anus qui s’écarta avec peine. Sophie hurla en serrant les draps de ses mains crispées.
— Plus loin, pleura-t-elle, plus loin !
— Julien enfonça son dard jusqu’à la garde et, quand il ne put plus avancer, il gifla la fesse droite de sa partenaire.
— Aïe ! Encore ! Aïe ! Aïe ! Aïe !
Réveillé par le bruit des cris et des coups, Damien jeta un œil à l’écran, toujours allumé. Sa queue se dressa immédiatement. Il se mit à genoux sur le lit et empoigna sa bite. Il tirait fort sur son prépuce chaque fois que la main de Julien s’abattait sur la partie charnue qui lui était offerte. Il sentait son orgasme venir à grands pas. Il allait jouir, sa femme et Julien aussi, il le savait.
Pour donner raison à Damien, Julien éjacula dans le rectum de Sophie en s’allongeant sur son dos et en lui malaxant les seins sans ménagement. Sa partenaire, qui se tripotait le clitoris depuis un moment déjà, l’accompagna dans sa volupté en criant. Dans un autre espace-temps, Damien ne cracha que quelques gouttes incolores au cours d’un orgasme presque douloureux. Il était vidé, au sens propre comme au figuré.
*-*
Le lendemain matin, Damien partit sans prendre de petit déjeuner. Il ne voulait surtout pas tomber sur sa femme et son amant. De plus, il avait rendez-vous très tôt sur un chantier. Sophie et Julien burent leur café lentement, puis se mirent en route pour l’hôpital. Sophie et lui assuraient une permanence ce weekend, mais seulement à partir de midi. Lorsque la voiture de sport se gara à côté de la C2, une silhouette féminine, encadrée dans une fenêtre du bâtiment, observait l’évènement avec intérêt.
Sophie et son amant se séparèrent rapidement. On appela tout de suite Julien pour une opération urgente de la cheville d’un jogger. Sophie gagna le box des infirmières où Aurélie, une aide-soignante, semblait l’attendre. Aurélie était une jolie jeune femme brune, pas très grande et affublée d’une poitrine trop plate à son goût. En revanche, elle affichait de superbes jambes et fesses. Son homosexualité était de notoriété publique. Elle avait déjà tenté de draguer Sophie, sans succès jusqu’à présent.
— Bonjour Sophie. Dis donc tu as des yeux en trou de pine aujourd’hui !
— Bonjour Aurélie, répondit-elle en haussant les épaules.
— Il doit drôlement bien baiser, Julien, pour que tu aies une tête comme ça. Je me trompe ? Ton mari, il sait ça ?
— Et si je te disais oui, ça t’en boucherait un coin, non ?
Aurélie se rembrunit, puis elle revint à la charge.
— Admettons que Damien soit au courant, c’est aussi le cas pour Maria ?
Sophie sursauta et fixa l’aide-soignante méchamment.
— Ne t’avise pas de raconter ça à Maria.
Aurélie sourit.
— Sinon ?
Aurélie posa ce qu’elle avait dans les mains sur une table et soupira.
— Qu’est-ce que tu cherches à la fin ? demanda-t-elle.
— D’accord, je ne drague pas Julien et je ne dis rien à Damien, mais tu m’accordes tes faveurs.
La réponse interpela Sophie. Elle rit aux éclats.
— Toi ? Julien ? Mais tu n’es qu’une gouine !
— Oui, mais pas que. Tout le monde croit que je ne fais que bouffer de la chatte, mais je suce des bites aussi, faut pas croire.
Cette révélation donna une idée à Sophie.
— Alors d’accord, j’accepte une nuit avec toi pour voir. Mais je pose mes conditions.
Un large sourire éclaira le visage d’Aurélie.
— Acceptées d’avance, répondit-elle en caressant les fesses de son interlocutrice.
*-*
Lundi était un jour férié, aussi, Damien ne travaillait pas. Quant à Sophie, elle ne prenait son service qu’en début de soirée. Les deux époux sirotaient leur café du matin au salon. Sophie entama la discussion.
— Je n’ai pas eu l’occasion de te remercier, chéri.
— Me remercier de quoi ? répondit-il, étonné.
— De m’avoir aidée à réaliser mon fantasme de coucher avec Julien.
— Mais tu m’as aidé à réaliser le mien également, n’oublie pas.
— Tu aimes voir ta femme baiser avec un autre ?
— Oui, ça m’excite énormément.
— Et si c’était une femme ?
— Tu coucherais avec une femme devant moi ?
Sophie ne répondit pas, mais son sourire valait mille « oui ».
— J’ai invité Aurélie cet après-midi.
— Ah ! Je savais qu’elle te draguait cette gouine, mais pourquoi as-tu accepté ? Tu as envie de goûter du gigot à l’ail ?
Sophie balaya la remarque d’un geste.
— Elle n’aime pas que les femmes, et après nous avoir regardées, tu pourras te joindre à nous.
— Elle est d’accord ?
— Elle n’a pas eu le choix. Et puis je lui ai montré la photo où on te voit bander, elle a eu un petit sifflement admiratif.
Damien reposa sa tasse, s’approcha de son épouse et, de ses lèvres, effleura les siennes.
— Merci chérie. C’est une excellente idée, je t’aime.
L’après-midi arriva et un coup de sonnette retentit. C’était Aurélie qui offrit à Sophie un petit bouquet de fleurs en l’embrassant sur la bouche. Elle salua ensuite Damien de la même manière et celui-ci eut une érection immédiate. Sophie entraina Aurélie dans la chambre. La pièce respirait le frais. Un grand drap tendu sur le lit dégageait un léger parfum citronné. Les deux femmes se déshabillèrent mutuellement et elles étaient nues lorsque Damien pénétra dans la chambre pour s’assoir à son poste d’observation. Sophie et Aurélie s’allongèrent et leurs bouches se rejoignirent. Les langues se mêlèrent et les mains baladeuses passaient des seins au sexe ou de l’anus à l’arrière du crâne. Une tendresse folle émanait de ce couple, Damien lui-même le remarqua. Il avait bien tiqué un peu sur la poitrine peu proéminente de la jeune aide-soignante, mais il fut doublement charmé par le galbe et les courbes de ses fesses. Son érection prit de l’ampleur et il se déshabilla. Pendant ce temps, Sophie et Aurélie, tête-bêche, se suçaient la vulve dans des bruits mouillés. Toutes deux gémissaient sous la caresse de l’autre. Damien se palpa la bite et commença à la branler. Après de longues minutes, la bête à deux dos se crispa et l’orgasme s’empara des deux femmes simultanément. Les soupirs étaient étouffés, mais intenses. Puis Sophie se tourna à quatre pattes, cuisses ouvertes. Aurélie s’approcha, écarta les deux globes fessiers dévoilant la rondelle plissée du sphincter. Langue en avant, elle se précipita pour pomper cette nouvelle cavité sous les gémissements de sa partenaire qui se chatouillait le clitoris. Elle se dressa également à quatre pattes tout en continuant sa succion et offrit un spectacle irrésistible à Damien qui, bite érigée, se positionna à genoux derrière elle. Longuement tété par Sophie, le vagin d’Aurélie était détrempé et le pénis de Damien y pénétra jusqu’aux couilles.
L’aide-soignante émit un cri et reprit sa caresse anale. Cette chaîne du bonheur dura plusieurs minutes, mais Aurélie partit en premier dans un orgasme fulgurant. Damien la suivit peu après en éjaculant une demi-douzaine de fois, puis ce fut le tour de Sophie qui n’avait pas lâché son petit bouton rose.
Le reste de l’après-midi fut très imaginatif. Sophie masturba Aurélie avec un de ses vibromasseurs préférés pendant que Damien la sodomisait. Aurélie et Sophie sucèrent la bite de Damien en même temps, c’était à qui allait recevoir le sperme en bouche. Puis Sophie profita de la présence de la jeune femme pour lui faire goûter son gode spécial où elles pouvaient s’enfiler chacune d’un côté sous l’œil appréciateur de Damien.
La nuit tombait quand Aurélie quitta la maison des Bujold, la chatte en feu.
*-*
Aujourd’hui, Damien a réalisé son fantasme candauliste, mais c’est allé beaucoup plus loin que ce à quoi il avait pensé. Depuis ces quelques jours, il vit une plénitude sexuelle avec son épouse à laquelle il ne s’attendait plus. Il est heureux aussi pour sa femme qui a découvert en peu de temps l’adultère consenti et le plaisir saphique. Participer aux ébats avec l’un ou l’autre n’est pour lui que la cerise sur le gâteau.
Pourtant, Damien doit savoir une chose, c’est que la concrétisation d’un rêve érotique ressemble à la pelure d’un oignon que l’on enlève. En dessous, une peau, plus lisse, plus brillante, plus belle attend son tour. Un fantasme réalisé en amène forcément un autre, moins avouable que le premier, mais tellement plus tentant encore.
N’a-t-il pas déjà germé dans son esprit ?
*-*
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10 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
Merci Soda, je pense que nous retrouverons Sophie et Julien un de ces jours... ;-)
Très belle histoire qui a beaucoup fait travailler mon imagination et je pense que ce doit être vraiment excitant de vivre un moment pareil.J'ai hâte que Sophie retrouve son médecin préféré pour continuer à nous faire vivre cette aventure.
Damien.
Damien.
Merci "lectrice" pour votre commentaire, mais d'après celui-là vous seriez plutôt un "lecteur". Oui, le candaulisme est une activité sexuelle qui hante les désirs profonds de beaucoup d'hommes, c'en est même surprenant.
Je ne sais pas si une femme peut ressentir cette envie ?
Je ne sais pas si une femme peut ressentir cette envie ?
J'ai dégusté cette belle histoire finement racontée comme d'habitude par son auteur.
Elle doit bien exciter et faire rêver les lecteurs aux fantasmes candaulistes. En lisant je m'imagine à la place de Damien.
Que ce doit être excitant de pouvoir concrétiser !
Un grand merci à Philus
Elle doit bien exciter et faire rêver les lecteurs aux fantasmes candaulistes. En lisant je m'imagine à la place de Damien.
Que ce doit être excitant de pouvoir concrétiser !
Un grand merci à Philus
Merci lectrice pour votre commentaire. Tout d'abord, je ne parle jamais de prophylaxie dans mes histoires. Il s'agit ici d'érotisme et non d'éducation sexuelle. Je ne rentre pas dans la vie privée du lecteur/de la lectrice qui est seul(e) responsable de ses actes.
Cela dit, vous parlez de candaulisme "inverse", soit une femme qui prend du plaisir à voir son compagnon dans les bras d'une autre femme et pourquoi pas d'un homme en poussant encore plus loin. Il est vrai que ce fantasme est plutôt masculin, existe-t-il réellement chez une femme ? Ça je l'ignore, mais il serait possible d'écrire une histoire dans ce sens, pourquoi pas, tout est permis. Pour en discuter, vous avez mon mail dans ma fiche auteur.
Cela dit, vous parlez de candaulisme "inverse", soit une femme qui prend du plaisir à voir son compagnon dans les bras d'une autre femme et pourquoi pas d'un homme en poussant encore plus loin. Il est vrai que ce fantasme est plutôt masculin, existe-t-il réellement chez une femme ? Ça je l'ignore, mais il serait possible d'écrire une histoire dans ce sens, pourquoi pas, tout est permis. Pour en discuter, vous avez mon mail dans ma fiche auteur.
A quand le candaulisme inverse : 1H et 2 FF ou la femme partage son mari avec 1 autre femme ?
Il faudra qu’on en discute. 😊
Par contre niquer sans capotes pour du personnel soignant c’est aberrant. 🤷♀️
Il faudra qu’on en discute. 😊
Par contre niquer sans capotes pour du personnel soignant c’est aberrant. 🤷♀️
Merci Daniel, je suis toujours ravi d'avoir pu éveiller l'intérêt de mes lecteurs.
Belle histoire bien racontée qui nous présente un couple qui fait ses premiers pas dans le candaulisme et une epou6qui commence à s’adonner aux plaisirs saphique. Daniel
Merci Nico, heureux de vous avoir fait passer un bon moment de lecture.
Une nouvelle histoire très bien écrite même si le thème est classique, elle en demeure pas moins plaisante à lire !
Vivement la suite
Nico
Vivement la suite
Nico
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